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tenant; il a aussi un fourrier et un sergent-major, et le reste à l'avenant. Le capitaine était monté ', et le charroi avait un chef particulier. La disproportion de ces cadres, l'inégalité d'instruction et de commandement, durent peser ensuite dans les considérations qui firent supprimer l'artillerie régimentaire. On verra qu'elle avait du bon cependant en soutenant le moral des fantassins, et en se trouvant toujours à portée de les appuyer. Leurs officiers et sous-officiers avaient également plus de cette initiative qui vient d'être remise en honneur dans notre armée.
D'autre part, il faut convenir que cette artillerie détachée n'est pas toujours à l'aise, avec une infanterie alerte qu'il faut suivre dans les terres labourées *. C'est encore pis dans les prés où les chevaux n'ont pas pied 3, sur le sol détrempé par les pluies où les attelages enfoncent quelquefois jusqu'au poitrail 4. Alors on a beau pousser à la roue 5, ils ne tirent plus et finissent par se coucher dans la boue 6, sans force pour avancer. On devine ce que devient alors le matériel : les timons se cassent dans des embourbements; roues et affûts se brisent en roulant dans les ravins 7. Sans parler des ferrures qui sautent, et des pièces
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