‹ Journal du canonnier Bricard, 1792-1802Chapitre 9 sur 41 · Pages 215 et 238.— 2. Page!. — 3. Page 238.— 4. Page · texte numérisé non relu

Pages 215 et 238.— 2. Page!. — 3. Page 238.— 4. Page

XIV JOURNAL DU GANONNIER BRICARD

rien de la rapidité qui favorisait tant d'autres, et ce qu'on voit de son caractère montre qu'il n'était pas de ces habiles arrivant quand même.

Caporal et fourrier en 1793, sergent-major d'artillerie depuis la fin de 1794 *, il ne fut nommé garde que cinq ans plus tard, en Egypte, au moment où toutes les compagnies de demibrigades furent réunies en un bataillon qui porta le numéro du 4° régiment d'artillerie à pied. Employé par le directeur général *, il est nommé lieutenant de pontonniers par Kléber, au printemps de l'année 1800, et c'est en cette qualité qu'il fait aux Anglais la remise des équipages et du matériel des ponts 3. Les postes qu'il avait occupés le montrent également apte aux différents services du personnel, du matériel et de la comptabilité. Ce qu'on voit de son caractère montre aussi que Bricard était de la race de ces vieux artilleurs, types de droiture inébranlable, dont Eblé et Drouot sont restés les éclatantes personnifications. Et leurs soldats étaient dignes d'eux, car c'est aux pontonniers de la Bérésina que les débris revenus de Russie en 1812 durent leur salut.

Page 1