INTRODUCTION. XXIX
suis rencontré Ta exigé, j'ai paru semblable aux plus matineux et aux plus diligents. Mon latin et mon français ont toujours été prêts de servir ceux qui avaient droit de leur commander. Mais, depuis mon retour d'Allemagne, m'étant trouvé obligé au silence par des raisons d'État et mon devoir pour lors s'étant rencontré avec mon inclination, il s'en est fait une paresse honteuse et presque léthargique, qui ne s'est presque plus réveillée. »
La santé de François Ogier, qui avait toujours
été mauvaise, s'était trouvée très éprouvée par son
séjour à Munster. Une maladie nerveuse, dont il
souffrait depuis l'enfance, s'était aggravée. Aussi,
malgré ses amis qui lui reprochaient sa retraite,
et dont « le zèle l'avait voulu reporter, comme
sur leurs épaules, dans les chaises évangéliques »,
renonça-t-il aux panégyriques. D'ailleurs, disait-il
hii-même, « en ces matières, il n'est pas permis
d'être médiocre »; or, avec l'âge, bien des défauts
qui l'avaient gêné, même à l'époque de ses plus
grands succès, s'étaient développés. Il perdait la
mémoire, qu'il n'avait jamais eue très bonne; sa
vue s'affaiblissait. « Quelques médecins ont cru
que l'air de la Westphalie, épais et nubileux, avait