‹ Journal du Congrès de MunsterChapitre 35 sur 57 · SUR LA NAISSANCE DU COMTE DE DUNOIS · texte numérisé non relu

SUR LA NAISSANCE DU COMTE DE DUNOIS

Invincible Dunois, invincible Pucelle,

Noble pair de vertu, de fortune et de cœur,

Dont l'effort plus (lu'humain, de qui le bras vainqueur

Sauva jadis la France, et nos Rois avec elle,

Certes, vous méritiez une gloire immortelle, Et de voir vos lauriers toujours pleins de vigueur. Mais un oubli fatal allait par sa rigueur Envelopper vos noms d'une nuit éternelle,

Si ce grand Duc donnant à l'un des successeurs

Et recommandant l'autre aux soins des doctes sœurs.

Ne vous vengeait tous deux de ce mortel outrage.

Rare et divin effet de sa félicité,

Par sa magnificence et par son mariage.

Il vous rend à tous deux votre immortalité.

J'oublie que le mardi 16, M. le Doyen m'invita à diner, où étoit M. de Saavedra, plénipotentiaire d'Espagne, avec qui j'eus grande conférence à table, étant assis auprès de lui, sur ce qu'il dit que j'avois aliquid Hispanicum in vultu. Je lui répondis : Non est mirum, Excellentissime Domine^

(2) Imprimé dans les Muses illustres, p. 107.

Navarreus quippe sum origine. Audivi sœpius a pâtre meo avum ipsius fuisse ejectum e finibus Navarrœ cura Joanne et Catharina regibus, Unde proœima spes affulget per islam pacem nos resti' tutos iri in bona paterna.

Un astrologue de Trêves s'étant voulu mêler de faire l'horoscope du comte de Dunois, je fis ce sounet contre lui :

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