CHAPITRE IV
Doublet arme en course, — Crosières et prises. — Razzia opérée à Ténériffe. — Croisières. — Retour en France. — Voyage à Madère. — Pluie d'insectes. — Aventures avec le gouverneur de Madère. -—- Rencontre d'un monstre marin. — Retour au Havre. — Autre voyage aux Açores ; naufrage. — Retour à Lisbonne. — Combat contre un Saletin. — Retour à la Rochelle, — Amours de Doublet, — Débarquement de Jacques II à Amble-
teuse. — Croisières.
Plusieurs amis me proposèrent d'armer une corvette de six canons pour la course. Je leur dis: « Quoy prendre sur les Espagnols qui ne sont nulle part qu'aux Indes de l'Amérique, il faut croizer au Pas de Calais, y attendre les prises que les Ostendois feront sur nostre nation. » Et le 13 juin je sorty de Dunkerque avec 40 hommes d'équipage et fut croizer depuis le Pas de Calais jusque à Blanquef, coste d'Angleterre, et visité plusieurs navires Hollandois, Suédois et Danois pendant 20 jours. Je dis à nos officiers : « Nous alons icy conssomer nos vivres sans rien prendre.» Ayant apris que les Ostendois logeoient leurs prises dans les ports d'Angleterre, nous prismes la résolution de pousser jusqu'aux illes des Canaries, ou nous arrivasmes le 16 juillet et gardions le parage de la pointe de Nagos, qui est l'abord de tous les bastiments qui viennent à Ténérif où se fait tout le commerce, et i5 23 juillet, nous aperceusmes un navire qui y venoit, et pour ne le pas efrayer nous alions à petite voille comme sy nous voulions donner dans la rade de Saincte-Croix comme Îuy, afin qu'il s'en- -gageat soubs la terre de la dite pointe qui est une montagne de rochers où l’on ne peut s'approcher. Les vents et la mer étoient
de
rée à Ténée, — Pluie contre d'un s ; naufrage.
ir à la Ro- 1 à Amble-
de six cales Espaue, il faut Ostendois erque avec alais jusrs navires s à nos ofrien prenbrises dans busser juslet et garle tous les merce, et et pour ne s voulions qu'il s'enbntagne de er étoient