‹ Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862 (volume 2)Chapitre 105 sur 206 · Je suis parti de Vesoul à huit heures du matin · texte numérisé non relu

Je suis parti de Vesoul à huit heures du matin

J'ai trouvé à Besançon, à la porte de la ville, le préfet M. Pardeilhan et le maire Convert. qui m'ont fait de fort bons discours. Leurs paroles étaient couvertes de cris de : « Vive la République! » qui m'ont fort étonné, d'autant plus qu'on citait Besançon pour son bon esprit. Je leur ai répondu : la garde nationale s'en est mêlée, les cris de : « Vive la République! » ont redoublé, et le colonel avec le lieutenant-colonel de cette garde, qui n'ont pas cette opinion, entraînés par l'exemple, ont crié aussi : « Vive la République ! >

Le préfet M. Pardeilhan-Mezin, que je connais depuis de longues années, et madame sa femme, qui est charmante, m'ont reçu à merveille. J'ai dîné avec eux en famille, puis il^ y a eu un grand bal avec beaucoup de monde.

8. — Je suis revenu directement de Besançon à Chalon, où j'ai pris le bateau à vapeur pour Lyon.

9. — Parade d'un bataillon et d'un escadron par régiment pour recevoir plusieurs légionnaires; elle a été fort belle.

Tout annonce que le Président de la République sera très bien reçu à Lyon.

10. — J'ai écrit au Président pour demander que son entrée eût lieu le jour, et on a changé l'itinéraire; il couchera le 14 à

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