‹ Journal du maréchal de Castellane, 1804-1862 (volume 2)Chapitre 110 sur 206 · Le Moniteur et d'autres journaux de Paris ont établi · texte numérisé non relu

Le Moniteur et d'autres journaux de Paris ont établi

que je faisais camper les troupes devant le fort de la Vitriolerie pour un simulacre de siège. Les journaux de Lyon Tavaient avancé et l'ont démenti depuis. J'ai écrit au ministère de la guerre pour lui dire qu'il n'y a pas un mot de vrai, et qu'au lieu de cela, les troupes ne font le simulacre de siège que de onze heures à quatre heures, entre les deux soupes, pour ne pas fatiguer le soldat.

3 octobre. — L'ambassadeur du Népaul, Jung Bahadour kouwur Ranaya. est arrivé à neuf heures et demie du matin à Lyon par les Messageries, avec une suite de trente-deux personnes.

J'ai envoyé à l'ambassadeur un officier d'ordonnance, M. de Gramont, pour lui demander s'il désirait voir les travaux du simulacre de siège; cela s'est bien trouvé, car il y avait ravitaillement du fort de la Vitriolerie. Le prince a accepté.

Le colonel du 13" de ligne, avec deux bataillons de son régiment et un escadron du 6* de housards, est parti de Bellecour avec un convoi d'artillerie et du train des équipages; il a suivi le Rhône, a été] inquiété à hauteur du pont Napoléon par un escadron du 2* de dragons. La défense avait été portée à deux bataillons; une portion de la garnison était venue au-devant du convoi. On devait profiter de ce renfort pour faire une sortie et détruire une partie des travaux. On a attendu pour cela l'ambassadeur: il est arrivé à deux heures et demie, escorté par un peloton de guides; on avait été obligé de mettre deux factionnaires à la porte de son auberge pour éloigner les curieux.

Le colonel Sonnet, du 17» de ligne, avec les deux bataillons de son régiment, deux pièces de canon et deux escadrons de dragons, s'était placé par mon ordre sur la route de l'Isère, entre les deux ponts, pour inquiéter le convoi à son retour; il y a eu là un petit combat dont l'ambassadeur du Népaul a joui de dessus la chaussée. Je l'avais placé près du pont; il a été enchanté de le voir traverser au pas de charge par une compagnie de grenadiers.

Nous avons ensuite été visiter les tranchées; il a été enchanté des sapeurs, qui étaient en tête de sape avec le casque et la

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