CHAPITRE II. — MAI
Le roi Louis-Philippe a été assez bien accueilli par les tori/s. mais lord Palmerston voulait le faire décamper. Il pria le comte de Jarnac de dire à I^ouis-Philippe quil lui conseillait de quitter l'Angleterre. Le comte de Jarnac répondit à lord Palmerston qu'il ne se chargerait pas de pareille commission; il en parla à lord Aberdeen, qui en fut indigné. (]elui-ci se rendit avec le duc de Wellington et sir* Robert Peel à Glaremont, et ils dirent tous les trois à Louis-Philippe que, dans le cas où il ne se trouverait pas bien à Glaremont, chacun d'eux lui offrait celui de leurs châteaux qui lui conviendrait le mieux, pour qu'il en usât comme du sien propre. Le duc de Wellington fut trouver le prince Albert, qui était à la tête de l'intrigue pour faire partir la famille de Louis-Philippe, et il lui raconta ce qui venait de se passer. Cela arrêta les projets de lord Palmerston.
28. — Le rappel a été battu hier dans la soirée; la tranquillité n'a pas été troublée. Il y a toujours des bataillons de la garde nationale de réserve; il y en a un à l'Élysée-Bourbon. On passe sa vie dans l'attente d'une émeute. C'est une triste existence que celle dont on jouit sous le régime actuel.
La Presse publie une lettre du prince Napoléon-Louis à l'Assemblée nationale, dans laquelle il revendique ses droits de citoyen français et réclame contre la proposition, qui a été faite dans les bureaux, de maintenir contre lui seul la loi d'exil de 1816.