CHAPITRE VI
Voyages du prince Louis-Napoléon à Amiens, à Angers, etc. — M. Charras défend à la Chambre la mesure du gouvernement provisoire qui m'avait rais à la retraite. — La Chambre casse cette mesure; je suis remis en disponibilité. — Diner chez Mme Hoche. — M. Thiers opposé à Henri V.
— Visite à la princesse Demidoff au pavillon de Breleuil. — Le congrès de la Paix. — Audience du prince Louis-Napoléon. — M. dePersigny. — Anecdote sur M. UastidcL. — Conduite du Président vis-à-vis de la garde nationale. — On loue la maison de Mme de Castellane pour loger le personnel de l'Elysée. — Bruits d'un coup d'État, le 28 octobre 1849. — Le changement de ministère. — M. Odilon Barrot refuse la grand'croix de la Légion d'honneur. — Les rapports entre le général Changarnier et le président Louis-Napoléon conmienceut à devenir plus tendus. — Visite aux nouveaux ministres. — M. de Persigny se croit un important personnage. — M. Pierre Bonaparte. — Le Président est gêné par sa famille. — Le salon de la princesse de Lievon. — On réprime les manifestations socialistes dans l'armée. — Je fais faire mon portrait par le peintre Bin. — Je vois George Sand chez Mme Marliani. — M. de Nieuwerkerke est nommé directeur des musées. — Les réceptions du l*"^ janvier I80O à I'KIn sée. — Diner chez le baron James de Rothschild.
— Le prince Louis-Napoléon fait augmenter la solde des sous-oHîciers.
— Le journal le Xapuléou. — On coupe les arbres de la liberté plantés en 1848. — Le faubourg Saint-Germain s'abstient d'aller à l'Elysée.
10 juillet. — Le général Uulhière tient beaucoup à ce que ma pétition soit rapportée. Il en a encore parlé longuement aujourd'hui à M. de Persigny. Elle le sera samedi. Il a besoin de ce vote de rAssemblée. afin d'avoir le courage nécessaire pour présenter la loi qui autorise à remettre en activité les oiïiciers généraux frappés illégalement de la retraite.
13. — Il existe à Paris un M. Guillaume, fort riche, protecteur des actrices et des rats de l'Opéra. Mlle Judith, des Français, ayant besoin d'argent, lui dit : « Père Guillaume, j'ai un grand dîner à donner. Je n'ai plus mon argenterie, prètez-moi la vôtre. » Il la lui envoya. M. Guillaume, ne la voyant pas