CHAPITRE VII. - MAI
lui ai dit que cela n'avait pas le sens commun; il m'a rf^'pliqué qu'on insultait les ofTiciers qui étaient en uniforme. J'ai répondu que si on les tuait en bourgeois, ils le seraient honteusement, tandis que s'ils étaient tués en uniforme, ils le seraient noblement, et que je ne pouvais pas admettre que des officiers ne portassent pas l'uniforme.
Il y avait assez de monde chez Mme de Lieven, où chacun m'a fait compliment, le corps diplomatique en particulier, de ma tournée dans l'Ouest.
6. — J'ai dîné chez la princesse DemidofT; il n'y avait en fait d'étranger, que l'abbé Goquereau, qui est toujours content de lui, spirituel et bavard (1).
Il y avait assez de monde chez le baron et la baronne de Rothschild, entre autres le général Ghangarnier. Ce dernier croit à une bataille sous peu de jours et voudrait me savoir à Lyon; il me presse de partir.
(1) L'abbé Goquereau, aumônier de la flotte, avait acconipa£'né le nrince Hùlénr ' ''"' ' '''' ^'""''^ ''' ^'^"^^^^ '' Napoléon à s'ainto!