CHAPITRE III. — OCTOIÎRE
degg est mon chef d'état-major; M. Dagnan est sous-intendant militaire.
10. — J'ai dîné chez le marécha! Soiilt, qui a causé avec moi de ma mission.
11. — J"ai eu une journée fort occupée. J'ai eu une audience du Roi, de la Reine et de Madame Adélaïde dont je prends •congé; le Roi a longuement causé avec moi.
12. — Je suis parti de Paris pour aller prendre le commandement de la division des Pyrénées-Orientales, qui se forme à Perpignan.
15. — Je suis arrivé hier soir à Lyon; la route est couverte ■de soldats allant en congé; les diligences sont combles de voyageurs; depuis Chalon surtout, le bateau à vapeur n'cliant pas faute d'eau, il y a une foule de voitures; cela prouve une grande prospérité.
Le lieutenant général Aymard commande la division de Lyon. J"ai embrassé dans cette ville mon bon vieux père, ma belle-mère, mes enfants, Henri et Sophie, qui vont passer l'hiver à Nice. Mon pauvre père est désespéré de me voir rester quelques heures seulement avec eux; il ne peut se persuader de la nécessité pour moi de rejoindre ma division. J'ai été voir la vieille Mme de Quinson, qui m'a reçu en 1831; je suis parti de Lyon à onze heures du soir.