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cette mdladie-lÀ^ parce qu'il est abandonné de tou9 les médecins. Toutes' les lettres d-AUemagne en parlent comme d'une maladie désespérée, et ces mêmes lettres assurent que les mécontents de Hongrie put pris Budp pt vont attaquer le grand Waradin ; eU^s disent aussi que la Transylvanie est perdue pour Tempereur.
* Cet empereur i.éqpold, q^\ n'avoit jamais été à la guerre, la fit heureusement par ses généraux et eut toujours le meilleur conseil de l'Europe , qu*il eut le discernement de bien composer et de croire. Son humeur peu guerrière émoussa la frayeur que ses prédécesseurs avoient inspirée, tandis que par la sagesse de son cqnseil il (isurpa peu à peu plus d'autorité solide dans Tempire que pas un 4'eu\ n'^yoit fait. I4 terreur et la jalousie de la France et la haine que les hauteurs affectées de M. de Louvoîs, qui ne vouloit que guerres, excita contre elle ei qqi bâtit la ligue d'Augsbourg, celle du roi si personnelle et si implacable poi^r le prince 4'Orange, qui éleva sa grandeur, formèrent la dictature de Léopold dans rEprope. Sa implicite e^térieufe, qi^i ne tenoit guère de la pqmpe de la m^^jesté impériale, jointe à une mine basse et à une laideur ignoble, flt tomber Cheverny, envoyé de Wance à Vienne , dans une ridicule aventure. Il attendoit au palais sa première audience sur les sept ou huit heures du soir, (*hiver, lorsqu'un chambellans^ jour lui vint dire d'entrer dans le cabinet, dont la porte fut aussitôt fermée sur jui. Il trouva une asse? grande pièce, longue, mal meublée et encore plus mal éclairée , un poéle et point de cheminée, et au fond, vis-à-vis de la porte par ôii il étoit entré, une longue table le long de la muraille , deux bougies jaunes dessus pour toute lumière dans la chambre , et un homme vêtu de noir appuyé le dos à la table , qi|i couvroit encore p|u$ |a lumière, et vers un bout de cette table une petite porte fermée. Cheverny, averti ^e rien sinon d'entrer, se crut dans une antichambre plus intérieure au peu d'appareil qu'il y remarqua , d'où il s'attendoit qu'on le feroit passer ailleurs quand l'empereur voudroit lui donner son audience. Il se mit donc à examiner cette pièce, puis à se promener d'un boqt à l'autre , jusque tout auprès de (jcx bomn^e noir appuyé conp*c la table , qu'il crut être quelque valet de chambre , dont il ne fît aucun cas. Quand il ei^t fait cinq ou six tours delà sorte, ce prétendu valet lui demanda avec civi|itéet en françoiss'il étoït renvoyé de France, et après ce qu'il faisoit-là. « On m'y a fait entrer, répondit-il, et j'attends à être appelé pour avoir l'audience de TenApereur. — C'est moi qui le suis , répliqua l'homme noir, et je suis tout prêt à vous entendre. ^' On peutjygerde la surprise et de rembarras de Chevemy, à oui il faisoit bon entendre raconter cetfe histoire.
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L'impératrice , sa dernière femme, étoit fort impérieuse , mattresse de beaucoup de petites choses , qui aimoit peu son fils aîné Joseph et beaucoup l'empereur d'aujourd'hui, et si attachée à son mari qu'elle feisoit elle-même son pot et ses remèdes quand il étoit malade , et ne le quitta jamais. Ce qui est étrange d'un prince qui , pour sa vie privée et ce qui n'étoit point d'Etat, avoit toujours montré une piété fort soutenue, c'est que se voyant sans ressource depuis plusieurs jours, ayant donné ordre à tout et reçu les derniers sacrements , s'étaut encore entretenu avec son confesseur jésuite et se sentant tout à Êiit déMIir, il demanda de la musique et mourut au sou des voix et des instruments.
Dimanche 17^ à Marly. — Le roi tint conseil le matin à son ordinaire, dîna en public avec les dames et travailla après dlnerjusqu^à cinq heures avec M. de Chamiliart. — ^11 arriva un courrier du maréchal de Villeroy, qui, étant assuré de la marche de M. de Harlborough sur la Moselle^ fait remonter la Meuse à la maison du roi^ qu'il avoit fait avancer à Rocroy et à Givet; il mande au roi qu'il a reçu une lettre de l'abbé de Saint-Tron, qui 'assure que l'empereur étoit mort le 3. — il arriva un cou^ rier de ;M. de Vaudemont^ parti de Milan le 10. Il envoie au roi une lettre de M. de Vendôme, qui lui mande que Lappara^ qui commande au siège de la Mirandole, assure que nous serons maîtres de cette place dans peu de jours^ que le fossé est plus qu'à demi comblé et qu'il ne croit pas que les assiégés veuillent attendre la dernière extrémité. — M. d'Avéjan quitte la lieutenance-colonelle des gardes, que le roi donne à M. de Caraman, qui en étoit premier capitaine et qui est lieutenant général. — !>e roi donne 2,000 écus de pension à M. d'Avéjan, et la compagnie à son fils aîné, qui étoit lieutenant , et la lieutenance à]son cadet, qui n'étoit qu'enseigne, et leur laisse l'enseigne à vendre.
Lundi 18, à Marly. — Le roi prit médecine, et l'appès^ dlnée il travailla avec M. Pelletier, comme il fait tous les lundis. — On a nouvelle de tous c6tésde la mort de l'empereur, et la Gazette de Hollande dit même qu'un cou^ rier de Vienne avoit passe* aupi*ès de Cologne portante
Télecieur jialatin^ qui est à Dusseldorf^ la nouvelle que Tempereur mourut le 5, entre trois et quatre heures aprèsmidi; cependant les lettres de Nuremberg du 8 n^én disent rien, et même il y a d'autres avis qui portent que Tempereur n'est mort que le 9. Le roi des Romains^ son fils, fut élu en 1690 à Augsbourg. F^'impératrice samère^ qui est la sœur aînée de l'électeur palatin^ est aussi considérablement malade. — On a nouvelle que milord Marlborough doit être le 19 à Coblentz pour conférer avec le prince de Bade, l'électeur palatin et Télecteur de Trêves. — On mande de Madrid que le roi d'Espagne a envoyé ordre à Puységur, qui est dans TEstramadure , d'assembler les troupes pour marcher aux ennemis qui menacent d'assiéger Badajoz ou Ciudad-Rodrigo et de les combattre plutôt que de leur laisser prendre une de ces places.
Mardi 19, à Marly. — Le roi tint conseil de finances le matin à son ordinaire et travailla le soir avec M. de Pontchartrain. — La promotion de la marine sera faite cette semaine. — Pendant que le roi étoit au conseil, le matin^ il arriva un courrier de M. dé Vendôme; ce courrier étoit le baron d'EUruk, qui depuis deux ans a quitté le service de l'empereur, où il étoit lieutenant-colonel et ingénieur; il y a deux ans qu'il est attaché à la France; il a pension du roi et vient du siège de la Mirandole, où il a servi sous I^appara. Il apporte au roi de bonnes nouvelles : la prise de la Mirandole, qui s'est rendue le 11; il y avoit dans la place cinq cents soldats, soixante-dix officiers, un lieutenant-colonel et le comte de Kœnigseck, qui est général-major; ils se sont rendus prisonniers de guerre. Il y avoit dans la place beaucoup d'artillerie et de munitions de guerre , il y avoit des vivres pour trois mois. L'auti*e nouvelle est que le même jour, 11, le prince Eugène avoit voulu jeter un pont sur le Mincio au même endroit où il le passa il y a deux ans, entre Pescaire et Goïto; il s'étoit avancé là avec dix mille hommes et croyoît surprendre le passage. Nous n'avions là que le
Sao JOURNAL DE Q ANGE AU.
régimept de Bretagne^ pour le défpndre^ qui a fût des merveilles. Nous y avons perdu soûlante ou cpia^e-viogtç hommes ; les ennemis y en ofx\ perdu bQ^ucqpp davaot§ge. Oq a enfoncé les l^ateaux à coup dl^ ç^op> et }» prince Eugène p'eçt retiré avec beaucoup d^ précipitation. 41. de Murçay fut le premier de iios pfficiers génf raux qui vint joindre le régiment de ÇretagQe, et M. de Vçndôn^e, qui visitoit ce jour-là les bords du Hincio, a^ riva sur la fin de Tî^ction et Ipue fort les pfficiers et le» soldats; M* de Murçay s'est fprl distingué. — \\ arriva un courrier du maréchal de YiUeroy et un du maréchal de Villars. Ils sont persuadés l'un et l'autre que les grands (lesseins des ennemis sont ^^T la Moselle et s)ir la $arre; mais leurs troupes marchent assez lentement et ne soqt pas encore à la hauteiir d' Aix-la-Chapelle . — Le roi courut le cerf l'après-dlnée; Honseigpeur étpit ^1^ chassa? qpoiqu'il continue son quinquina.
Mercredi 20, à Marly. — Le roi tint conseil le matin, travailla l'après-dlnée jusqu'à cinqheuresayeç M. de Cban^jUart, se promena ensuite et puis ^^evint à sept heures chez madame deMaintenon et travailla Qpcore$ivec M. de Cbamillart. — On eut des lettres du duc de G|*amoDt par l'ordinaire d'Espagne ; il mande que les enpennis assiègent Salvatierra; que le gouverneur qu'ils oq^ fait sommer a répondu cofunie un galant homme. L^ lettre du duo de Gramont est du 8 ; le maréchal de Tessé étoit arrivé le 3 à Mérida; ainsi il aura bientôt joint l'armée. Cet ordinaire a trouvé M. Amelot à Vittoria. On a qus dans Cadix une bonne garnison^ bien du canon et àff^ munitions. — Il arriva un courrier de M. de Villars, qui est campé à l'abbaye d'Heylesem. ]J(. d'Owerkerke est capapé avec les troupes hoUandoises sqy le mont Saipt- Pierre, auprès de Maestricht, où il se retranche fort; il parolt qu'ils veulent être sur la défensive de ce côté-là et qu'ils envoient beaucoup de troupes sur la Moselle.
/ffudf 21, à Marly. — Le roi se promena tout le loa-
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♦in, m^is toujoucfs da^is son charjpj; il pe s^ttroit mettre pied à terçfi ; ]'aprèfr4lQéq U Jr»vailla longtemps avec M. de Pontch^trçdn, pui^ a||^ 41a pFompftftde, d'p» il revint à sept genres, ^t ap}*ès qu' jl l'ut |-entré (ah^i, mçtdame 4e Maip^nqn il fit une gi^^ndq p^romotipn de Ja marine ^vqp lil, Je CQïRte d^ Tpftlougp pt ]1|. d^ Pqntchartrain; pp a avancé deu^ cent ying^t officiers ; qp p'a pqjpt gncor^ nqmm^ le lieutenant général ni le chef d'e^c^df a ;il y p. vii^gt-quatrp capitaines de vaisjseau qqi sont ;
Mft|. Marquis de Lougivière, MM. i^ar^juis <Je L^pqijptot ,
SiiDonet, Des Fongis,
Guimont du Coudrav, Bessac,
Chevalier d'Amont, 1)^ Beaucaire,
Chevalier de Fontenay, De Sa|nt-Villlef^,
Du Guay-Trouin , Mare- Antoine Caffaro,
De Bois Qair, Sabran-Baudisnar,
Desgots, DeValteg(i),
Comte âeChoiseul-Beau- Valette-Laudon^
pré) Gabaret,
D^ Coye^^, Don Joseph de Los Bios,
Villppay, Chevalier de fiaharet.
Chevajier de "J^oi^rouvr^,
Vendredi 22, à Versailles. — Le roi, après sa messe, alla se promener dans ses jardins ; Taprès-dlnée il courut le cerf et puis travailla avec le P. de la Chaise. — 11 arriva un courrier de M. de Vendôme, qui apporta les drapeaux pris dans la Mirandole; la garnison qui étoit dans cette place étoit beaucoup plus forte que ne l'avoit dit M. le baron d'Eltruk ; il y avoit mille soldats sans compter les officiers. On a trouvé dans la place trente-trois pièces de canon y cinquante-cinq milliers de poudre, beaucoup de bombes et de grenades. Les barques que nous avons sur le lac dé Garde ont coulé à fond quelques barques que
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le prince Eugène vouloit faire passer sur ce lac pour joindre les troupes qu'il a laissées dans le Bressan sous» le commandement du général Bibrac. Ce courrier, qui a passé à Milan, a apporté une lettre de M. de Vaudemont, qui mande que M. de Savoie avoit détaché six cents chevaux et deux cents hussards [qui ont traversé plusieius rivières et plus de trente lieues de pays et sont tombés entre plusieurs villages auprès de Lodi^ où nos officiers généraux avoient leurs équipages^ et ont enlevé sept à huit cents chevaux parmi lesquels il y a quelques chevaux de l'artillerie et des vivres ; on a envoyé après eux quelques troupes y mais on doute qu'on les puisse joindre.
Samedi 23^ à Versailles. — Le roi revint ici de Harly. Monseigneur alla à Heudon^ où il demeurera jusqu'à vendredi. Madame la duchesse de Bourgogne joua toute IV près-dlnée à Marly et ne revint ici que pour le souper du roi. — Il arriva un courrier du maréchal de Villeroy, qui va camper à Vignamont ; les ennemis sont toujours sur le mont Saint-Pierre auprès de Haestricht^ où ils continuent à se retrancher et où ils établissent des batteries comme gens qui craignent d'êtres attaqués. Il mande dans sa lettre que milord Marlborough est allé à Liège, où l'on croit qu'il ne va que pour demander aux généraux hoUandois un renfort de troupes; il continue à faire marcher vers la Moselle les Anglois et font des préparatifs extraordinaires à Coblentz. — Le petit Renaud a pris congé du roi à Marly; on l'envoie en Espagne, et il va droit à Cadix^ où il demeurera pendant toute la campagne. — Il arriva un courrier de M. de Villars, qui a été joint par la maison du roi ; il s'est avancé entre Sierk et Thionville. — Le duc de Berwick a découvert et pris l'homme qui payoit les fanatiques etceluiqui donnoit l'ar^ gent. Celui qui les payoit s' appeloitMaillens et celui qui fournissoit l'argent Régis, qui est un bourgeois des Cévennes très-riche. On a trouvé dans le village de Langlade une cache où ils avoient un quintal de poudre.
IHnumcheiAy à Vermll^. — Le roi entendit la messe dans la chapelle et même se mit à genoux sans que cela TincommodÀt beaucoup; Taprès-dlnée il alla se prpme* ner à Triauon^ et le soir, après son souper, il se tintasses longtemps debout dans le salon, où il y avoit plus de cent dames, et alla du salon dans son cabinet à pied. Madame la duchesse de Bourgogne a recommencé ses bains depuis vendredi; elle a une grosseur au bas 'des c6tes, et Clément seroit d'avis qu'au mois de septembre on la menât à Bourbon; mais les médecins croient que ce voyage ne sera pas nécessaire. — On fait revenir M. de Thouy d'Espagne, où il étoit lieutenant général et plus ancien que Puységur; ils étoient fort brouillés ensemble; on renverra un autre lieutenant général en ce pays-là — Le marquis de la Vallière est assuré de la députation de la noblesse de Bretagne ; il a quelques terres en ce pay&-là, du bien de sa mère. — M. de Seignier, maréchal de camp de la dernière promotion, qui fut pris à la bataille d'Hochstett, où il s'étoitfort distingué, vient d'être échangé; le roi l'envoie servir dans l'armée d'Alsace, et lui a donné une pension de 1 ,000 francs sur l'ordre de Saint-Louis , sans qu'il Teùt demandée ; le roi lui avoit augmenté sa pension cet hiver et l'avoit mise à 3,000 francs.
Lundi 25, à Versailles. — Le roi se promena l'aprèsdlnée dans ses jardins. Monseigneur le duc de Bourgogne et madame la duchesse de Bourgogne allèrent l'aprèsdlnée àMeudon; monseigneur le duc de Berry y étoit allé dîner et en revint avec eux pour le souper du roi. — Il arriva un courrier de Madrid par qui l'on apprit que les Portugais avoient pris Salvatierra, que les Espagnols leur avoientpris Tannée passée; c'est une place de la province de Beira fort proche d' Alcantara , ville d'Espagne qui est sur le Tage. — M. de Legall, qui servoit de lieutenant général dans l'armée de la Moselle et qui en partit avant*hier, arriva le soir ici; le roi Tenvoie servir en
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Espagne en la j^lttcë dé i. deTtiotty, 6À ill^t l'arièlëbde Puységur. — Il est arrive ce màtiil uii courrier f>ar lequel on apprend que Saliit-Pdl^ qdi étôit sorti de Donkerque avec deux vaisseaux de guerre et une fhégUie, rencontra^ il y a quelques jbujhs^ à deux lieues de Texel^ xxÉë flotte marchande hoUandoise ([\ii venoit ^'Anglètérr^ escortée par deux vaisseaux dé guerre. Il en attâ^tia im, fit attaljuer l'autre par RoqUefeuille, son second ; le vaisseau que RoquefeuiUe attaquoit se sauva dans le Texel ; Saint-Pol se retidit maître de celui qu'il âttaquoil et le brûla. Il a pris et mené à Dunkerqne six vaisseaux marchands estimés 100^000 écus.
Mardi â6, à Venailles. — Le roi^ avant que d'aller à la messe, donna audience au nonce extraordinaire FieSchi^ qui pHt congé; ensuite S. M. la ddntia au iionce ordinaire, à. l'ambassadeur de Venise , au comte de Grabn , envoyé extraordinaire de borraiue , à l'eutoyé de I^attrie et à l'envoyé de Cologne, qui venoieut faire des compliments sur la mort de monseigneur le duc de Bretagne. Les envoyés pourroient livoir des disputes àqtli auroit audience du roiî et il est réglé depuis quelque temps tfdk ceux qui ont demandé les premiers audience l'ont les premiers; tous ces ministres étrangei^s eurent ensuite audience de toute la famille royale. — Cinq prisonniers qui étoient dans Pierre-Encise se sont sauvés après avoir poignardé les soldats qui les gardoient et ensuite le gooverneur, qui s' appel oit Man ville, ancien officier quiavoit été lieutenanlrcdlonel du régiment Lyonnois. — Il arriva un courrier de M. de Vendôme par lequel on apprit que M. de Vaubecourt, lieutenant général, avoit été tué en attaquant les huit cents chevaux qui étoient venus enlever les équipages de quelques officiers généraux auprès de Lodi. M. de Vendôme mande qu'il envoie la lettre de M. de Vaudemont qui apprendra au roi le détail de cette affaire; mais il faut que son secrétaire l'ait oubliée, car elle ne 9'est point trouvée dans le paquet. — Dorant