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It4 JOURNAL bE DANGEAU
rendre àToulon . — Paf les noaf elles qu'on a d'AOglëtettfe et de Hollaode> lears flotted ne setobt en étftt de theiite à k voile (lu'à la fin de ce mois ; ils disent' toujours en ces pays^là que leUr intention est d'entrer dans la Méditer*
ranée.
Vendredi 18^ cl Marly. -^ Le t*oi sé pfoflielift i^rësqtte toute la joufnée dans ses jardiné. •>— 11 arrÎTalUi eoul*rier de Flandre. Le maréchal de Villeroy manda qne le 13 au soir il marcha pour attaquer les ennemis. Le Htautni&iiii^ à sept heures^ il arriva à la yixb de leur camp. Ils atoient leur droite à Pitersen à une lieue de Maestricht et leur gauche sous le canon de cette place; leur centre étoit couvert par un marais impraticable. Le maréchal^ qui espéroit trouver quelque endroit par où on pût les attaquer, posta toute son infanterie ; la prièi^e étoit faite ^ dos soldats poussoient de grands cris de joie ; mais les officiers généraux ; ayant bien rècolinu la situation où étoient les ennemis^ jugèrent tous que c'étoit trop exposer l'armée du roi y et le maréchal^ ayant hien vu qu'il ne pou voit réussir dans cette aCfaii^ quelque envie qu'il eût de Gombattare et quelque bonne volonté qu'il vit darts les troupes^ prit le parti de les faire retirer sur les quatre heiures du soir ^ et rentra à huit heures dans le camp de TongTeSy d'où il étoit parti. On compte que les ennemis avoient là plus de trente bataillons et soixMite escadrons. — Le frère du maréchal de Villars est reparti pour l'aller trouver. Le roi l'a fait brigadier quoiqu'il ait tot^ours servi sur mer. S. M. lui dit qu'après cette campi^ne il pourroit se déterminer à servir sur mer ou sur terre et qu«^ quelque parti qu'il prit^ il recevroit des marques de l'estime qu'il avoit pour lui.
Samedi 19 , à Marly. — Lé roi se promena presque toute la journée ; madame la duchesse d^ Bourgogne se promena quelque temps avec lui y mais elle étoit dans les petits chariots. Monseigneur alla courre le loup et mena avec lui dans son carrosse messeigneurs les ducs de Bout-
^ogney de Berry et d'Orléans. Messeigneurs les ducs de Vourgogne et de Bei*y se mirent sur le devant , parce ^ue monseigneur le duc d'Orléans n'y peut pas aller sans ^^tre fort incommodé. — Le roi fit ces jours passés briga- .^^adier milord Clare, qui sert dans Tarmée de M. de Yilars et a envoyé à ce général six brevets de brigadier en lancy lui mandant ceux qu^il croit plus dignes de remplir ^^ places , et lui laissant pourtant la liberté d^en choisr d^fttltres, s'il juge qu'ils le méritent mieux. — On eut ^eS tiouvelles de notre armée d'Italie. M. de Vendôme d&^ ^vdit passer le Mincio A Oovemolo le 15. Nous avons un ^|k)nt sur le P6 & San-Benedetto« Il y a plus d'un mois qu'il zm^Bii arrivé aucunes recrues à l'armée de l'empereur^ et jpendant tout le quartier d'hiver il ne leur en est pas ar- »vé plus de quatre mille. — M. Perrault (1), de l'Acad^rmie françoise, mourut eës jours passés à Paris.
DinUtnehe 20^ â Matly. — Le roi tint conseil le matin
^tsotnme à l'ordinaire^ et travailla l'après-dinée avec
'S. de Chamillart. — Pmr les dernières Icrtitres qu'on a de