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sa charg^e^ qui est de 20^000 écus. -*- On attend tons les jours ici le comte de Konigsegg, ambassadeur de l'empereur ; il amène avec lui madame sa femme^ qu^il a é{K)usée en Flandre , qui ^appeloit mademoiselle de la Hotterie et qui est de la maison dé Lannoy. Ses équipages sont déjà arrivés^ et il fait chercher une maison plus grande que celle qu'on lui a louée ici, qui est beaucoup trop petite pour lui.
Dimanche 7. -^ Il y eut conseil de régence le ma^ fin. — MH. les cardinaux de Rohan et de Bissy, avec quelques évèqaes de leur parti, travaillèrent l'aprè^-dinée avec M. le duc d^Orléans. S. A. IL alla ensuite pour se dissiper un peu à TOpéra, et aa sortir de lM)péra il travailla assez longtemps avec le comte de la Mareki qu'il fait partir dans huit ou dixjourà; on lui donne lO,0§d écus d'argent comptant. — On fait beaucoup^e perquisitions pour découvrir ce qu'osi dev^«iu Tabbé Ravechet, syndic de la Sorbontie; en croit qu'il est caché dans Pans. -*-^ Il y aura demain une grande assemblée d'évèques chez H. Le cardinal de Rohan, où tous ceux qui sonit à Pari? et qui ont aœepté la Constitution somt avertis de se trouvei^. Les quatre évéques qtû sont appelés au futur concile général sont dans le voisinage de FUtis, où ils ont ordre de demeurer jusqu'à ce qu'ils aient reçu leurs lettEies de cachet qui les renvoient i leurs diocèces. On canÂi quslacoiu? de Rome fera des procédures violentes contre eux^ sMtout parce que dans leur appel au fuiixr concile, ils ont mis des choses- très^forte^ contre le pape.
jLimdî 8. -^ Conseil de régence le m»tin. -^ U y eut l'après-dlluée une grande asseendoiôe de prékts chez M. le Clffdâaial de Rohan^^M* le dtilc d'^liéâfhi^ y envoya le maréchal d'HuxeUes pour hà dire; de sa part qu'il étoit parfaitement content de la conduite qu'ils avoient eue dans ces demièreit af&dres* Il leur donna beaucoup de louanges^ et ensuite il leur demanda de laisser à Paris
huit d'entre eux avec la qualité de leurs eoriimissaireSy afin que M. le duc d'Orléans les pût consulter dans la suite de cette affaire. Ces huit prélats qu'on laissera sont : les cardinaux de Rohan et de Bissy, les archevêques de Bordeaux et de Bourges et l'évéque de Bazas^ qui sont les anciens commissaires; on y a joint Tarchevêque d'Aix et les évéques d'Dzèset dé Viviers.^ Tous les évoques de cette assemblée n'ont pas été entièrement du même avis; il y en a eu vingt-six qui ont signé ^ deux qu'on croit qui signeront demain^ parce qu'ils ne veulent que relire ce qui a été résolu ^ quatre qui ont voulu défendre la conduite des évéques qui ont appelé au concile. Ces quatre sont les évéques de Laon^ de Montauban^ d'Agen, et d'Auxerre. L'évéque de Nîmes a trouvé que la lettre qu'on a signée n'étoit pas encore assez forte.
Mardi 9. — M. le duc d'Orléans donna une longue audience à M. le nonce. — Au conseil de régence de samedi on taxa M. Rafi à deux miUions trois cent et tant de mille livres ; il est fort vieux^ et a été longtemps dans les vivres d'Italie. — M. de Rioms, lieutenant des gardes de madame la duchesse de Berry, achète de M. Lourdat une charge de sous-lieutenant de gendarmerie ; ces charges sont fixées à 90^000 francs. M. de Riomsa déjà un guidon de gendarmerie^ avec quoi il payera la moitié de cette somme. — Le duc d'Olonne épouse mademoiselle de Vertilly, qui est fort jeune et fort jolie; on dit qu'elle aura un million de bien, on lui donne il.00,000 livres présentement. Vertilly, son père, étoit major de la gendarmerie, et fut obligé de quitter parce qu'il perdoit les yeux ; il est presque entièrement aveugle. Il est marié pour la seconde fois, et sa femme a pris en telle amitié mademoiselle de Vertilly, fille du premier lit, qu'elle lui donne même quelque chose de son bien propre en mariage. Ils ont une maison dans Paris, vis-à-vis Thôtel de Villars, et les mariés y demeureront avec eux.
Mercredi 10. — M. le cardinal de Noailles alla, à la