‹ Journal du marquis de Dangeau (volume 5)Chapitre 13 sur 15 · MAI ITOU · texte numérisé non relu

MAI ITOU

Eugène^ voyant ce poste d(i«tt{)é, ne songea |)lus qu'à se rêtii^i* vei^ Ganeto; il^'atoit avec lui quatre-vingts pièces de canon. M. de Vehdôttle a dés avis, qu'il croit bien asëtirés, que lés ennemis se retirent en diligence et qu'ils étoient le 18 nori-séiîlément aU delà de la Ghiese, mais au delà dU Tartaro > et ses espions lui rapportent qu'ils les ont laisi°lés à Marcaria et à Gampitello marchant vers Borgo-Forte > où ils ont UU pont Sur le Pô. Le courrier qui eirt arrivé ce toatin a vu , avant que de partir, notre armée en marche » c'étdit jeudi matin> et M. de Vendôme mande au i»oi que> quoique nèê troupes soient fort filtigùéeSi il espéré j éè jour^là méme> passer la Ghiese^ Les ennemis ontlété le bldcus de Mantoue, mais on ne filait point encore quel parti ils prendront. S'ils repassent le Pô, ils renoncent à toute espérance de secours d'Allemagne et n'en peuvent plus prétendre des Véttitiett§> qui, par C^^aititë 5 rie laissoient pas de les fàvoriiter quelquéfcMSi S'ils fepaèsettt le Mincio 'â Governolo, comme bien desl geil!^ le croient Ici , pour aller regagner l'Adige, Ils abandonnent le ftodénois à la Mirandole. S'ils veulent défendre la Ghièi^e, ilë exposent Tal^méë dé l'empereur^ qui e^ beaucoup plus foible que la nôtre et qui aura encore à son dôs la garnison de Manfoue et ne pouvant avoir aticune^traite; On atteùd avec impatience lé courrier dé î. dé Vendôme^

Mérctedi 24 j à Marly* — Le roi tint conseil tout le matin et travailla l'apr^s^inée avec M; de Chamillart, et puis se promena jusqu'à la nuit avec Monseigneur et madame la dùchéssé de Bourgogne. -^ On eut des lettres de monseigneur le dllo de Bourgogne &a 20^ Il attend pour quitter le camp de Santen que son eOUvoi soit arrivé et il envoie le marquis de Coigny avec einq mille hommes de pied et trois mille chevAùx pour escorter ce convoi. BlàinviUe mande du 19 qu'il y a un grand mou* vement dans le camp des assiégeantes et qu'il CÈoitqti'ils veulent lever le siège ou attaquer la place par un autre

endroit, parce qu'Us ont déjà ôté le canon de plusieurs de leurs batteries et que le canon de M. de Tallard les incommode fort à Fattaque du bas Rhin. — La princesse de Danemark a déclaré la guerre à la France et à l'Espagne en même temps que les HoUandois l'ont déclarée; il y a déjà quelques jours que le roi a donné ordre qu'on courût sus aux vaisseaux anglois, et nous avons déjà fait beaucoup de petites prises. Les six galères que nous avions à Dunkerque commandées par le chevalier de PaiUetrie sont entrées à Ostende.

Jeudi 25 , à Marly. — Le roi, au sortir de la messe, fut longtemps enfermé avec le P. delà Chaise et se promena toute l'après-dlnée. Monseigneur entendit la messe de bonne heure et puis revint se mettre au lit pour prendre médecine par pure précaution ; il joua toute l'après-dlnée et se promena le soir comme à son ordinaire. Madame la duchesse de Bourgogne aUa l'aprè^-dinée avec madame de Maintenon entendre vêpres à la paroisse, et puis revint joindre le roi à la promenade. — Wagner , colonel des gardes suisses, mourut à Paris; cette charge vaut plus de 40,000 livres de rente. — On eut des lettres de monseigneur le duc de Bourgogne du ââ. M. de Blainville lui T^ande du 21 que les mouvements qu'il y avoit dans l'ar-' mée des assiégeants le 19 et le 20 étoient pour changer toutes leurs batteries et l'attaque du bas Kbin. Il leur est venu du nouveau canon et beaucoup de munitions de Wesel, M. l'électeur de Brandebourg s'étant racommodé avec eux. Ils font un nouveau siège à Kaiserswert ; ils l'attaquent par le grand front, qui est le c6té le plus fort de la place. M. de Tallard, par ses batteries, leur a fait abandonner rile; ainsi nous aurons encore plus de facilité à faire entrer dans la place tout ce qui sera nécessaire.

Vendredi 26, à Marly. — Le roi, après la messe , fut longtemps dans son cabinet avec le P. de la Chaise; l'après-dlnée il courut le cerf dans la forêt de Marly, et au retour il se promena jusqu'à la nuit dans ses jardins. Mon-

seigneur étoit avec lui à la chasse et à la promenade. — On mande de Rome que le pape a donné la croix de la légation au cardinal Charles Barberin, qui s^en va à Naples trouver le roi d'Espagne , ce qui retardera de quelques jours le départ de S. M. Catholique pour Final. Le cardinal Charles Barberin a la qualité de légat a latere ; l'ambassadeur de l'empereur et le cardinal Grimani se sont opposés vivement à cette légation. Le cardinal Grimani menaçoit de faire des protestations au premier consistoire ; le pape lui a fait dire que, sic'étoit comme ministre qu'il voulût parler, c'étoit à lui et non au consistoire qu'il falloit s'adresser, et que si c'étoit comme cardinal il lui ordonnoit de se taire. L'ambassadeur de l^empereur est sorti de Rome et s'est retiré à San-Quirico. — Le roi de Suède a consenti de donner audience aux ambassadeurs de la république de Pologne à Grodno, et continue dans la résolution de marcher ensuite à Varsovie, voulant toujours faire déposer son traître de cousin; il ne se sert point d'autres termes en parlant du roi de Pologne.

Samedi 27, à Versailles, — Le roi fut enfei^né assez longtemps le matin à Marly avec le P. de la Chaise et l'après-dlnée avec Mansart ; il sortit à quatre heures. Madame la duchesse de Bourgogne et madame de Maintenon le vinrent joindre aux appartements verts et s'amusèrent longtemps à voiries belles carpes que M. le Premier et M. de Chamillart ont données au roi. S. M. partit à sept heures et ramena ici dans son carrosse madame la duchesse de Bourgogne et madame de Maintenon. Monseigneur le Dauphin alla coucher à Meudon, où il ne mena ^ que M. de Sainte-Maure et moi ; il en reviendra demain au soir ici. — On eut des nouvelles de Kaiserswert du 23. M. de Blainville avoit fait faire deux grandes sorties la nuit sur les nouveaux travaux des assiégeants ; on leur a tué beaucoup de monde et rasé la tète de leur tranchée. On alla un peu trop avant à la dernière sortie, qui fut à cinq heures du matin ; on les poussa jusqu'à leurs batte-

42» JOURNAl. |>K DANGEAU.

ries at w travwlJait 4 pnqlquQr leiiy çapon qnioid qh fut vechassé par deux b^taiUoi)s et beauQQnp de e^valerie qu'ils avoient d^ryière u^ie pedoute qi:^Hl^ çm^ faitfi, Lje cl^evçiUep de Crois^y, qui oomms^pdoH la ^wtifi, et M, de Saint- 8ulpiç,fi,OQlou4jyoutétéblefi^^l^g^Tewien^5l^OV|syavQi^$ p^rdu dçu3ç papts soldats qt quelques officier^, ^^^pcjrte des aùnefl^is est Ij^^cpiip plvis cpn^d^rs^ble, et tou^ les lettres porteut qu'où erqit qm Ips e^ï^çimis jiero^t obligés de lever le si^ge-

f^rn^çk^ 28, ^ FcfiwfiWiîs. — Le roi travailla l'aprèsdlpée jusqu'à six bp^e^ avec M. de ChamillfiHrt ^^ puis s'sdl^ pyo?u€»eç à Tyi^uon. Jïonseigflpup yevipt le soir de Keudon. r-r On attepd aveQ impatieuce uq courrier de M. de Vendôme ; i^ içi'^n e^t pqi^t yepu depVH* celui de m^di watin, ip^is ou est peysHf4é qu'au pe saurait recevoir que de bqpfle* flouveUe^ de ee çôté-U, — M. de Clatii^at £|$i^em^e sqi^ ^rmée à. Weisiseufels; il est déjà pJl\|S fort que lepçiuce (.oujs, qui n'a e.naore qùedix-bidt mille l^ou^me^. ^, du Qasquet^, ui^ d^ nos |3riga<^ers d'iu- Çwiteriç, et 1^. de NettaupQurt, cçjlwel, dont le régiment est dans Landau, ont été Pfis eu se voulant jjeter dans ce^te place. Les Alleuiauds a$sepxblent quelque^ bateaux à I^h^inaw, cpmme sî'il^ vQulfljept y faire un pont pour eutrer 4ws la haute Al^çe. Çtpus g^vo^s çipq bataillons à Ensi^eim q^i ^'opppserpnt ^ la çpç(struetio?^ ^ ce pont. ^^ g?i,rui^n que les eçueïpisiowt auf^r^e Kehl a rpmpu H y a d4i^ quelque teq^ps pqtre pp^t 4ft Str*shç[urg j tout CQWwnerçe d€i h\\Y part e^t iï^ter^it avep l'^liifice. Le prince Lpvii? m foit dLMcm pipnvep^eiftt à^x^ ^pa ^W» ^H i^ p»rplt qi^'U craiut q^e M, le maré^U^ ^e C?^tifla;t m l'att^wjue, ^ Au ?^Wp§r ^u rp^ If 99,uitef^€^4'E^irées prit §oji talboure^t çomiue ^ejn^e de graijidj c\'Ç;^pagjae, et ^eqiaiu elle IÇi Jffen^ç^ çhea^ m^d^ufie l^ duçli^es^eî ç(çt Sgurgog^^e. f^i^i 28^4 Fçri^^Ke^. — r (46 rot trçkvaiHarf^prés-diuée avec M. Pelletier et puis alla tirer. — M. le couite de Jour IçitHfg PîW'ti^ ¥ ni^tiUi PWF ^W®F s'ewhar^uer 4 Tpuloa.

— * Le matin^ au conseil , le roi jugea Taffaire qu^il y avoit entre le comte de Broglia^ survivancier du gouvernement d'Avesnes , et M. de Mouy , qui prétendoit que ses enfants dévoient avoir les 50,000 écus de brevet de retenue. Il n'y a point eu deux avis, et il a été décidé que le brevet de retenue, étant postérieur àla survivance, ne pouvoit tirer à conséquence. — On eut des lettres de l'armée d'Italie par l'ordinaire ; elles sont du âl et du camp d'Isorella en deçà de la Chiese, que les ennemis ne songent point à défendre. Le 20 M. Vendôme fit marcher quelques troupes à Caneto, où les Impériaux avoient Icqssé quatre cents hommes, qui se rendirent à discrétion voyant approcher le canon. M. de Vendôme devoit passer la Chiese le 21 au matin, qui est le jour de la date d^ lettres. Lps Impémmi^ se sont retirés au d^là d^ la Fossa Maestra.

Mardi 30, « Vermille^. — Outre le conseil que le roi tint le matin à son ordinaire, il tint qucoçe un long conseil l'après-dln^e, dans lequel il termina l'affaire des jésuites. On ne leur Jaisse plu^ que deux ans de noviciat, après qnoi ils ne pourront plus hériter. Le roi révoque l'édit d^ Henri IV. fait en 1.60i; et si i^près deux ans de noviciat ils sortent de la maison où ils auront pris l'habit , ou s'ilsen sont chassés, ils auront une pension de leur famille, qui sera statuée par les juges des lieux*. — Le roi, avant que d'entrer au conseil le matin, donna audience au nonce ordinaire et à l'ambassadeur de Venise séparément. — On mande dçi Metz que M. le marquis de Va* rejQines> qui y commandoit, voulant aller à Harsal, avoit été pris. Comme on^ prétend ici que c'est sur les terres de Lorraine, on croit que M. le duc de Lorraine doit obliger les ennemis à le rendre , à moins de quoi il n'y auroit point de neutralité dans son pays. — On a des nouvelles de Kaiserswert du 25 qui portent que les assiégeants avan-* cent fort peu leurs travaux.

* Le p. d'Àutoreourt, étant aoartidlea jésuites pkuMiiitaBiiées aprèt

ses vœux, prétendit être restitué afu siècle , et demanda partage à sa famille. Les jésuites, les seuls réguliers qui soient en usage de renvoyer leurs religieux en quelque temps que ce soit quand cela leur convient, et que cela décharge fort commodément , parce que leurs sujets leur sont liés sans l'être jamais à leurs sujets , firent leur affaire propre de celle du sieur d'Aubercourt, et le roi les y favorisoit fort; mais le chancelier de Pontchartrain remontra si ferm^nent le désordre que cette prétention apporteroit dans les familles queTaffaire fut jugée de la sorte, le roi ayant au moins ordonné que les familles fournissent l'aliment viager à ces jésuites renvoyés. Ce d'Aubercourt obtint après des bénéfices.

Mercredi 31 , à Versailles. — Le roi, après dîner, entendit la harangue de M. le cardinal de Noailles, qui parloit à la tête de l'assemblée du clergé ; sa harangue fut fort belle et fort sage, et le roi y répondit'parfaitement bien. Ensuite ils allèrent haranguer Monseigneur, mais leur harangue finit là ; ils ne haranguèrent point les enfants de Monseigneur. L'ouverture de rassemblée se fit hier aux Grands-Augustins à Paris, et M. l'évêque d'Autun, quia quatre-vingts ans passés, prêcha. — liC soir le roi se promena dans ses jardins, et madame la duchesse de Bourgogne le joignit à la promenade. — M. l'évêque de Périgueux est mort. Cet évêché vaut près de 20,000 livres de rente; en voilà trois vacants présentement, Glandèves, Saintes et Périgueux. On avoit mandé il y a un mois que l'évêque deBelley étoitmort, mais cela ne s'est pas trouvé vrai. — Monseigneur le duc de Bourgogne mande que la moitié de son convoi étoit arrivée le 28 à son armée et que l'autre moitié étoit en sûreté. Les troupes des ennemis qui sont en garnison à Maestricht , à Grave, à Bréda et à Bolduc ont un peu inquiété Tescorte de notre cQnvoi durant la marche ; mais ils n'ont osé rien entreprendre.

Jeudi V^ juin, à Versailles. — Le roi alla Taprès-dlnée se promener à Marly. Un peu après qu'il fut parti , il arriva un courrier de M. de Vendôme, parti de Goïto vendredi matin; M. de Vendôme avoit couché le jour de devant dans Mantoue^ où il avoit été reçu: avec de grands

cris de joie et de grandes acclamations du peuple aussi bien que de la garnison, qu'il a trouvée en très-bon état. Mantoue a témoigné une joie extraordinaire. Les ennemis sont retirés derrière la Fossa Maestra ayant Mantoue à leur tète , Borgo-Forte derrière eux, où ils ont un pont sur le Pô et leur droite appuyée au bas Mincio, sur lequel ils ont plusieurs ponts. Us ont ruiné à coups de canon une petite redoute qu'on appelle la redoute de Cerese, et qui empêche la garnison de Mantoue de les incommoder dans leur camp, où nous ne croyons pas pourtant qu'ils puissent demeurer si longtemps qu'ils lé prétendent, mais où il seroit malaisé de les forcer. M. de Vendôme a fait prendre Castel-Giufré; les soldats qui y étoient en garnison se sont rendus prisonniers de guerre. Uy a des lettres qui portent qu'il a pris aussi Castiglione délie Stiviere. Le marquis de Tessé est parti en même temps que le courrier, et il apportera au roi le détail du blocus de Mantoue durant cet hiver.

Vendredi % à Versailles. ^ — Le roi fut longtemps enfermé avec le P. de la Chaise après dîner, comme il a accoutumé de faire la veille des jours qu'il communie; il alla ensuite se promener dans les jardins, où madame la duchesse de Bourgogne Talla joindre. Monseigneur courut le loup. — On eut des lettres de Kaiserswert du 29; les assiégeants n'avancent pas beaucoup leurs travaux ; ils ont retiré tout le canon qu'ils avoient à leurs batteries du haut et du bas Rhin et font à leur attaque nouvelle une batterie de douze pièces, qui dévoient tirer le lendemain 30. — M. de Vendôme a envoyé au roi une lettre (1) qu'il a reçue du roi d'Espagne, dont voici la copie :

ic Mon cousin, j'ai appris par voire lettre et parce que m'a dit le comte de Colmenero les mouvements que vous vous donnez pour entrer en campagne. Je ne m'en donne

(1) Le Mercure de juin reprodait cette lettre, datée du 28 mai 170^2.

pas moips de mon côté pour vous aller joindre au plus t6t, et si des affaires très-essentielles que j'ai ici ne que retenoient, jointes à l'arrivée du légat que j'attends, je serois déjà parti ; car j'appréhende que vous ne battiesles ennemis avant que je sois arrivé. Je vous permets pour* tant de secourir Han toue ; mai s demeures-en là et attendes» moi pour le reste. Rien ne peut mieux vous marquer la bonne opinion que j'ai de vous que de craindre que vous n'en fassiea trop pendant mon absence. Je compte de me rendre à Final à la fin du mois. Assurer tous les officiers françois de ma part de la joie que j'aurai de me trouver à leur tête , et soyea bien persuadé , mon ûousin ,.de la véritable estime que j'ai pour vous. »

Samedi 3 y à Venailles. — Le roi fit ses dévqtions le matin, et après son dîner il entretint longtemps danssop cabinet le fils du comte de Tessé, que M. de Vendôme a envoyé ici pour rendre compte de plusieurs détails. Ensuite le roi alla à vêpres , puis il s'enferma avec le P. de la Chaise et fit la distribution des bénéfices. Il sortit sur les sept heures pour aller prendre l'air dans ses jardins, qu'il trouva mieux tenus que jamais. Monseigneur fut longtemps enfermé avec le P. de la Chaise, et puis joignit le roi à sa promenade. — L'évêohé de Saintes a été donné à l'abbé Senaux, grand vicaire et neveu de M. d'Autun; l'évôché de Périgueux à l'abbé Clémeut, grand vicaire de M. de Rouen ; Févêché de Olandèves à Tabbé de Sabran, qui a été grand^vicaire de Marseille ou de Toulon; l'abbaye du Tréport à l'évèque de Nantes, qui est frère du marquis de Reaùvau, qui a été capitaine des gardes de feu Monsieur. Le reste de ce qui a été donné étoient des petits bénéfices qui ne valent pas la peine d'être nommés. — Monseigneur al}a le matin à ses écuries voir beaucoup de beaux poulains qui lui sont venus de son haras de basse Normandie.

Dimanche 4, jour de la Pentecôte , à Ver&ailles, — Le roi. Monseigneur et toute la maison roy»te assistèrent à

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