MA^S
1|. l'él.Qcteup dp Bayièrp pt IK. l'électeur 4P Colqgne lui avoiant témoig^ié bpaucQ)ip d'amitié.
^êrçre^i 33, à Versailles, -r- Le voi et madame la dupj^psse de Boqpgqgqe pfttpn^fi^fnt ténèl^res en baut dans 1$. trifjune. Après t^^èbrps \e roi aljfi se prqipenerà Marly (Bt puis revint voir }|pfiseigueur, qu'il trouva jouant, ftfopspigueiiî» avpjt pr^ médepine le matip; il nous i^it >}uHl jse trpuvoit mieux et plus léger qu'avant sa maladie. 5PT Df. le marép^ial deCatinat piit une lougue audjeuce du vqî cbei^ ma4«WP 4^ BJ^iRtenou , oft é^oit M. de Cl^an^il- Ifipt. Ce maréchal ppit pongé de S. M. pour aller se mettre 4 la ^tp de IVm^p d'Italie ; i} a vei^du sfon réginjpnt d'ip- ||ote|îe iJi'S^OOÛ fpaiics ^u ma^qui^ de Puysieux, capit^-ipe ^ PÎ^pvaix-légers, fils 9iué Au marquis de Puysieux , notre ^m))a^deur en Suisse. JLip roi a ^pmmé la ^Chassaigne ^j; Çhapfogup brigadiers dans Tarflaée d'Italie. Tous les pf^ciers géuéraux dpstiués ^ serv^f* daus cettp armép opt ^rfi§ pongé de lui. )L.p roi upus ^ 4it qp'il y enver?*Qit ppppre quplqijps troupps nouvelles. — Lp roi a envoyé 4es pourriprs au rpi d'Espagne et ^ monseigneur le duc 4e Bpurgpgne pour leur apprendre le détail de la maladie et de la jguérison de Monseigneur leur père, et S. M. a 6)1 l'attputipu en leur écrivanj; de mander au dpc d'Hap- . POHF** 9^^ ^^t A JMadriji, et au maréchal de Noailles, qui est ^ypc nos princes, de leur dire, avant que de leur rendre les]ett|*es 4u roi, que Monseigneur se portoit à merveille, g.fin qu'ils jsussent sa guérison avant que d'apprendre p§. maladie, dont M. Fagon leur a fait une relation e^^cie (1).
Jf^irr^cifiii^t 24-, ÇL Versailles. — Le roi lava les pieds des pauvres à son ordinaire et enten4it le sermon de l'absoute j ce fut l'abbé de la Roche qui pFècha. Mopsei- ^neur entendit |a messe dans la chapelle; il i^e l'avoit
li) Voir cette relation dans le Mercure de mars, pages 463 à 47|.
entendue ces jours passés que dans sa chambre. L'aprèsdlnée le roi entendit ténèbres en haut dans la tribune et puis alla se promener à Trianon. Le soir, après souper, le roi retourna à la chapelle adorer le Saint-Sacrement ' et ne se coucha que fort tard. Monseigneur alla se promener Taprès-dlnée avec madame la princesse de Conty à Trianon , avant que le roi y arrivât, et puis à Fentour du canal en carrosse; il nous dit le soir que l'air lui avoit fait du bien. Madame la duchesse de Bourgogne fit son bon jour à la paroisse et puis revint au service avec le roi, qui Tentendit en bas dans la chapelle. L'après-dlnée elle suivit le roi à ténèbres et puis elle alla à la paroisse et aux Récollets toujours à pied; elle demeura assez longtemps dans ces deux églises à adorer le Saint-Sacrement. Monseigneur le soir^ avant que de se retirer, alla voir le roi chez madame de Maintenon. Madame la duchesse de Bourgogne suivit le roi après souper à l'adoration du Saint-Sacrement dans la chapelle; et elle y retourna encore après minuit, où elle fut assez longtemps. — M. l'électeur de Bavière a prié le roi de lui envoyer quelqu'un qui le suivit à Munich et qui pût rendre compte à S. M. de sa conduite. Il a souhaité que ce fût un homme de guerre et capable d'affaires aussi, afin que, si on lui propose des traités, comme il ne doute pas qu'on ne lui en propose, il puisse les lui communiquer, ne voulant rien faire qui ne fût agréable à la France et à l'Espagne. M. de Bavière ne sauroit avoir un procédé plus plein de franchise et de bonne foi que celui qu'il a. Le roi lui envoie M. de Ricousse, qui est homme d'esprit et de courage , et S. M. lui donne 18,000 francs d'appointements pour cet emploi. — Les femmes de la halle de Paris députèrent quatre d'entre elles pour venir savoir des nouvelles de Monseigneur. Il voulut bien les voir; il y en eut même une qui l'embrassa; les autres lui baisèrent la main. Il les remercia, leur donna de l'argent; le roi leur en fit donner aussi. Le petit Bon-
temps les emmena dîner chez lui, et elles s'en retournèrent à Paris charmées d'avoir vu Monseigneur en bonne santé et de la réception qu'on leur a faite.
Vendredi-Saint 25, à Versailles. — Le roi et madame la ducheisse de Bourgogne assistèrent à toutes les dévotions de la journée, le matin dans la chapelle en bas, et l'aprês-dlnée dans la tribune. Monseigneur entendit ténèbres dans la petite loge qui est dans la tribune. — Le roi donne au marquis d'Urfé 1,000 pistoles pour le voyage qu'il va faire à Bourbon avec le roi d'Angleterre. LL. MM. BB. ont remis leur voyage après Ja Quasimodo, parce que leiu* équipage n'est pas encore prêt. - L'abbé DrubcQ, neveu du feu maréchal du Plessis et firêre du vieux Valsemé, est mort; il avoit trois abbayes, dont apparemment le roi disposera demain, car il y a déjà quelques jours que l'on sait sa mort. — Le roi a fait sortir de la Bastille le duc d'Estrées, qu'il n'y avoit fait mettrç que par bonjté et pour tâcher de le corriger de quelques jeunesses, et à la prière de sa famille; on lui donne une compagnie de cavalerie, des six- vingts nouvelles que le roi fait lever. — M. le cardinal de Coislin arrivalundi de Rome, et a pris possession de la charge de grand aumônier de France, dont il prêtera serment ces jours-ici.
Samedi 26, à Versailles. — Le roi fit son bon jour à la paroisse et puis revint toucher les malades. L'aprèsdlnée il distribua les bénéfices vacants et puis alla à compiles à six heures. Monseigneur alla diner à Meudon et en revint pour compiles; ensuite il s'enferma avec le P. de la Chaise. — Le roi donna l'évêché de Noyon à l'abbé d'Aubigny *, grand vicaire de Chartres ; cet évêché vaut 15,000 francs, outre les casuels, qui sont grands, et est comté-pairie. Il a réuni l'abbaye de Saint-Martin de Laon à Tévêché. L'évêque de Laon gagne à cela 2,000 écus de rente , car Tabbayevaut près de 20,000 francs, et il en rend une qui n'en vaut que treize ; l'abbaye
qu'il rendestSaint-Valery^ que le roi donne à Fabbé de janson. Le roi donne à Tabbé d'Estrées la belle abbaye de Saint-Claude en Francbe-Gomté, [vacante] par la démisaion du cardinal d'Estrées, sononcle, qui en réserve les fruits, comme les cardinaux ont pouvoir de le faire. Le roi donne à Tabbé de Barrière, camérier d^honneur du pape^ Fabbaye de S4int4(artial de Limoges, vacante par la mort de Tabbé de Pezé, parent de la maréchale de la Hothe et cbe? quiilétoit toujours. L^abbaye de Boi](l^pcourt, diPOése de Troyes, à Tabbé Catelan, lecteur de nos princes; cette abbaye vaut 4^000 francs. L'abbaye de Saint-H^in des Aires dans Troy es, quine vaut que 1,^00 francs, estdonnée à rabbé Lallemant. L'abbaye de Ss^in^Père de Melun, qui vaut 4,000 francs, à l'abbé de Paris. L'abbaye du Troachet en Bretagne, à l'abbé de Gournay, chapelain du roi. L'abbaye de Sainte-Marie de Metz, à mad^iU^ d^ {Iteschar tin , ancienne chanoinesse de Remiremant. L-abbaye de Saint-Jean d' Autun, à madame d'Jlliers, religieux ^ ]tf optmartre. L'abbaye deBattans, diocèse de Besançon, à madame de Gramont, sœur de MM. de Gramont de Frapcbe- Comté. L'abbaye de Cusset, à madame d'Aix, sqpur de Sousterpon, premier écuyer de H. le comte de Toulouse. L'alîbaye de Saint-Martin près Toqnerre, qui vaut 5,000 francs, à Tabbé Morel, aumônier du roi. S. M. garde encpre Tabbaye de Jumiéges, vacante depuis la iport du feu archevêque de Paris; les revenus sont employés en pensions pour de nouveaux convertis.
* Cet abbé d'Aubigny étoit une grosse béte, frère d'un bomme d'esprit , mais obscur gentilhomme d'Anjou , de fort bon lieu , mais qui n'avoit pas de chausses. Us firent accroire à madame de Mamtetion qu'ils étoientde même maison, et en effet il n'y avoit qu^ la terminaison à dire entre Aubigqy et Aubigné (1; ; elle y gagpoit tfop pou^r n'efi
(1) Le Mercure dit en efTet : <c Le roi a nommé M. l'abbé d' Aubigné à Té- Tèché de Noyon. Il est abbé de la Victoire prè& de Chantilly et grand vicaire de M. révéque de Chartres ; ainsi on ne peut douter qu'il ne sache comment il