‹ Journal du marquis de DangeauChapitre 10 sur 31 · MARS 1701. SS · texte numérisé non relu

MARS 1701. SS

rvojée à SaintrGermain^ a été portée à Londres. U y a IBS cette lettre plusieurs choses dont le roi Guillaume lert pour persuader le parlement qu'en France on Bge toujours à rétablir la religion catholique et le roi qaes en Angleterre ; il y est parlé d'un parti considéble qu'on trouvera en Ecosse pour appuyer les intéis du roi Jacques. — Tracy^ enseigne des gardes du rps et fort estimé par son courage, est tombé dans un lire à Beauvais^ et on le garde à vue. liudi 10 y à Venailles. — La goutte du roi continue; 86 fit peindre Taprè^-dlnée par Rigaud pour envoyer I portrait au roi d'Espagne^ à qui il Ta promis. S. M. & sur les quatre heures à Trianon. Madame la duchesse Bourgogne monta à cheval avec beaucoup de dames; •demoiselle d'Enghien et mademoiselle de Bouillon y ient, outre toutes celles qui y ont déjà été. — Le roi roie une escadre de ses vaisseaux à l'Amérique ; on lit que ChÀteau-Renaud commandera cet armement, i sera considérable. Le comte d'Estrées partira avant fin du mois pour aller commander les vaisseaux qu'on ne à Toulon. Le roi envoie aussi trois lieutenantslonels^ trois majors^ douze capitaines et vingt-quatre utenants qui serviront dans les troupes d'Espagne qui at dans le Pérou et dans le Mexique. — On n'a point de nouvelles de Londres depuis le 3 de ce mois. Il toit que le parlement se déterminera à suivre les lontés du roi Guillaume; cependant^ dans la dernière UM» , il y eut dans la chambre des communes dix-huit ix de plus pour le maintien de la paix que pour ener dans une nouvelle guerre.

fthdredi 11 , à Versailles. — La goutte du roi est un peu igmentée^ et au sortir du sermon^ où on le porta, il se i reporter chez madame de Maintenon , où Rigaud coniioa de travailler à son portrait. Madame la duchesse ^Bourgogne suivit le roi au sermon^ qu'ils entendirent B haut dans la tribune, et puis elle alla chez madame

de Mainfenon. — Le roi d'Angleterre se froQva fort mal Saint-Germain; le roi y envoya le petit Boudin^ I.F^ n'étant pas en état d'y aller. Il dit au roi au retour «p le mal du roi d'Angleterre lui paroissoit fort considénb et que la paralysie lui tomhoitsnr tout un cAté du ooq Le roi commanda à son coucher au marquis de Gesn d'y aller le lendemain matin et de lui en apporter d nouvelles à son lever. — Le roi commanda à M. le Prii de donner ordre qu'on tint un équipage prêt pour no seigneur le duc de Bourgogne, qui doit com mander n des armées du roi ; il reviendra de son voyage quelqi jours plus tôt qu'on ne l'avoit résolu , et repartira bien après pour aller à l'armée que le maréchal de Vilfci commandera sous lui.

Samedi 12^ à Versailles. — Le roi alla se promaie Trianon, et avant que d'y aller il demeura longtemp suivre dans sa calèche madame la duchesse de Boi gogne, qui étoit à cheval avec Ijeaucoup de dames; el lirent presque le tour du parc malgré une fana pluie, et, après avoir reconduit le roi jusqu'à Tf non, elles sr promenèrent encore quoicpie fort vm Ic'es. Monseigneur revint de Meuilon sur le soir. — M. comte d'Auersberg a rei)assé à Paris pour s'en rt^toun ;\ Vienne; il ètoit A Madrid, d'où la n\irciice luiaoonsci de sortir avant que le roi d'Espagne y arrivAt. Il y v« loil demeurer comme particulier; mais on lui lit d (prêtant venu en Espagne avec la qualité d aml>assad< il étoit à propos qu'il en sortit, puisque Tempeivorî inaitre ne vouloit pas reconnoitre le nouveau roi.— I troupes de rempereur commencent A se mettre en m( vonient.

Dimanche 13. à Versailles. — Le roi au sortir dus mon, qu'il entendit de la trihune , tint conseil, qui di jusqu*;\ six heures, (juoiqu'il l'eût tenu le malin il s ordinaire. — Le connétable de Castille, amJKWîSidi' extraordinaire d'Espagne, iil son entrée A Paris, qui'

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