W JOCR.^AL DE DA5G£AC
et âfi ll^ApAÇTH» ^fi HaIh» hmt mîEe hcNnines de pied et rk^it mille i!inii cents chpvanx; Q a tontes en tmço-' la pr^te^ à nuirrhf:r. ^ il en lève d^antrea ponr nelheei j-ai^iH^m dans ^en place».
JfaHi 13, 4 Vermillen. — Le roi aDa tirer raprtodhiée. — (>> roi eut le d^iail deceqni Vest passé 4 renMedeia troiipes ilaa<« Mantooe. Dis mille bommes aroient mardié futmmfi ponr inve^r la place ^ et m saisirent des posin rfn'on anmit priî4 si on en eAt vonln faire effecttremefli le <4i<^îre. M. <le Mantoiie, f|ni étoit dans la place, A qu'il ne ponrroit [las n^ister anx troupes de France e( rl'K«ipa<rne, et fit ouvrir nne des portes de la ville, llj frntra fA\ liataillons franrois et nn bataillon espagnol. Le chevalier de Tessé commandera dans la place en lesdant tontes sortes de respects à M. de Hantone. Les Té* niticns ont pris le parti de la neutralité ; ils abandonneil le [ilnt pavs aux troupes qui voudront entrer et leur doiniTont des vivres en payant; mais si l'empereur feot si: saisir de quelque«f-unes de leurs places ou entrer de fnrcji dans des lieux fermés^ ils appelleront à leursecoois les Franrois et les Es[>agnobi; ou si les François et les bpnL'-nols veulent sesnisir de quelques-unes de leurs places iiinlirré eux, ils appelleront les Allemands à leur secours. Nous «uirions sfMiliaité qu'ils eussent fait quelque chose (le plus, mais nous ne devons pas être mécontents du pîiili (pi'ils prennent. — Madame de Floi'ensac i-cpanit à la r^>ur; elle avoit été quelques années sans y venir, et le roi a tronv*'; bon qu elle y revint.
Mercredi 13, à Versailles. — Le roi se fit Siiigncr par pure- précîiiulion ; ce fut Gervais qui le saigna ikmit ta prenii^*re fois. Ia) roi eut quel({uo peine (\ se résoudre à In sai^nHMi, mais les conseils de M. Fagon et les prièit*» de Monseigneur Vy déterminèrent. 11 fut saigné à huit heures et demie, et wins t|ue pas un des grands officiers y «MiInYl; Mt)nseigneury étoit. A onzeheun^, le roi alla* la mt^«*. i\ la rimpello; au retour il mangea seul danssf^
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liilleis^ oA persoilne n'entra, et après dinar il tint conil jusqu'à six heures. — Le marquis de Sesanne arriva Ispagne; on a chassé la nourrice du roi parce qu'elle loeToit des présents, ce qui lui avoit été très-expressélentdéfendu. Elle revient ici, et le roi d'Espagne lui donne 1,000 frauos de pension ; son mari demeure à Madrid, 1 il a quelques petites charges. S. M. G. fcdt de grandes iffvmes dans ses conseils et dans sa cour; elle est adorée I ce pays-là malgré la réforme qu'elle fait. -— Le roi a inné la charge d'enseigne de la compagnie de Duras l'avoitSienneiGondras, quiétoit le plus ancien exempt s la compagnie et qui est de la maison de la Rochefouwld. Le roi a aussi donné l'enseigne qu'avdit Tracy Mimais^ mestre de camp de cavalerie, et 2,000 pistoles Hir son régiment, que le roi donne à Tracy, avec une lamentation de ^,000 francs à sa pension, qui étoit de «000 livres; si bien qu'il a présentement 2,000 écus de 3iiaion. Sa maladie n'étoit qu'une fièvre chaude qui foà donné lieu au mauvais bruit qui avait couru. Jeudi 1 4 , à VerscUlles . — Leroi alla l'après-dlnée se pro- «ner à Harly ; il se trouve encore plus léger et en meilure santé depuis sa saignée. — On a des nouvelles que • le cardinal de Bouillon a passé à Chambéry ; on le tiit présentement arrivé à Clnny^ — Messeigneurs nos ^ioGes ont demeuré quelques jours à Lyon ; ils y ont é reçus fort magnifiquement ; la plupart des jeunes îDs qui les avoient suivis prirent congé d'eux à Ly on 'op revenir ici. Monseigneur le duc de Bourgogne ^ndra la poste à Dijon lundi matiu> et il a mandé au ^ qu'il arriveroit ici mei^credi de liontie heure. — Le '1 % indiqué à dimanche un chapitre des chevaliers de ^re pour remplir les deux places vacantes parmi les clésiastiques, savoir : celle de M. le cardinal de Coislin> ^» étant devenu grand aumônier, est commandeur par charge; ainsilaplacequ'ilavoitdans l'Ordre vaque parce ^ U n'en ^leutpas avoir deux ; et celle de M. de Noyon,
mort depuis quelques mois. Le cardinal de Coidin a prêté depuis quelques jours le serment de la chai^ de grand aumônier. — La diète des Suisses se tient à Bade; jusqu'ici les Suisses paroissent très-bien intentionnés pour maintenir la paix de l'Europe , et même les cantons protestants accordent à la France et à l'Espagne tout ce que l'on souhaite d'eux.
Vendredi 15 , à Ver9ailU$. — Le roi alla courre le cerf Taprès-dinée et puis alla se promener à Trianon ; il quitta la chasse avant qu'elle fût finie. Monseigneur y demeoia jusqu'à la fin^ et madame la duchesse de Bourgogne, qui étoit allée se promener en carrosse, se trouva à la mort da cerf. — Par les nouvelles d'Angleterre qu'on reçut hier au soir^ on a su que le parlement avoit déclaré miioid Portland criminel, mais non pas de haute trahisoiT, comme on l'avoit dit d'abord; le chancelier avoit été ao* cusé aussi par le parlement, mais il y a eu sept voix pour le justifier plus que pour le condamner. — Les gardes da corps, les gendarmes, les chevau-légers et le détachement des mousquetaires marchent en Franche-Comté.— M. l'électeur de Bavière aura quinze mille hommes en comptant ce qu'il a de vieilles troupes. Les cercles de Franconie et de WestphaUe, les électeurs de Hayence, de Trêves et de Cologne se liguent tons ensemble pour conserver la neutralité et empêcher la guerre en Allemagne. — M. de Nyeri, premier valet de chambre du roi, arriva hier d'Espagne, où il étoit allé avec le noU" veau roi par pure curiosité ; le roi Ta entretenu longtemps de l'état de cette cour.
Samedi 16, à Versailles. — Outre le conseil de finances que le roi tint le matin, comme il le tient tous les mardis et les samedis , il tint encore conseil Taprès-dlnée jus* qu'à cinq heures pour les affaires des religionnaires, et puis il alla se promener à Trianon. — M. l'électeur de Bavière a vu l'électeur palatin, qui s'est plaint à lui de ce qu'on ne lui proposoit point d'entrer dans la neutralité,
immeon Tavoit proposé aux autres princes qui ont leurs Itls sur le Rhin. M. l'électeur de Bavière lui a répondu a'il avoit toujours paru si attaché à Fempereui* qu'on voit cru ne lui devoir faire aucune proposition de la imri 6 la France, mais qu'il croyoit qu'on lui en feroit vontiers s'il vouloit se porter à conserver la paix en AImagne. L^électeur palatin lui dit qu'apparemment la ^rmce songeoit à ruiner son pays , mais qu'en cas qu'on l'eAt point de mauvaise volonté contre lui de ce c^té ici leatreroit avec plaisir dans la neutralité de l'empire. L l'électeur de Bavière a rendu compte ici des bonnes Kipositions où il a trouvé cet électeur, et le roi a donné idre à M. des Alleurs, son envoyé auprès de l'électeur ^ Cologne, d'aller voir quelles mesures on pourroit tendre avec l'électeur palatin. — Monseigneur alla à didon pour y demeurer jusqu'à mercredi ; il y a mené H peu de courtisans et a défendu qu'on lui demandât mr ce voyage.
Dimanche 17, à Versailles. — Le roi, en s'habillant, ms dit que les deux commandeurs de l'Ordre qu'il loît nommer n'en savoient rien et qu'il ne les avoit tînmes qu'à Monseigneur. Au retour de la messe il fit itrer les chevaliers de l'Ordre dans son cabinet et nous t que, pour remplir les deux places vacantes, il avoit koisi MM. les archevêques d'Aix et de Sens *. L'arche- Hfae d'Aix, qui étoit à Paris, vint remercier le soir
11., et M. de la Vrillière, qui est secrétaire de l'Ordre, t chargé d'envoyer un couiTier à M. de Sens, qui est lus son diocèse. M. l'archevêque d'Aix est sous-doyen ^ prélats de France ; il n'y a que l'évoque de Senlis lus ancien que lui. Monseigneiu* vint ici de Meudon pour
chapitre et s'y en retourna diner. Madame la duchesse 3 Bourgogne alla Taprès-dînée à Saint-Cyr. — L'em- Breur a mandé au roi Guillaume et à MM. les États Généinx qu'il nepouvoitpas commencer la guerre que l'Anletorre ne lui donnât rpiAtri^ millions et la Hollande
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autant. U ne parolt pas que le parlement d'Angletein ait assez d'envie de voir commi^ncer U guerre po^r fop^ uir mw ni grosse somme.
* Os deu\ archevêques étoient deux hommes bien différaiti. CéA d'Vi\ êtoit M. de Cosuac, si connu par ses intrigues du temps qoV ét.)ît premier aumônier de Monsieur et évéque de Valence, el qni Ni cl -après tant de part à rpmettre la célèbre madanie dov Ilniiiicpiih dout sa nièce rtojt parente , et qu'ils avoicnt mariée au dénier oppqll dfla maison d*Ëgmout. L'autre étolt Fortin de la Hoguette,quiaTpitâé êvt^iue de Poitiers, fçrand évêque, grand homme de bien et savant, 4 toutefois homme du monde et qui s'y savoit très-dignement eonduin.
Lundi 18, à Versailles. — Le roi prit médecine et tint conseil Tapn^s-dlnée. Madame la duchesse de Bourgppv (Mitra chez le roi au retour de la mcsfie. — L'état pov les armées de Flandre et d'Allemagne est fait ; il y aim dans chaciiue de ces ai*mées plus de cent esc^nw ti soixante bataillons au moin$. — On mande 4^ VieafW que le prince Louis de Bade est raccommodé avec Y^ pereur et ifu'il commandera son armée sur l^ I(])in. On m.-inile eu m^me temps que le l>ruit y couii que S. M. I.| voyant qu^elle ne peut rien enti*eprendre en Italie iivcp es[)érance d'y réussir, tournera presque toutes ses loroii du coté du Rhin: mais nous croyons ici qu*il trouva de ce ciMi>Ià des difiicultés aussi insurmontables que^V coté d'Italie. — M. de Tallard| notre am bassadeur eo Angleterre, revient de ce pays-là et doit arriver iciceUr semaine. Le ivi laisse un résident à Londres, et ce ri* sident est M. Poussin, qui avoit été longtemps avec M- àl ItclK'uac dan> ses amlia^isades et depuis à Roqic WP^ U. le cardinal de Bouillon , qui s'en plaiguoit fort. !¥* puis les nouvelles qu'on a eues que ce cardinal avoit pwi à Chamiuay on u*en a piiâ entendu parler; il est o^^ qu il n a^KÛnt passé à Lyon- Ou ne sait quclte rofif^ilp pi is, ni s'il est demeuré à Chambéry.
Hardi 19, ci VersailU*. — Le roi alla Taprèa-dlnéeiC promener à MiU'ly, d'où il revint fort content par lesBOp-
mt amboUiasemdnta qu'il y a fait faire at qui ont trè^ Im ré\km ; il nous w parla le soir à sou coucher avec liWr. — Mousei^eur courut hi^r le loup et ^u retour • la chasse, comme il étpit à table, madame la duchp^se iBQUrgQgue entra; il ne s'^tten^oit poipt à sa visite et t fort aise de la voir. *r- l«a roi avoit cru toute la jouréeqw monseigneur la duc de. Bourgogne pourroit ur- . iw le sQÎr, mais il n'arriva pas; il avoit mandé qu'il rnveroit mercredi, et on croyoit qu'il voudroit mv- RNidra en faisant une diligence extraordînaira. ^ |b k mar«^chal de Boufflers partit hier pour retourner d Ife; c'est lui qui commandera notrp armée en Flandre, I le maréchal de Villeroy commandera c<*'lle d*AlleiSne sous monseigneur le duc de Bourgogne. Le soir liqivégU lu nombre des garde» qui demeureront auprès k monseigneur le duc de Bourgogne; c'est à peu près Mimequand Npnneigneur étoi^ ^ Tarmée. On doit nom- I» aprè^-demain le* ofgciep? généraux qui doivpn servir 1^18 les armées d'AHen^agne pt de Filandre» -r Qn IMdd qu'il y a IHir les Côtes d'Angleterre trente vai^ Ma anglois pu hollaqdois sur lesquels oq doit em- Rquer d^ ^Y^npos, et que le roi Guillaume veut t^iva Mreprendre quelque ehose sup le$ Espagnols daps l'Afrique.
Mêr^^i 20, é Vtrm\{f^' — Le i*oi ne sor^t que sur I quatre heures pour ^Icr se promener à Jriiinon ; i) dît résolu dès le matip de ne iH>int sortir que monsej- «qr le due de Bpurgogne ne fût uppivé. Ce prinot; i^vojt ||i:hé à Sens et arriva ipi av(fnt trois heures. 1^ roi It^ndit dans son eabipet, et le voyant venir alla aptmnt de lui jusque dans le salon^ où il reinhrossa tennmit, et puis il le fit embrasser madame la duchetfM*
HpnrgognCi qui avoit fait porter son dîner chez marne de llaintenon y quoique madame de Maintenon n'y
pw, parce qu'on voit de sa chiimbre dans Tavenue et vooloît avoir le plaisir de voir arriver monsei^^
jLmeur le duc de Bourgogne de loin. Dès qa'oB Ftpaol dans Tavenue^ elle alla chez le roi Fatlendre. On ne prtl |>a.s témoigner plus de joie qu'ils en odI témoigDé Fin et l'autre de se revoir^ et ce prince a élé reçu da niili perfection. S. M. lui a déclaré qu'il connnaiidenranifc il Allemagne en cas que l'empereur nous ééàut h guerre de ce côté-là. Monseigneur revint de ]leiidoB,c monseigneur le duc de Bourgogne aUa le recevoir an prf du degré et le suivit chez madame la princesse de Gorif;^ puis il alla voir Madame. Monsieur vint le soir cbaM dame de Maintenons qui ne rentra chez eUe qa'il heures; on l'alla quérir chez la chanoelièreî où avoit diné. Ensuite monseigneur le duc de Booqopi alla dîner dans son appartement, où madame kPriv cesse et madame la Duchesse vinrent et où beanoospA dames et la foule des courtisans vinrent le saluer, b A (oient tous trouvés à son passage depuis le bas dadop' jnscjuc chez le roi. S. M. laissa son cabinet tout ooM où les dames du palais et les privilégiés entrèreat ^ virent avec grand plaisir la bonne réception. Le monseigneur le duc de Bourgogne alla jouer au brdfl chez madame la princesse de Conty pendant qael Mîifrneur y jouoit de son côté. Le soir après souper, Icrti les envoya coucher, madame la duchesse de Bourges* A lui, un moment après qu'ils furent entrés dans sod* liine^i. Monseifçneur le due de Bourgogne est arri^"é «• bien meilleur» snnté que nous ne l'avions cru. Mon» irneur le due de Berry couchera samedi à Sens et ani" vera ici dimanche en chaise de poste. Le roi le mènen A Marly, on il ira lundi pour y passer le reste de la** maine.
Jeudi !2t , à Versailles. — Le roi donna audience à B.k comte de Brioi^àe, arrivé de Hollande depuis quelq»* joints, mais son mal Tavoit obligé de demeurer àParisî il n'a sahié le roi qu'aujourd'hui. L'après-dlnée le rot alla à lu v(»lerie: Monseitrn<»nr v vint avec Madame. MoB"
ttgaeur le duc de Bourgogne partit d'ici à cheval^ et mahne la duchesse de Bourgogne y mena toutes ses dam dans son carrosse ; elles montèrent à cheval à la fnnde grille quand le roi fut arrivé. Avant que de |irtir pour la chasse^ le roi dit à M. le duc de Chartres, fui le pressoit fort de lui permettre de faire cette campgne, qu'il y consentiroit si Monsieur le trouvoit bon. HMsieur y consent; ainsi ce prince accompagnera monsei- |Mir le duc de Bourgogne à Tarmée, mais ils ne partiiMit pas que la guerre ne soit déclarée. M. le duc du Irine et M. le comte de Toulouse serviront, et Ton croit i^ik serviront de lieutenants généraux dans Tarmée de Ihiidre sous M. le maréchal de Boufflers. — M. le comte TAveux, notre ambassadeur en Hollande, revient in- BHunment, et on laissera à la Haye pour résident le Berétaire de M. de Briorde, qui s'appelle Vray, qui est Il garçon qui écrit assez bien et dont on est content ici. Vendredi 22, à VersailUê. — Le roi^ après son diner, fit i revue de ses deux compagnies des mousquetaires à iod et à cheval dans la cour du château ; il leur fit faire sxercioeet puis il alla se promener à Trianon. Monsei- Qeiir et monseigneur le duc de Bourgogne coururent I loup, revinrent souper chez madame la princesse de Qiity, se promenèrent ensuite dans le jardin jusqu'à la ait et puis ils entrèrent chez elle, où ils jouèrent au velan jusqu'au souper du roi. Madame la duchesse de oorgogne alla trouver le roi h Trianon et puis revint hei madame la princesse de Conty voir jouer Monseineor; elle y fit collation. — On mande de Vienne que K comte de Mansfeld , grand maréchal de Tempereur, Sa ces jours passés chez le duc Moles, ambassadeur mispagne, à qui il déclara, de la part de son maître, de le plus venir à l'audience et de sortir de Vienne dans sois jours, déclarant qu'on en usoit ainsi parce qu'on kvoK obligé en Espagne le comte d'Auersberg, ambassa- Senr de l'empereur, de se retirer. On mande aussi que
8n JOURNAL DE DAAGKAU.
le ]1riilcc Louis de Bade s^en retobl^oit th^ Ini en Bohôme sans avoir obtenu satisfad;ion sur led 80D,OOOéctis d'appointements qtte l'emjJfereur Itll doit de la dernière ffu<?rre. Le comte de Stftreml)erg^ prëMdent du conseil de guert-e, qui défendit Vieliilë cohth^ les Turoi, est mort.
Samedi 33, à VetsùillBs. — Le roi alla liHet* Taprisdlnée et puis revint se promener à Triànon. Monseigneur alla dîner à Heudon, d'où il ne revint que pourleâdliper du roi; madame la duchesse de Bourgogne; qui 6*éiolt trouvf^e un peu mal le matin^ allalesoir, sûr lés sixhenras, s'y promener avec lui. — On devoit nommer anjourd*hni les officiers généraux, mais on ne les nommera que lundi quand le roi sera parti pour Marly ; le roi évitera pttlà les remerdments et les nouvelles sollicitations (1).— U Suùde, par tme délil)ération unanime dti sénat, anconnu le roi d'Espagne, et cette délibération estconfirmée par S. M. Suédoise, qui est en Livonie. — On a ettatrisde Lyon que le cardinal de Bouillon y avoit passé, et on a su depuis qu'il arriva dimanche dernier à Claiiy- — M. le duc de Savoie a écrit au parlement d'Angleterre et a adressé sa lettre au garde des sceaux par laquelle S. A. K.) par le droit de madame de SaTOie, sV>ppose à la disposition que le parlement a faite en faveur de la diichesse d'Hanovre douairière, A la succession de la couronne d'Angleterre. On continue les procédures contre milord Portland. La chambre basse i fait assurer le roi Guillaume qu'elle lui donncrôities moyens de soutenir le traité fait avec les États Géhftaiu en 1677; ce traité n'est que pour la défeiikive.
IHfMHcke 2V, à VetiiùillB». — Monseigneur le duc de Berry, qill avoit ctUiché ik Senfe, arriva ici sur les twi» 1 hnui^s; il alla d'abord chez le rolj où étoient monsei-
(I) On na uoinmr que le seul M. Kusen, et un croit qu'U conuaanloi * cort» sé|)aré. {ffotË de Dùngeau.)
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jy&àf le due de Bourgogne et nladiime la ddchessc de iMvgoghë; ensuite il descendit chez madame la prin* MB de Gentf , dû étoit Monseigneur. Nous Tarons trouvé ort crû et un peu grossi. Au retour de Marly, il com- ÉBOeem à inonter à cheval. Le roi ne lui ddnnoit que i»(NW franco par mois pour ses menus {Plaisirs; il aura Kteniemeni 1^000 écus par mois. Il soupera tous les nin avec le roi ; mais il se retirera chex lui en sortant biihlé et n'entrera pas après souper dans le cabinet^ Hume les enfants dv roi y entrent^ parce que S. M. veut ih'il se couche de meilleure heure. — Le marqdisde Dam« iorre^ cornette des chevau-légers d'Anjou y en a acheta i SDOs-liëutenance^ qu'avoit M. de Gassion> à qui il en 84>000 francs* «^ Le roi donne une pension de écus à M. le chevalier de Luxembourg ^ ills du hinaréchal de Luxembourg; il est colonel du régiment iKémonti *^M. deTallard revint de son aml>âssade 'Angleterre et fut fort bien reçu du roi; iMndi 25, à Marlg. «^ Le roi partit de Versailles sur ijqnatre heures pour venir ici. Monseigneur le duc de vrjr est du voyage; il loge au premier pavillon du côté B dames 9 et M. le duc de Beauvilliers logo avec lui. ai les sous^gouverneurs des princes sont ici pour ht smière fois. — Le roi, le tnatin & Versailles , donna A le comte de Tallard le gouvernement du pays de Foix ee permission de le vendre; on lui fera payer les dbiLx nées d'appointements qui sont dues depuis que ce Hvernement est vacant. Le roi le fait chevalier de Mire ; il sera reçu à la Pentecôte ; S. M. fera rassembler chapitre dimanche prochain pour cela. — M. le duc de lartres ne servira point; le roi a trouvé qUe cela ne Bvenoît point à ses intc'^réts^ et avoites[)éré que Mon- Nllr eu détourneroit M. de Chartres; mais Monsieur ifant pas voulu s'en charger, le )m a témoigné ti
de ChUrtres qu'il lui feroit plaisir de n'y plus songer.
l6 Duc et M. le prince de Gonty avoient parlé au roi
il y a quelques jours^ et s'étoient présentés pour servir^ el lui avoient tenu Tun et Pautre des discours très^oomis et point embarrassants, tels enfin que le roi lespoavoit souhaiter.
Mardi 26^ à Marly. — Le roi, après son dîner, monta dans une petite calèche avec Madame et alla courre le cerf. Quand on arrive au laisse^^-courre. Madame monte toujours à cheval^ et le roi se met dans une calèche encore plus petite, qu'il mène lui-même; elle est à quatre chevaux avec un postillon. Il y a d^ordinaire deux antres calèches de même espèce; dans Tune est madame U Duchesse^ qui mène aussi et y a d^ordinaire deux ou trms dames avec elle; dans Vautre calèche ce sont des damei de madame la duchesse de Bour^gne. Monsei§;near partit pour la chasse avec madame la duchesse de Bois^ gogne, à cheval; au retour le roi se promena jusqu^iU nuit dans ses jardins. — Outre les cinquante-cinq bataillons de milice dont nous avons parlé il y a déjà loo^ temps, on en lève encore quinze autres, dont il y en aura cinq de levés dans la seule province de Langnedoc, el ces soixante-dix bataillons sont en état de marcher A la fin du mois. — On mande d'Allemagne que les troupes que Tempereur fait marcher en Italie marchent toujours fort lentement et qu'ils n'ont que très-peu de vivres dans les maf^asins de Trente.
Mercredi 27, à Marly. — Le roi tint conseil le matin H son ordinaire et se promena l'après-dlnée dans les hauts de Marly îivec Monseigneur, qui les trouva fori eml^ellis. Le roi a fait mettre ici à Ton tour des terrasses du château une balustrade de fer parfaitement lielle, et fait faire des sphinx et de beaux groupes d'enfants pour metti-e dans les angles. — On eut nouvelles d'Espasme que S. M. C. avoit fait, le 14 de ce mois, son entrée dans Madrid, qui a été fort magnifique. On ne fait point la cérémonie du couronnement pour les royaumes deCastille, mais on la fait pour les royaumes d'Aragon, et le roi
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catholique ira pour cela^ dans quelque temps» àSaragosse^ où il jurera les privilèges de ces royaumes *. — Le touit commence à se répandre qu'au chapitre des chevaliers de rOrdre qui se tiendra dimanche il y pourra avoir quelque changement dans la disposition que le roi avoit faite au dernier chapitre qu^il tint il y eut dimanche huit jours. — Le maréchal de Tourville continue à être dangereusement malade^ et on n'en espère quasi plus rien.
* 11 n'y a ni couronnement ni habits de cérémonies quelconques en Espagne depuis Funion de ses États par Ferdinand et Isabelle.
Jeudi 28^ à Marly. — Le roi courut le daim avec les chiens de M. le comte de Toulouse. Monseigneur courut le loup. — Par les dernières nouvelles qu'on a eues d'Espagne, qui sont du jour de l'entrée du roi dans Madrid , on apprend que le duc d'Harcourt a une grosse fièvre tierce avec des redoublements. S. M. C. prendra la livrée bleue, comme le roi Ta ici. Le feu roi d'Espagne avoit la livrée jaune , qui est la livrée de la maison de Bourgogne, et avant que ces royaumea eussent été joints aux États de Bourgogne leur livrée étoit rouge. L'empereur a aussi sa livrée jaune ; les princes d'Autricbc la prirent après que Haximilien eut épousé Marie de Bourgogne. — M. de Buzenval, sous-lieutenant des gendarmes, vend sa charge pour payer ses dettes; il en aura 200^000 francs et 2,500 francs de pot de vin. M. de Bournon ville, qui étoit le premier des enseignes, donne 52,500 fnincs pour monter à la sous-Ueutenauce. MM. d'Arbouville et de Vertus, qui sont les deux premiers guidons, n'ont pas pu donner les 50,000 francs qu'il falloit donner pour monter à l'enseigne ; M. Dubois de la Koche, le dernier des guidons, les donne, et le roi l'a agréé. M. de Buzenval a son guidon à vendre, dont il compte de tirer du moins 100,000 francs.
Vendredi 29, à Marly. — Le roi, après son dîner, alla
iODRltâM* mmfAV.
Madamo alld dium nu
MMati de Oodl^i ' h Mijoiirn deiiint elli^ i ce ««i^iH iiyi* d^L fd&ldiMitf de nia ifltHI^^ MèU liM pM. ApM8 la chaMI» le Mi lé pmâmtk &ÊÊmwÈ JÉHM jiitNiii'A la nuit milij^M là llttgt» M le fitaln in^lli Hft* ihln im iKnlt«Miiiaadaliêl*b«^^ les pavillons des dames. — Le premier pgéeid^ deMi estmort; ils'appeloitDeUoD et éloit de oe pafi^— te inande de Landres que la obamlmlMlMày^ mulication des lettres que milordiy>rtiaiidetiL iénm B'étdcttitéofMesl'imirailtrbilAiisbttlli^ i
Uon podlf le iMtté au piMiige a« k àWbMM en l6Mi P^ %id éi ddniiott la HWtttomih dl|p<|ii au priikce ÛétàMk de BaViêtto it driaè l«qi«l JlM». paroit qlt'Ob ftéMik & là nttlfeë ull jlBfli là mmon ângloilé, et ajfflnt ttl par la Mtananaiarihl qid letilf a été fiidtb lies IléKadatiilhtf qàl a^^ (Mté qde itmoM aMmaM} ^ éUril AaMdte tempB-U) et mitord Miitte d'Oribi^iital tfà^pâO»* tempaJà milftifd tliriMli éi tbmmaMirtit- U^ Mi#iiAmilordlialiAtt^ qui «l6lt étt dé tedipBktt I0MI Hwlrilll avoient eupartftdrttëiiégM^tldni elle les* trtaif*b»' pables de hauts crittiM et de malvèMétlotl^ les fteavoy* accuser devant la chambre dèH seigneurSi et a rWa do présenter au roi Guillaume Une adreftfte pour k fé^ de les éloigner de sa présence et de see ocôÉalii. i^ chambre des seigneurs a pris un parti Opposé et a rénht de présenter une adresse de soh o6té pour prier Is f^ Guillaume de n'éloigner ces trois lordê ni db 9moimà0 ni de sa présence. -^ Le roi étant à la prmnenade^ 1*^ Pontchartrain lui rendit compté qu'on avait élu à TAHa* demie MM. de MaleûeU et de Gamplstron en la plsa ^^ M. Tévèque de Noyon et de H. [ Segrais}i
Samsdi 30. ûtëmiUeê. -^ LerOll'émasA tout tottiiî*
MAI 1^01. 9l
irë tMVAiller à sort tioUTeau mail A Harly. L'apréî^ êe il alla ^ promener en cillèche dans \^ îihwh et M \i\ ici fjt^^à là nuit. Mon^igneiil^ àllèi dîner âMeudort, J il lie retiendra ici que mercredi. Monseigneur le de Bourgogne àllA Taprès-dlnée à Sàint-Geriiiain * le (irineé de GSLllefi. Madame la duchesse de Botirnc joua toute l'àyi-te-dlnée à Marly et rdvint ici tin apirès le roi. — Le matin à Marly il arriva un bourde H. deBlécoUrt parti de Madrid le 35. On a]iprend ce courrier que la liidladie du duc d'Harbourl est ûdéralilement augmentée et qu'il est en très-ghihd 1. Michelet^ premier médecin du roi d^Espagne^ écrit [|uin20 de êa, maladie^ dont il fait un long détail et kil craint un mauvais ëvéuement; il yft nn pûiïiïripi !3 A\x matin ; qui est le seissième de la maladie^ pab lel il paroll que le malade est un peu mieux. — M. do 8on^ guidon des gendarmes anglois^ est mort: Le lils nadame de Jussac a acheté celui qui vaquoit par la notion de M. de Dampierre à la soils-lieutenahbe .voit M. de Gassion, qui est présentement capitainetenant.
ftttoncAe i*^ mal, à Versailles, — Le roi, après la se, tint cliapitre des chevaliers de l'Ordre; il nous |tie M. Tarchevôctuo de Sens lui avoil mandé qu'il t été pénétré de rebonnoissance de Thonneur que lui it voulu faire 8. M., mais qu'il croyoit fth-e obligé en neur et en conscience de le supplier d'honorer un •B prélat do cette grâce , ne pouvant pas l'accepter I faire une fausseté*. En môme temps le roi déclara l avoit jeté les yeux sur M. de Metz**, qu'il jugeoit •digne de remplir cette place. Ensuite le roi nous dit l vouloit aussi honorer de son ordre M. de Tallard , qui >it sbrvi très--dignement dans ton aiubaSsade d'Anerre et dans tous leH autres emplois dont il l'avoil 'gé ; et après nous avoir déclaré srt volonté , il remença à parler dé M. db Sens, dont il loua extrême-
ment la probité et la droiture. — La maràcbale de Villeroy se trouve attaquée d'un mal qui Tohlige à se bire faire la grande opération ; M. Félix la lui fera demaÎD. — Monseigneur ne vint point au chapitre et se tint à Meudon. Le roi lui avoit fait confidence^ il y a déjà quelques jourS; du parti que prenoit H. de Sens. Le roiFavoit confié à monseigneur le duc de Bourgogne et à madame la duchesse de Bourgogne. L action que vient de faire M. de Sens a été fort louée de tout le monde , d^autant plus quUl ne lui manque qu'un degré pour faire ses preuves.
* Le père de M. de Sens étoit major de Blaye sous le duc éeSaÎDt- Simon, et fort attaché à lui ; c'étoit un très-brave homme et très-honoétehomme, mais rien du tout que par esprit et vertu. M. de Sens le manda franchement et refusa . Le roi insista sur Tédat de ce reliit et de sa cause après avoir été nommé au chapitre, et promit de donner éi temps pour les preuves dont il ne se parieroit plus; mais M. de Sas répliqua que cela étoit contre les statuts et ne le voulut jamais. 11 inîli en cela le maréchal Fabert, et ce sont les deux seuls. Lorsque le roi k déclara^ M. de Marsan dit au roi que cette action méritoit qu*il chMgeât le bleu en rouge, et chacun y applaudit.
** M. de Metz étoit fils du duc de Coislin, et devenu premier aumônier en titre depuis que le cardinal de Coislin, son oncle , éloit devenu grand aumônier.
Lundi 2, à Versailles.' — Le roi alla tirer Taprès-dinée et puis se revint promener à Trianon. Madame la duchesse de Bourgogne alla sur les quatre heures à Meudon voir Monseigneur, avec qui elle se promena longtemps à pied et en ailèche ; elle ne revint ici qu'à la nuit. — Le roi a nommé les officiers généraux qui doivent servir dans les armées d'Allemagne et de Flandre.