‹ Journal du marquis de DangeauChapitre 28 sur 31 · MAI I7M. 4M · texte numérisé non relu

MAI I7M. 4M

— Le iliatin, aticotisêil, le roi jilgea l'affaire qu'il y avoit entre le comie de feroglia , sUrvivancier du gouvernement d'Avesnes , et M. de Mouy, qui prétendoit que ses enfants dévoient avoir les 50,000 écus de brevet de retenue. Il n'y a ]Kiint eu deux avis^ et il a été décidé que le brevet de retende , étant postérieur à la survivance, ne pouvoit tirer à conséquence. — On eut des lettres de l'armée d'Italie par l'ordinaire ; elles sont du 31 et du camp d'Isorella en deçà de la Chiese, que les ennemis ne songent point à défendre. Le 20 M. Vendôme lit marcher quelques troupes À Caneto, où les Impériaux avoient Itissé quatre cent» bomtnes, qui se rendirent à discrétion voyant approcher le canon. M. de Vendôme devoit passer la Chiese le â1 au matin , qui est le jour de la date des lettres. Les Impériaux se sont retirés au delà de la Fosiia Heestra.

Mardi 30 y à VenaillBS. — Outre le conseil que le roi tint le matin à son ordinaire, il tint encoiH^ un long conseil l'après^Unée, dans lequel il termina l'affaire des jésuites. Oli ne leur laisse plus que deux ans de noviciat, après quoi ilÉ ne pourrôht plus hériter. Le roi révoque l'édit de Henri IV fait en lOOi; et si après deux ans do noviciat ils sortent de la maison où ils auront pris Thabit , oU s'ilsen sont chassés, ilsaulblit une pension de leur famille, qui serastatuée parles juges des lieux*. — Le roi, avant que d'entrer au conseil le matin, donna audience au nonce ordinaire et à l'amliessadeur de Venise séparé*m«it. — • On mande de Heti que M. le marquis de Varennet) qui y commandoit, voulant aller à Marsal, avoit été pris. Comme on prétend ici que c'est sur les terrek de Lorraine, on croit que M. le duc de Lorraine doit obliger les ennemis à le rendre , à moins dé quoi il n'y auroit peint de neutralité dans son pays. — On a des nouvelles de Kaiserswert du 25 qui porteht que les assiégeants avancent fort peu leurs travaux.

' * Le ^. il^Aubctconrt, étant «M des Jésuites (Mèièuit abnées après

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ses Tcm\, prrteo^ être luliliii «laède, cl nulle. Les jésuites, les Kub réçiienipB leurs religiea\ en quelque tmi» que ce soil et que cela déebariee fort eommodéoMOt

celle du sMor d* AubereoiBt, ci le roi les T

celier de Pootchartram ranootn s

prétentioD apporteroit dans ks âmillci que Ti

sorte, le roi ayant au moins ordonoé que ks

ment fiafser à ces jésuites lemofés. Ce d'Aubeimurt

Deneficcs.

Mercredi 31 , à VersaUles, — Le roi. après diner. entendit la harangue de M. le cardinal de Noailles.. qui parloit à la tète de rassemblée du clergé : sa harangue fat fort belle et fort sage, et le roi y réponditJparCaitemefit bien. Ensoite ils allèrent haranguer Monseigneor, mai< leur harangue finit là ; ils ne haranguèrent point les enfants de Vonseigneur. L^ouvertnre de FasBemblée se fit hier aux Grands-Augustins à Paris, et M. Tévèque d'Aotoii, qui a quatre-vingts ans passés, prêcha. — Le scnrleroise promena dans ses jardins, et madame la duchesse de Bourgogne le joignit à la |Mt>menade. — M. Févèque de Périgueux est mort. Cet évèché vaut près de âO.OOO Hines de rente : en voilà trois ^Ticants présentement. Glandèves. Saintes et Périgueux. On avoit mandé il y a un mois qw Tévèque de Belley étoit mort, mai> cela ne s*est pas ïroQ's^ ^Tai. — Vonseigneur le duc de Bourgogne mande que la moitié de sion convoi étoit arrivée le i8 à son armée et que Tautie moitié étoit en sûreté. Les troupes des ennemi qui sont en gamûson à Maestricht , à Grave, à Bréda et à Bolduc ont un peu inquiété l'escorte de notre convoi dorant la marche : mais ils n ont osé rien entreprendre.

Jeudi V juifi. à Versailles, — Le roi alla laprès-dlnte se promener à Marly. Un peu après qu*il fut parti . il a^ riva un courrier de M. de Vendôme, parti de Goito \eudre^li matin : M. de Vend«>me avoit couché le jour de devant dans Mantoœ. où il avoit été reçu avec de craodf

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