‹ Journal du siége de Paris. Décrets, proclamations, circulaires, rapports, notes, renseignements, documents divers officiels et autres publiésChapitre 17 sur 97 · LX\X · texte numérisé non relu

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nir a la (.liarye, ^i cela lui convient, et tic reprendre la conversation interrompue avec le chancelier fédéral. Notre intention est, en effel, de diminuer notre contingent ; nous l'aurions diminué beaucoup si nous axions obtenu une réponse favorable du chancelier de la Confédération (lu Nord ; nous le diminuerons moins, puisque la réponse est négative, mais nous le diminuerons. La réduction sera, j'espère, de 10,000 hommes ; c'est le chilfre que je proposerai.

» Nous affirmerons de la sorte par les actes, qui valent toujours mieux que les paroles, nos intentions, notre politique. Neuf contingents, réduits de 10,000 hommes chacun, font une diminution totale de 1)0,000 hommes. C'est déjà quelque chose, c'est un dixième de l'armée existante; je regrette de ne pouvoir faire plus. La loi du contingent sera déposée prochainement. Lord Clarendon jugera alors s'il est à propos de représenter à M. de Bismarck que le Gouvernement prussien, seul en Europe, Tie fait point de concessions à l'esprit de paix, et qu'il se place ainsi dans une situation grave au milieu des sociétés européennes, |)arce qu'il donne des armes contre lui à tout le monde, y compris les populations accablées sous le poids des charges militaires qu'il leur impose. »

Le comte de liismarck, vivement pressé, crut nécessaire d'entrer dans quelques explications nouvelles avec lord Clarendon.

Os explications, telles que nous les connaissons par une lettre de M. de La Valette, en date du 23 février, étaient pleines de réticences. Le chancelier de la confédération prussienne, revenant sur sa première résolution, avait entretenu le roi Cuillaume de la proposition recommandée par l'Angleterre; mais Sa ilajesté l'avait déclinée. A l'appui de ce refus, le chancelier alléguait la crainte d'une alliance éventuelle de l'Autriche avec les États du Sud de l'Allemagne et les velléités d'agrandissement que pourrait avoir la France. M>is il mettait en avant surtout les préoccupations que lui inspirait, tlisait-il, la i)olitique de la Hussie, et s'engageait, à ce propos, dans des considérations particulières sur la cour de Pétersbourg, que je i)réfère passer sous silence, ne pouvant me résoudre à reproduire des insinuations blessantes.

Telles sont les lins de uon-recevoir que le comte de Bismarck opposait aux loyales et consciencieuses instances renouvelées itérativement par lord Clarendon, à la demande du Gouvernement de l'Kmpereur.

Si donc l'Europe est restée en arn.es, si un million d'hommes sont a la veille de se heurter sur les champs de bataille, il n'est plus permis de le contester, la responsabilité d'un tel état de choses appartient à la Prusse, car c'est elle qui a repoussé toute idée de désarmer lorsque nous lui en faisions parvenir la proposition et que nous commencions par en donner l'exemple.

Cette conduite ne s'explique-t-elle pas d'ailleurs par le fait qu'à riirnre mente oii la l'rancc ciuilianle diminnail son luMliiigent, le cabinet

cU; l>(M"liii orfïanisait dans roiiibro la caiulidaliirc provocatrice d'un prince prussien ?

Ouclles que soient les calonniios inventées par le chancelier Céderai, nous sommes sans crainte; il a perdu le droit d'élre cru. La conscience de ri'.iirnpe et l'iiistoirc diront que la Prusse a cherché la guerre actuelle, en jiillipeant à la France, préoccupée du développement de ses institutions ])oliti([ues, un outrage (|u'aucnnc nation iière et courageuse n'aurait pu accepter sans mériter le mépris des peuples.

Agréez, etc.

Si(]né : Guamom.

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