‹ Journal du siège de Paris en 1590Chapitre 104 sur 115 · Depuis.son arrivée en France, ce malheureux lé · texte numérisé non relu

Depuis.son arrivée en France, ce malheureux lé

PAS HENRI IV. i3g

des deux ilz jugeraient estre plus profitable, au bien et secours de la Gai2se en igénôral^ et aux ans de sa légation, rou qu'il :y>der meurast, ou qu'il en sortist pour pouvoir plus résolument conférer avec Monseigiieur de Mayenne au premier abouchement»* j . :.

Tous unanimement conclurait qu'il estoit non seulement convenable, mais 'absolu^ ment nécessaire qu'il demeui^aât. D'autant que delà résolution de sa démeure, dépen-^ doit en bonne partye celle de la ville à sien*! courager et se disposer, comme on-dictt A tirer force de foiblesse , faisant hardimeiili teste à l'ennemy, et demeurant ferme en i sa première résolution de jamais ne se rendcef

gat ne songeait qu'aux moyens de 1^ q^ittf r>:Il.T'ftyn^ éprouvé d'ailleurs mille contrariétés. E^ venant, il perd tout son bagage sur la route. Il arrive' â^Seiis, le plancher de la salle de Tarcbevêché, où on Lavbiti loger,' s'écroule. Il fut cependant forcé de supporter pendant quatre mois la famine à Paris; mais la mort de Sixte V lui fournit un prétexte qu'il ne laissa ,pa$ échapper. Vpyez ci-dessus la note I, p. 139. . , -, .

I . Après la bataille d'Ivry, le dac de Mayenne liareit prié de ne pas quitter Paris, afin d'en «asseurer: les habiçans. » (Voyez les Mémoirts de ViUeror*)

t^à SIEGE DE PARIS

â l'hérétique. Au lieu que sHi Venoit à ré+ soudre son partement, soubz quelque pré^ tefxte que ce fusf, au milieu de si grandes confusions^ nécessitez, défiances et difiicul^ tez, indubitablement . s'ensuîvroit la perte de la Yille, et par conséquent du Royaulna^j et de' toute la cause en faveur de laquelle il ékolt venu en France. D'aultant qiie Thérétiqûei viendrcwt alors aisément au dessus de^ ses affaires, et sepourroit dire qu*il serôit Iaktdë la Religion catholique en tout le reiste du royaulme. !

' * Par ainsi Texhortèfent, tous d'une voix] à' prendre' de sa part cette déterminée résô^ Jutidri de lie bouger, et la faire incontînant publier par la ville, pour tousjours accroisti^e le courage aux magistratz et à tout lé teste- du fyétiple; rendant les uns et les ati<tres de plus en plus faciles et enclins à la résolution de tenir et se bien défendre. Et à cest effet donner promptement ordre à se pourvoir d'un chef de guerre, de forces et vivres nécessaires, s'assurer le mieux qu'il seirpit ppssible des places cîrconyoisines aux rivières d'Oyse, Marne et Seine, la

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f^tft cIqs^ quelles . Ift privçroit en#r-emeQt dft to^fecorpmarpe^ : ,, . r» ./;.: v^^ ^ ^ iî)emeurant au re§tç qe ppipt résolu enjrg ^ux^ique, biçn qa'à la vérité 1» vpyîÇr'çle rjBis3iègement fusç la plus; longw^^i.^.^stvcg qu'il: y avwt plijs 4'apparen(:ô qjue l^^pn^çm^ te deufet choisir comme la plas ^ewe,? am cas qu'y «ntrepipit ;aulcune.' chosç. contre h ville, plu^ t<?st que de rassaillir è forw.ouT venie^ çhosç notoireqient ' trop périlleuse j| ]iïi^ si petite .armée, que lav tienne ;l^u€|Uç pour lors n'excédoit le nombre d^ 4ix/niil twromes de pied au plus, ,0% d'enviriçn înois i3iille chevaux *. Au lieu que dan5 iayjiUq, on faisoit estât çt jse ^trouYpient gn^pli^:}: ço,viron , trente . mille Parisiens ?i , trçç: bj^çn arm^quij dçspartiz; par qviard^f^.^ujj)z,l,i i;pnduite de kujis chefe, se jS^rQieÇ|^,ejj,çç

il i . . ' • ". . • . f ■'••.; î '>u ''-j

i^ Palm.a Cayet dit « dou?ç içil honjnxes^ de ^ ied et « trois mîr chevaux. » (Chronologie novénairè^ liv. Il^ > ^ ibu)^ Cdrn^id donhe ei]eactéfi>eiit les' inêtïiês idhiff

2. n y avait alors dans la ville, dit Palma Cayet, « plus de cinquante mil hommes, tous enî armes. » {fihr^9n9logienovéHairi^\vr:*. Il, .p. abi,)r, r ; , ,

cits trouvez tous bons soldatz pour la^defe fence d^ leur patrie, famille, maisons et fnioièns* ;

Ayant doncques pris Monseigneur le légat résolution de demeurer, il la publia in*côiltiwant,. et s'y confirma davantage lors que ^'œtant- abbouché le xviu^ de mars avet^ues Monseigneur de Mayenne à Sainct Denis S il entendit qu'il avoit bcmnè espérance de se pouvoir en peu de jours remettre en suffisant estât pour venir se^ courir la ville, au cas qu'il en fust besoin^ tant parie moyen du reste de ses,force$; qti-iLfîourroit rallier, que du secours qu'on; luy promettoit du costé de Flandres ; du-^ quelU fie tendit pour asseuré, veu la bonne affection que le Roy catholique et le duc dé F^Fffle portoîent d'eux mesmes au bien et

'*! j ^W légat à'y alla pas seul; Tambassadeur d'Espt-' ^çte, rarçhiCY^que de Lyon» et quelques, seigneuris l'ac-, compagnèrent. Le duc dé Mayenne était arrivé à Saint-^ Denis « fort las et recreu selon sa disgrâce, suivi d'as- « sez petit nombre de gens. » {Corneio^ p. 9.) Aussi le but dé C8t«cr«atrevue étàit*-il surtout « de le consoter.et ce- réconforter de ses pertes, et lui donnetr coura^ de« (c poursuivre ses entreprise^; »> ÇLestoile, 3i tùarUi)

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adtancement de cette oause^: Laquelle Uz ômbrasseroient encores d'âphant plu^ voi lontiers quand ilz se verroient eschaidâezrà ce Éàire, tant par. les r lettres que. mondict Sei^eur le légat leur en avoit.escriptq^^ •eonlme a esté dict cy dessus^ que;. par la vive voix du Seigneur Pierite Gajetain, sojji nepveUy qui Testoit venu visiter de^Flann dres, et y avoît esté renvoyé pour ce mssme effect, à l'instante prière que la^villecaft^ à mondict Seigneur le légat dès le^setziiesme du mesme mois, en compagnie du commaa-) dant Moreau *, agent de Sa Majeitéicatfaot^ l\<Ê[\Se^ 6t de Tun . des. offîciers de- ladiote ville*- , /i.t

S' étant doncques ensuivy. à Saint-Dfenip 1 abboucfaem^it de Monseigneur;, le légat^ de l'ambassadeur Catholique et deq magb-i trats de la Ville avec Monseigneur de Mayenne, et lors la ville se sentaiat ..excitée par l'espérance du prochain secours qtte^

' 1 . Moreo, agent de Philippe II et commandant d'unc^ pdrtie des forces envoyées en î'^rance par le roi d'Espagne. (Voy. Cd^^eio^ p. 10.) > .. V

miondict îSdigneur promettioitv dk prit tifïê* feririei T^ésdutiort^ seloifpte'jcdnseil deMbn-^ spigneur : le '• légat, dti pet^Viéver'^ - ^oft séi:^ inantde tenib Imrf ec foire résistance 41 rènJ--ixéiïf/^çey soubz lail^rmewiôn de' rworidict' SeîgiïèurV'sotïbî leiigoavé-nément, quarïf^' auTfitttttf'dé la polisee, ût iMottseîgîiéuf i'kf J ciibvesqùfe 'de -Mm^ * ^i , slvëc beduétmp ^ d&îp'fudôïicè et de ôhai^hé , ifarwait • djéjâ pôr:^ un assez bon e$pa<fe dertenifi^'teûreusé-^ naenr'gôuVrÉfftiéë^ fecWbs^la' gardé d* IVtensê^hefôfî fediitr de 'Nêdouî^s'^'destitté'paf^ ^ Mm^i§Pi^' â^Màymm ^r y àVdir teî^ gcïuv^^ekierif ^T èti|)ërimeftdâî*cé^'bur'«ôât^'^ cfe iqiâî '^ncêrner<i)it le fokîjdes armés, 'âVéc^' • la- charge 4e--quatre mil hommes de pied e£t£isi9er$ l\ : tant Suissses lansquônetz :que -

I. Pierre d'Ëspînac. Be -Thôu dît que, dans sa; )éli*'' néiséj^W âvSt eu bekticbrep'deH penchant ^tmrk'Réfôniîi'è^.- Tlîùt gardé iîes sceaux dé k Lfguè. - '

'^î.'K àtaftW la trrêriiè lifrère que lè duc de Mayenne; C'était, 'iuivàfrtbrantômé, un prince « très btàvè, faô-- ((' feint; àesdgë coîlduite' ièt résolutiùn. » De THoù pré-'' ténâ iju^f àspîraît à k éburoimie ' ' ' ' ' -.--.> < - 3. Corneio dit trois mille seulement ti qttî 'furent' a distribuez une partît à la garde 'deVar$eïîà6/ètle

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FiF^nçoi^ Ssoldoiés pactyeipar le Roy ca^ tboUque,. pv Tentremise de acm Ambas^:

sadeuf susdict, party^pàr la ville naesmiS} et;saukz la vigUdnce> ^ vakwt dieiMobsbur le . CheiV/aUer d'Aumale *, y envoyé ipar te . iQesiQe duc d& Ma3renn0 pour coc&diiihiev soubz Vobéî3sanc$dudict.si4uj;dâ NemKDfttrs|: les escarmouches ^t autrds facti9ns ^d4.

guerre qui^ jounkellena/ent, âe présontbroif nlf/ à ex4ci*ter j aUeacontre de Fennemy . . . i ; . Ato poiur aultant qu'U fut \^é oonuBei t iiîîpps3ibk de défendre^ avefc sipetiii nombre, d^i soldatz toute Tenoeinte/deâ faïutehôurgsi^ àicause du grand circuit et yastité>d'teeuA.^^Ti

il fuiipour cette cam^y rôsolu qu'ibseroipnt:.

u itt^te i:lài:>:idB endroiudeia Vilfe lés pIusdîfiËitai^â' « garder. » (p. i3.)

I. 1200 lansquenets, 5oo suisses, 1000 fantassins français. {Chronologie novénaire, p. 244.) i

^, Claude de Lorraine. Il n'avait que vingt*-huit ans^-^ et déjà on vantait son «expérience et prud'hommie. )>^ (Vaye^ Duc de Nevers, Traité des causes de là prise d*4rmesj etc., dans Cimber, i'« s4rie, t. XJ[II,.p.jA^i.)' Il mourut pi Tattaque de Saint-DenLs le 3 janvier. i5qj^ ; on a accusé le duc de Mayenne de l'avoir fait tuer pour * s9 débarrasser d^un rival redoutable.

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