Depuis.son arrivée en France, ce malheureux lé
PAS HENRI IV. i3g
des deux ilz jugeraient estre plus profitable, au bien et secours de la Gai2se en igénôral^ et aux ans de sa légation, rou qu'il :y>der meurast, ou qu'il en sortist pour pouvoir plus résolument conférer avec Monseigiieur de Mayenne au premier abouchement»* j . :.
Tous unanimement conclurait qu'il estoit non seulement convenable, mais 'absolu^ ment nécessaire qu'il demeui^aât. D'autant que delà résolution de sa démeure, dépen-^ doit en bonne partye celle de la ville à sien*! courager et se disposer, comme on-dictt A tirer force de foiblesse , faisant hardimeiili teste à l'ennemy, et demeurant ferme en i sa première résolution de jamais ne se rendcef
gat ne songeait qu'aux moyens de 1^ q^ittf r>:Il.T'ftyn^ éprouvé d'ailleurs mille contrariétés. E^ venant, il perd tout son bagage sur la route. Il arrive' â^Seiis, le plancher de la salle de Tarcbevêché, où on Lavbiti loger,' s'écroule. Il fut cependant forcé de supporter pendant quatre mois la famine à Paris; mais la mort de Sixte V lui fournit un prétexte qu'il ne laissa ,pa$ échapper. Vpyez ci-dessus la note I, p. 139. . , -, .
I . Après la bataille d'Ivry, le dac de Mayenne liareit prié de ne pas quitter Paris, afin d'en «asseurer: les habiçans. » (Voyez les Mémoirts de ViUeror*)
t^à SIEGE DE PARIS
â l'hérétique. Au lieu que sHi Venoit à ré+ soudre son partement, soubz quelque pré^ tefxte que ce fusf, au milieu de si grandes confusions^ nécessitez, défiances et difiicul^ tez, indubitablement . s'ensuîvroit la perte de la Yille, et par conséquent du Royaulna^j et de' toute la cause en faveur de laquelle il ékolt venu en France. D'aultant qiie Thérétiqûei viendrcwt alors aisément au dessus de^ ses affaires, et sepourroit dire qu*il serôit Iaktdë la Religion catholique en tout le reiste du royaulme. !
' * Par ainsi Texhortèfent, tous d'une voix] à' prendre' de sa part cette déterminée résô^ Jutidri de lie bouger, et la faire incontînant publier par la ville, pour tousjours accroisti^e le courage aux magistratz et à tout lé teste- du fyétiple; rendant les uns et les ati<tres de plus en plus faciles et enclins à la résolution de tenir et se bien défendre. Et à cest effet donner promptement ordre à se pourvoir d'un chef de guerre, de forces et vivres nécessaires, s'assurer le mieux qu'il seirpit ppssible des places cîrconyoisines aux rivières d'Oyse, Marne et Seine, la
PAR. HÇNRI IV. 141
f^tft cIqs^ quelles . Ift privçroit en#r-emeQt dft to^fecorpmarpe^ : ,, . r» ./;.: v^^ ^ ^ iî)emeurant au re§tç qe ppipt résolu enjrg ^ux^ique, biçn qa'à la vérité 1» vpyîÇr'çle rjBis3iègement fusç la plus; longw^^i.^.^stvcg qu'il: y avwt plijs 4'apparen(:ô qjue l^^pn^çm^ te deufet choisir comme la plas ^ewe,? am cas qu'y «ntrepipit ;aulcune.' chosç. contre h ville, plu^ t<?st que de rassaillir è forw.ouT venie^ çhosç notoireqient ' trop périlleuse j| ]iïi^ si petite .armée, que lav tienne ;l^u€|Uç pour lors n'excédoit le nombre d^ 4ix/niil twromes de pied au plus, ,0% d'enviriçn înois i3iille chevaux *. Au lieu que dan5 iayjiUq, on faisoit estât çt jse ^trouYpient gn^pli^:}: ço,viron , trente . mille Parisiens ?i , trçç: bj^çn arm^quij dçspartiz; par qviard^f^.^ujj)z,l,i i;pnduite de kujis chefe, se jS^rQieÇ|^,ejj,çç
il i . . ' • ". . • . f ■'••.; î '>u ''-j
i^ Palm.a Cayet dit « dou?ç içil honjnxes^ de ^ ied et « trois mîr chevaux. » (Chronologie novénairè^ liv. Il^ > ^ ibu)^ Cdrn^id donhe ei]eactéfi>eiit les' inêtïiês idhiff
2. n y avait alors dans la ville, dit Palma Cayet, « plus de cinquante mil hommes, tous enî armes. » {fihr^9n9logienovéHairi^\vr:*. Il, .p. abi,)r, r ; , ,
cits trouvez tous bons soldatz pour la^defe fence d^ leur patrie, famille, maisons et fnioièns* ;
Ayant doncques pris Monseigneur le légat résolution de demeurer, il la publia in*côiltiwant,. et s'y confirma davantage lors que ^'œtant- abbouché le xviu^ de mars avet^ues Monseigneur de Mayenne à Sainct Denis S il entendit qu'il avoit bcmnè espérance de se pouvoir en peu de jours remettre en suffisant estât pour venir se^ courir la ville, au cas qu'il en fust besoin^ tant parie moyen du reste de ses,force$; qti-iLfîourroit rallier, que du secours qu'on; luy promettoit du costé de Flandres ; du-^ quelU fie tendit pour asseuré, veu la bonne affection que le Roy catholique et le duc dé F^Fffle portoîent d'eux mesmes au bien et
'*! j ^W légat à'y alla pas seul; Tambassadeur d'Espt-' ^çte, rarçhiCY^que de Lyon» et quelques, seigneuris l'ac-, compagnèrent. Le duc dé Mayenne était arrivé à Saint-^ Denis « fort las et recreu selon sa disgrâce, suivi d'as- « sez petit nombre de gens. » {Corneio^ p. 9.) Aussi le but dé C8t«cr«atrevue étàit*-il surtout « de le consoter.et ce- réconforter de ses pertes, et lui donnetr coura^ de« (c poursuivre ses entreprise^; »> ÇLestoile, 3i tùarUi)
]>AR HSMRI IV, 14!
adtancement de cette oause^: Laquelle Uz ômbrasseroient encores d'âphant plu^ voi lontiers quand ilz se verroient eschaidâezrà ce Éàire, tant par. les r lettres que. mondict Sei^eur le légat leur en avoit.escriptq^^ •eonlme a esté dict cy dessus^ que;. par la vive voix du Seigneur Pierite Gajetain, sojji nepveUy qui Testoit venu visiter de^Flann dres, et y avoît esté renvoyé pour ce mssme effect, à l'instante prière que la^villecaft^ à mondict Seigneur le légat dès le^setziiesme du mesme mois, en compagnie du commaa-) dant Moreau *, agent de Sa Majeitéicatfaot^ l\<Ê[\Se^ 6t de Tun . des. offîciers de- ladiote ville*- , /i.t
S' étant doncques ensuivy. à Saint-Dfenip 1 abboucfaem^it de Monseigneur;, le légat^ de l'ambassadeur Catholique et deq magb-i trats de la Ville avec Monseigneur de Mayenne, et lors la ville se sentaiat ..excitée par l'espérance du prochain secours qtte^
' 1 . Moreo, agent de Philippe II et commandant d'unc^ pdrtie des forces envoyées en î'^rance par le roi d'Espagne. (Voy. Cd^^eio^ p. 10.) > .. V
miondict îSdigneur promettioitv dk prit tifïê* feririei T^ésdutiort^ seloifpte'jcdnseil deMbn-^ spigneur : le '• légat, dti pet^Viéver'^ - ^oft séi:^ inantde tenib Imrf ec foire résistance 41 rènJ--ixéiïf/^çey soubz lail^rmewiôn de' rworidict' SeîgiïèurV'sotïbî leiigoavé-nément, quarïf^' auTfitttttf'dé la polisee, ût iMottseîgîiéuf i'kf J ciibvesqùfe 'de -Mm^ * ^i , slvëc beduétmp ^ d&îp'fudôïicè et de ôhai^hé , ifarwait • djéjâ pôr:^ un assez bon e$pa<fe dertenifi^'teûreusé-^ naenr'gôuVrÉfftiéë^ fecWbs^la' gardé d* IVtensê^hefôfî fediitr de 'Nêdouî^s'^'destitté'paf^ ^ Mm^i§Pi^' â^Màymm ^r y àVdir teî^ gcïuv^^ekierif ^T èti|)ërimeftdâî*cé^'bur'«ôât^'^ cfe iqiâî '^ncêrner<i)it le fokîjdes armés, 'âVéc^' • la- charge 4e--quatre mil hommes de pied e£t£isi9er$ l\ : tant Suissses lansquônetz :que -
I. Pierre d'Ëspînac. Be -Thôu dît que, dans sa; )éli*'' néiséj^W âvSt eu bekticbrep'deH penchant ^tmrk'Réfôniîi'è^.- Tlîùt gardé iîes sceaux dé k Lfguè. - '
'^î.'K àtaftW la trrêriiè lifrère que lè duc de Mayenne; C'était, 'iuivàfrtbrantômé, un prince « très btàvè, faô-- ((' feint; àesdgë coîlduite' ièt résolutiùn. » De THoù pré-'' ténâ iju^f àspîraît à k éburoimie ' ' ' ' ' -.--.> < - 3. Corneio dit trois mille seulement ti qttî 'furent' a distribuez une partît à la garde 'deVar$eïîà6/ètle
9A9i HBNRI IV. 145
FiF^nçoi^ Ssoldoiés pactyeipar le Roy ca^ tboUque,. pv Tentremise de acm Ambas^:
sadeuf susdict, party^pàr la ville naesmiS} et;saukz la vigUdnce> ^ vakwt dieiMobsbur le . CheiV/aUer d'Aumale *, y envoyé ipar te . iQesiQe duc d& Ma3renn0 pour coc&diiihiev soubz Vobéî3sanc$dudict.si4uj;dâ NemKDfttrs|: les escarmouches ^t autrds facti9ns ^d4.
guerre qui^ jounkellena/ent, âe présontbroif nlf/ à ex4ci*ter j aUeacontre de Fennemy . . . i ; . Ato poiur aultant qu'U fut \^é oonuBei t iiîîpps3ibk de défendre^ avefc sipetiii nombre, d^i soldatz toute Tenoeinte/deâ faïutehôurgsi^ àicause du grand circuit et yastité>d'teeuA.^^Ti
il fuiipour cette cam^y rôsolu qu'ibseroipnt:.
u itt^te i:lài:>:idB endroiudeia Vilfe lés pIusdîfiËitai^â' « garder. » (p. i3.)
I. 1200 lansquenets, 5oo suisses, 1000 fantassins français. {Chronologie novénaire, p. 244.) i
^, Claude de Lorraine. Il n'avait que vingt*-huit ans^-^ et déjà on vantait son «expérience et prud'hommie. )>^ (Vaye^ Duc de Nevers, Traité des causes de là prise d*4rmesj etc., dans Cimber, i'« s4rie, t. XJ[II,.p.jA^i.)' Il mourut pi Tattaque de Saint-DenLs le 3 janvier. i5qj^ ; on a accusé le duc de Mayenne de l'avoir fait tuer pour * s9 débarrasser d^un rival redoutable.