‹ Journal du siège de Paris en 1590Chapitre 105 sur 115 · Voyez l'Introduction, p. 5 et suiv · texte numérisé non relu

Voyez l'Introduction, p. 5 et suiv

l46 SIÉGÉ DE PÀftIS

abandonnez, etfes maisons laisséesvuîdies *.

Et qùoyqti'il y en ayt dé très belles; et sî grand nombre qde pen s'en fault qu'elles né fessent un è{ grand corpé q[ue le testé dé ce qûrdst habité dans Tènceiiite dès murailles de la ville; néantmôiiis, les propriétaires dMcdies, avec une promptitude, patience et obéissance très digne certes d'estre ad^ mirée, les laissant en {iroye à Tenilemy, se retirèrent, qui dans là ville, qui àtitre ;part. Et dépendant qtie Tennemy qui, tost après la ^ùs^dîèté biataillè, s'estoît faîct màitre de là vîUé dé Mantes, s'y amusoït à jpartager son

butin," tèÉieltre ses forces, et délibéfèr'du

pro'grez de la gùeri-e', Monseigneur le Légat s'eïtiploioît de Son côsté à rencourâger là' VîUé par le moyen du renouvellement dés' grâces et exercices spirituel, fréquence'

I. On en démolit même plusieurs qui auraient pu serVii* dfe lieu dé défense à f ennemi. {Càfneio, p. i3.)

2: A grand tort, suivant Comeîo, qrrî affirme « qil^ tf èi'le Roy de Navarre eut bien scdti se servir de ro<?- « casîdn et user dd sa forttiiîc, il eut obtenu sans peîne « ce que depuis luy a cdusté beaucoup à poursuivre: y> (P. 7.) . ^

<ie...pj^^içattoi3is> ., et, xninistère A^^^iSii^çtT: sagremi^ns. de la pénitjence et eucharistie^ Chercbaiit en roesme tieiipjps. .le TOoyea , cjç pQuyoif conférer aveÇj queiqu'un^e,s prinr çipaiiix de If noblesse ; Catholique qui sPjivoit le party contraire, * ^

, , Cqvnme^ f|nablement |e : xxyj® du mpamp nfipis, j^ entra en conférence avec le Mares-, chai 4^ 3iron *, auquel, de vive voix et foi;t aflfectueuseniiqnt, il s'efforça (maisenvaii^) de persuader, et e/i.sa personne à tout le çgs|e de la, noiplesse Catholique suiva^xt je jj^esme party, d'abandonner Thér^tique, .e^ se réunir avec les autres catholiques pour la défence de la religion et liberté de cette couronne:, sans, vouloir estre eau$e» en ^oustenant un si injmte partyi, que Ippi fop^ ces. estraipgèiTe^ entrassent çncaRpy^ulfQef en danger d'apporter quelque nouveaulté

I. Suivant Lestoile, cette conférence eut lieu le 27; Le légat, l'archevêque et Biron dînèrent .ensemjjle à Noisy, chez le maréchal de Retz, u tout se pfissa eii tt discours ordinaires et plaintes des misères que les (i guerres civiles entraînent ordinairement avec elles, i (Lestoile, 27 mars.)

et aUératioa en ce^t estât, pQniw^t q^^lon ne visoit qu'à la seule défcyojçe. de la îiqUr ^i^n Catholique. Et en topt cas, Texhpii^oit •4e vouloir. au moins moyemier, quelq|:^p suspension d'armes pour certain ten^ps^; ppçr cependant pouvoir convoqueriez Esjjat^ générauhc, où plus meurenient se popiFjFoit,traîçter des moyens convenables ^ donner quelque rqlasehe au^ tnoubles.de ce Rbyaûlme, et à les assoupir du tout avec ^ •la conservation dt là religion Catholi-

Monseigneur de Mayenne, ce. pendant,

avoit donné son rende vous à Soissons, et

î roe^Çfit peine de rallier le reste de son armée, dissipée çà et là pl^ustpst que dejQfaictç. Et ç^, af]lw^ que doxwiant certitude^ de Tiestat o^ il se trpuvoit à Monseigneur le duc de Parme,, avec lequel il se debvoit abbouch^ comme il feit tost après à Condé, il le peust d'aultant plus iacilement induire à luy donner les secours qu'il jugeroit. nécessaires pour ^'opposer et faire teste à Tennemy. ^j Monsieur le duc de Nemours en même temps vacquoit de son costé à distribuer les

thûrgesdans la ville, à donilei^ ofdte àiix garnirons et autres factionà* militaires .

^ Môrisiéuf de Lion, atec' le Prévoist des tîiarchànds * et ' autres magîstratz avbient fofeil sair la police. Et tous ensemble, àVèc Tes autres cionséHlers du secret cofisefîl dfe Monseîgriéur de Mayenne, s'entre cointeiùhiqùbierït souvent en la présence de Moriseigiîeur le Légat , selon rôcciirretiée des iflairës; laissant par après î exécution de ce qui se resôlvoit à ceux qui en éstoierit chargez, laquelle en plusieurs choses, vôire \ife considératïdn et importance; '' sôlt fiàr impassibilité , désobéissance bu- di^sènsîôii', "estoitbiéa souvent' négligée, et non'jarnais si exacte quHl eust esté nécessaire.

'' Dé là vînt qu'il ne fut faict dîlîgerifè recherche ny fidelle èstaf dés grâîns qùî -éà- Voieilt dàrts la ville, qu'elle ne fut ravitaillée et munie avec le ôoîri et diligence' requîâe , que l'oïl île s'asseurasùfl&sàmiiieiit'des places d'allentour, la perte desquelles 'ostoit toute espérance de lé pouvoir faire par

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