I . Charles Boucher, sieur d'Orsay
l5o SIEGE DE PARIS
après ; aucunes i^effusans de recevoir gàrnîâons, domme feît Corbëîl . ' " ■'■ •\-^ ^ Sur ces entrefafctes et difficiiltez, voîcjr que Fèhriemy paroist â la veùe de la ville,' pàsèant avec toutes ses forcés pôur^tascher^ à s^' feiidre tmièrenieht niaistfe des ri vie-' rés', comriié l^on pcrtirroit dire qu-il fëif én^ uïl rtiomentK Cai',: soit qùé les placés nte' fù^serrtr de s6y tenàblès, ^oit par la djès^J loyaulté d'aulcùhs: dé îcetlx qui festoient destine^ à' là" gài-ciè 'dTcetlés , il s'enlpara de GôftëiV'Ttrovîïlsv MePun, Moref, Nogént^ Montéreâu, ^èaulmônt et autres Villeiâ' ef^ bbù^gc^es silùëès- sur les rîvîèreë sùsdîctéà,sànè^trôuVér auîctoe résistance, sinon qtfà^ Séhsét 6àîftt;Dfehîs^ = ^ • ' ^ f^
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« il vinrcîiettrè son canon devant Charànton, à la veuë « -^VWméM^^^ kVèlMscVdldats pàrisieh^'dîfAs Âihi^ (( tour, qui se défendirent courageusement trois ou. « quatre jours. » (Corneio^ p. i5.)
•ï. (^ SH'Mîiîé^té'àVôit^ésji gaigtiié la ville dé Wâhiès," (i laiquçRe's'éstôît rendue d^éfFroy,' et atok attaqué -Gdr- (( bell et MèltMi jpotir sfe^ réhdte malsftre du hault de là cr rlviète tle Seine, <:ôfaitnë:eîie T^stok du bas. Ce qui « luy succéda quasy sans coup frapper, tant esfôfenf
PAR HENUMV, I 5,1
.. Monseigneur île Légat n'ayant ppurjor s encores receu quelque re3pQnse qu'il gutteur 4oit 4^ Marcschal de Biron, tuy envoya lé ,3ixyi® d' iVpvril Monsieur révesque de . .. • > pour Juy rexnonstrer de rechef les .i^con- Y^nipps qu'il luy avoit jà faict entendre, Ij'^^^eurer des forces estrangères qui inf^liblement estoient pour entrer en ce Royaulme^.et l'exhorter à tout ce cjui cy devant luy avoit esté proposé. \ ;. .
; Mais tout cela fut §ans, aulc^m fruict. Qui plus çst, ayant, ledict ^cur éyesqi^e^i à, son r^tojur: de . Provins ^^ rencontré le. nacsme Hepry de Epurboij, il fut contrainçt, biçn qjoÇj pontre son intention et sçs înstructioîis, d'entrer en conférence avecques Juy;,. qui dura assez long espace de temps. N'obliant pas à luy remonstrer ce pendant les incon- Véîiiéns, ruines et dommages qu'aJ)pbftoit à, ce I^QyapJn;ie Sja prèyariciation et desiioie-
« foibles lesdictes villes, et malg^ri;iies de f;^,q\ii estoit (( nécessaûrepour se deôexxdre : le fucci^$.de c^te ideru nière bataille (Ivry) ayanç si;irprias les p4ws fins et (( diligents^ et estonné les plus asseurés. » {Mémoires ieVilleroy.^ .
i5% SliùK DE PARIS.
tùeni de la r^giwtGatlîcfetUç. Et s>
sant, entendre à quelque bonne paix. Mais tout de mesme encores avec luy perdict il son temps et sa peine.
Renchérissement des vivres, — Intrigues des l'oliliquea. — Henri attaque la pûrte Saint-Mariifl, et Wllle les moulins à ventqui enlour^ianl la vHIe. ■— H élHl'Ht des batteries à Montmartre et à .Montfauton; —Prédications et processions dans Paris, — Les Parisiens envoient demander du secours au duc de Mayenne. — I-eur vœu à Notre- Oametie Lorette. — Commencement de la fomine.
AiNSY Paris se trouva incontinant assiégé et entièrement privé de toute sorte de commerce et de vivres, remply des pauvres paîsans d'alentour que la furie de Tennemy y avoit industrieusement chassez pour ayder à y consumer les vivres. Qui fut cause que ceux qui avoient des grains vindrent à les resserrer. Et dés
l54i SIÈGE ,DK ^AUIS
lorSîQOHuner^ç^^ &ç É^drerseatif la diflEiçi4^t^
de. i;ecQU^r^r,dtf:fiftî(^k par^y ce3t^ gran^ ettKrççjlijiQrincroiablç mi^ltitud? 4? Î^^Pl^ii croissant encores sçloij^ le .pn%àu Sf9ifh^
cei^jdp'P^t^^S^^^^ victuailles |. . ^ . ; :
Et Ips ; PpUtiqxjes du dedans qui ohsçrTyoipnt.curieuçjemept touteis choses e.t for.
mQntpient ea:tap.t qu'il leur estoit possil^br les^^iricaav^pieqs et diffiquh^ jie raan-i quqieixt de. doRner- adyis à rennçmy: biiep^
I,. On, flt ^Jprs « unp rçche;"che geapralk des graîiis,( « Et contant îe nombre dé "personnes qui estoît en ïa* (J *#lIlèVp<iur juger boitibîen de tethps éjle Jxiufrôiit Iîé4^ « nir, à raison d'une livre de pain par jour pour chasqyi4^ « personne, il se trouva deux cens mil personnes, et.de a bfed'ènviron pour les' nourrir un mois.' » On compta mié iiii Fd+oine ^wi.'y; istdit, pour skn[ sejrvir àpifes^. à.»
a que^ le bled durast plus, et fust despense au profit tt(4^^à>ùyr^4 éh''c^<i^t>Âa'qViei'on'.t3hoiéiroit eh 'dk^^î
u bled à. raison de quatre escus le septier, ppur le vena'ûreék JiAri'ûuk'^piafuVfès ï Maison dé six' tAafics^ra-'
«i.liVffiywi(<ïtfr«flè3,Jp. rô4îi.i<^ . -j^ , '*^''.-^ f.î j\j ^ Le'fpi^.JQrit^q^e l]on .trop^ya à,;Paq$ du, blé^WW?. un mois « estant^ bien meshagé, » et ï5oo muiasdavôiné,' La^ ville» dit4l, i^eWôrniâk dèiuk dent' vingt InilBéf
PÀÎl HENRI iV/ Ï65
particulièrement éfpeit le tnem de ïôuf^ée* qtiî' S'y f^iassoit.'Lè. côttfitmknt ett'Té^^é-îratttie d\ine prochaine sédition, qiiîtay 'âu^ rWt^u faciliter rentrée: ' ' - " ^^
Et pouf eëttfe came; îl's'estudioit<ie ]ûiii^ à'ftûltre -à ressèrër dô plus en plus Ifes' sfssîë^eij, enr s'appre>châht tous jmîrë ^ de • ^ Jiità^ pi^ê^, et fcotirant^niiîcit t^cAk^l^ tàtti^û^m? Ce qui lùy estoît très fecîle : d%Ukattt qiie là' ViHe déstîttiée ddcavallerië rie fottVoif^t^sorties pour le repousser et s'asseurer le commerce de quelque peu de chair, bois, beurre et herbages qui y yenoient éhcorès quelquefois par t^re, mais avec trèsgr^îid danger. v . / ua
Ce nonobstant, et quoyqvie pour ,.Iq regard de ce qui estoit de la police^ leâ dffî>4' cultez journellement s'augmentassent^ i^àùt riTOposslbilité qui se trouvoit ea Tçxiçutipn. dé la plus part des choses qui prudemment estbient résolues : sî estoit que, pour le.faict, de la guerre, le courage d'un » moment ; à* a'ultfe s'y sentoit croistre de' plus en plus, noz soldats donnans de, gi-andç^ et signalées preuves de leur valeur aux contînueltes eâ--
i55 SIEGE DE PARIS
carmbuches et braves sorties qu'ïlz faîsoîen\: sur rennemy. Et les bons bourgeois et izêlez CatKolîques faisans parrôistre leur' soin et Vigilance à réprimer la témérité et impiété (de ceux qui machinoiënt ou sédîlidn' ôû autres praticques éri faveur de Tenneirty . Oe qu'îlz faisoient de telle sorte, que si Monseigneur le Légat, Nosseigneurs de Nemours et de Lion n'eussent avec leur dextérité et prudence accoustuméé, retenu par plusieurs fQislè trop ardant zèle de quelques uns, sans fàultç ïï s^eii seroit ensuivy beaucoup de méiiftf es çjt kutrçs grands inconvéniens. ' | Irânt que les menées éf conispiratiôns veliàrit à estrè descouvertes n'ont jamais esté dissimulées et ne sont demeurées totalement impunies. Et, bien qu'on y ayt proi;é4é,av^ç^qyçJqu^:ÇonniY^açe plustost qu'a- •vec une eïitière rigueur : si en a il esté faîict quelque justice si exemplaire qu'elle a augtneoté leîzèlie aux bons, et aulcunement réprimé là téméraire impiété des meschaps, qui pour estre moindres en nombre, estpient contraîfitz 'de cowrrir leurs remuementz et menées avec beaucoup de ruse et artifice.
PAR HENRI IV, l57
^t c'est ppurquoy 'ûz se trouvoient tovisJQurs dejs ^f erriiers çt .^es. plus .prompte en sy)papenQe à ipettre l»a main aux debvoirs jçt ^arr gps publiques, selop qu'il estoit commandé ; pe laissant pourtant de. machiner tousjpuiîs quelque secrettemeschanceté*. ,
,. CjQmnie ilz feirent de faict sur le çoxntnancément du mois de, May^?, .qu'ilz persuadéf ent à Tennemy dé ce .présenter avix^faul^7 bourgs, luy promettant en ce cas de remuer en sorte au dedans, que l'entrée luy. en seroît facile'. A cette semonce, il ne faillit dç comparoistre avec, la pluspart de ses forces tant de pied que de cheval, les dix^ unze et douziesme dudict mois; faisant mesnae.bra:
i. (( On descouvrit quelque entreprise secrettf de «Pênnemy, de laquelle estbyerit'quiefkjkes ipeirsomTés i« de la ville assez notables,, dqnt )fà,;i^ ftinei^t^^ris tt hors, et les autres exécutez. » (Corneio, p. lo.) 2. Le 12 mai.
.3. u n délibéra de tenter les' foirees des Pak-isiens^ et « pour cest effect fit attaquer 1^ fauhboiji]g S^incfr « Martin avec ^rand nombre d'infanterie et cavallerié. )> (Coimeîo, ^, ih,) • -^ '. - " >
.Ces troupes étaient commafl^dées parf La; Nçiie^ .q^i fut grièvement blessé^
,l58 SIEGE hEf PARIS
quer don r canon le d^miçr. . desdicts JQQri jQon/trç k port^ de Sainct Martin. .0
Mais les Polhiqws voyons la diligence qt xxxisHance de Monsieur de^Nemours, la hardiesse «t valeur du chevftlier d' Auftiale à lfl§ f épouser ' samus ces^e»' et notamment le ^fr: medy .en.tine gaUlarde . et . ftirieWse eecari TOPUsel^e, qui dura, bien Tespace: de quatre te»toes,he»îîe$ ^; ;lesf seing et vigilance .dés vrais Catholiques du dedans à prendre les armes, dresser barricades aux endroicts plus suspéctz, se ranger en leurs corps de gardé; il ne jse. trouva aulcun d'eulx qui eust la hardiesse de remuer. De sorte que l'ènnetïiy, frustré des pronaesses qu'îlz luy avoient faictes, apràs y avcrir perdu grand nombre de ses gens et beaucoup de réputation^ fîit coûtrainct de faire une trjès honteuse, retraicte •• Et ne sçachant pouf lors que pis
. I. pe deux â six heures du. soir y dit Lestoile. {Jour'
ml, nj^ï'\
'2. «./^Vfsc perte de beaucoup de ses gens et beaucoup (( de blessez, entre autces le sieur de la Nouë^ une ^^s* « meilleures testes qiit'il y. fiit.en soii ar^ée^ lequel
î»A1l HENRI' IV. 1^9
en faisant brUslfe'r tous las ralôulâiis à tent î]^î'^stoiéfihtt axitô&r de la vilk *'J >■-''• ^^ • -Pôér fôttôjôulrs: kidl@iter iàqueltev ^te xv^ de! i|uih: ^, ' 41 J^eit -dresfee^ dôUx* batteries^ plu^èiàrâ' carions, 'l'une à Montïftâfitrè i ^ Fautre à Montfaucôri, ddnt^ la vîile^ est «fommtedéé^fdë ^€r <:osté iài-'Et d'où-parplu^ sWuiPs^fôùfôV il côhtmua ià là battre ^firVKDlées
« , eut son rcheval tué soubjs,luy. çt.reçeut up-cpup de & mousquet en' la cuisse. )) (Cortiéio, p. i6.) " '
'''k'i'<{''èe qui' fat[4iiid-tfès-gi*aRde pértè à ^cè^ilc^ là (( ville^ quj ' en tiroyeïjif , très-grandj jpf offit - c^ revejo^ij^; (( Mais on trouva tout aussitost moyen d'ep faire d'au^ d't'rék dâtislâ Vilte; les uns à tos, lôs aùttes^qtit se a tdvraoyeiit .acnec iÉrtAiffwm'/^:>{Goràei^i]p,?sàli irA
j ^e 14 naai^ Henri IV icriv ^itçl Ja ç.om^s^ J*^?^^)^" monf : - ' r '
-'*i..;^3îay |)ri«î'les^pbnu Gharettton ^ Saittt«JMèliit>à
^. ;cpup^>de: Ci^i?|o^^<:€tjpci>çUirtputce.gjait^tok4p4^ a Hier^^e prins le faux-bourg de Paris, de force; les « ennemys y perdirent beaucoup et nous peu ; bien est << vray que M. de la Noue y fut blessé, mais ce ne sera a rien. Je fis brusler tous leurs nioulins, comme j'ay « fâî'ct de tous les autres tostéz. 'Leur' mécessité ^st « grande^ et fault que dans douze jours ils soient' se- «X tourus, bu Ils se reniirortt; d flieîh-é^i'ife iî^r^i /F^ r.HF, i^. 194:) ' - '
'-2i Le 1 6 juin, suivant Lestôifet
i6o sféGE i>e paris
et «n ^ruitte r ^vec i^ueique domiïilagë et es*^ iô^ement; à la vëiité, pour le comttian-^ cèmeïMi,' mate noA, â'beau(!x>u|>'pfêà tel^ù*!! sed'isstbiti imaginé, cm que les âtitres le luy représentoient. Tout au coiïtrairei, le ^ét^' pie venant le peu d'effect et la légère perte (^ti'îï tecevbît dé cette furieuse batterie, i| ne! f$i$K)It plus que s< en rire» Prenant tout)eâ»fbi» dé ià occasion de redoubler son courage et d'enflan^per de plus en plus sa haine et indignation alencontre de Tennemy, et son espérante envers pléu , à là bonté duquel,^ (:^p:)n}e à son unique reft^e, il n'a point manqué d'avoir tousjours son recours. .
^llptVy est véu une s\ solennelle afflueaç^ de; pjsocessions ^ aux lieux principalement
tr^mm^m'i^mm^^-^, m f * l i , • » •*•(' M '' il'' ) >— m , , n „ ■, . K ^ii. '
^ri« a,l.e;s gens. d'EgU$€ feirent xm jour leur moristre «, en fort ;b«l)$.ordQn«aoce; etavoyent pour leur Gapi* ii^ (Uiae r^ViÇsque 4« $enU3, et pour les autres chefs let iK :^oMats le Prieur des Chartreux avec plusieurs de ées (^.risUgieuvlcs^I^^^U3&^'^ 1^ Capuchins. Tous ks-^ «(.qVi^s accompagnez de-.qu^ques habitans dâ la ville « . dévots et reUgieuxi portans ua crucifix et image de « lia Vierge .Marie pour, enseigne^ armesi par dessus « leurs habits qrdiaaireSi aUàrent par la ytiïe, aveciv- « solution de deffendre par la force leur Religion,.
^e^tipez.jpjOiw ie^.jçflatiçns, qu'au rapport l^çsme.des citjQyepÇj :elle n'A en rien.ceddé fit.nçcçddç encore* povir le jour d'huy àla çéliêbrité qui aultwgrfois.s'y est vQue.i 'année djUgrgpd jubilé.
« comme vrais .Maqhabées, ovi mourir, en la â/sl^nçA « d'icellé. Vèoir donc ainsi cette belle et dévpte assenl- (T blëe (bn- laquelle il j en ^idit à qui les bis- ^ei^cfietit a quasi la peau de i^eu^^s .^^ «^sitinences^ OOioqi^i \à% « FueîUants qui ne mangent que du pain avec die|s hcf- «'-béécHies, 'OU pour toute dèîiéatè'sse cuittes avec dû ((!<sel ^ de Feau)y- cela dnâamma les bœuts dei hklH-^ u tans djE| telle façon,; et d'up feu ;5i vif, qu'il, sfimbloi^ (f que toute la mer ne fùst pas bastante pour en estéin. d dy^ !la' moindre estineellèv M {ÇotHteio^ Discours^ p. 23.) . ^ . .. .•.,-■■:
Le 14 mai, une de ces processions avait été demgnd^'au'iégar sa bénédicîtion, u auquel voùlans faire une ((. .saliv>e^ quelques nn% d'^entre eux qu4 n'tstoiônt pai9 a bien asseurés de leurs bastons, par mesgarde tuèrent u un de ses gens, et blessèrent un serviteur de i'atn» (( bassadeur d'Hespagne. » {Lestoile^ 14 mai.) jtt'L'on faisdit! des Processions fbrt dëvbtés de gdns (f. quî alloyem nuds-pieds. Et se faisèyent en chasqne (t Parroisse des prières de huict jours, où aVéc grande ik dévotion le sainct Sacrement niis sur le matstre hos« «' td, elles se faisoyent continuellement; et ainsi Pune (c hprès l'autre en ^isoyent de mesme, et là les nuktl (Ciles Otaidons continuoyént comme de jour : ide qui «certainement a plus défendu la ville que kfs armes «ties'habiuns qtieUes qu'elles fussent, n {Corneio^
tt
|62 StéGfi DE PARIS
Les prédications ^ y estoîeftt en piu^ieurs endroictz ordinaires plaines de piété, .id^ doctrine, d'ardeur et de zèle , et tousjôurs fort fréquentées du peuple*-
1. Les principauK prédicateurs dç& Seize, étaiçaf : Hamilton, curé de Saint- Corne; Jeaa Boucher^ curé de Saint-Benoit ; Guillaume Rose, évêque de Senlis;
. Christophe Aubry , curé de Samt-iAadré*des^Arts ; Bexnard de Montgaillard, dit le Petit Feuillant; Fi^çois Pigenat, docteur de Sorbonne et curé de Saint- Nicolas «des -Champs; Jacques Commelet, jésuite; .Guillaume Lucainy^doeteur de Sorbonne ; Evailly, cufé de Saint-Germain-FAuxerrois ; les cordeliers Feuardent et Cuarinus; Jacques Pelletier, curé de Saititlacquevla-Boucherie, etc., etc.
2. « Et quand unprédicateur lesavoit asseurez^quïls (( seroyent secourus dans huict jours^ ils s'en retour- (( noyent contens, et s'entretenoyent de teste espérance, (( encores que Ton leur eust donné beaucoi^p de celles (t remises et dilations, et ne leur souyenoit plus.de ce (c qu'ils avoyent enduré. Si bien qu'il sepeult dite que t( ks.prédicateurs ont esté la cause de la beUe résolu^ u tion de ceux de Paris. » {Çome%% Discours^ p. 4q.)
« Le docteur Boucher et les autres prédicateurs de (( la faction des Seize, avec Panîgarole et^iutres prédj^ <( cateurs italiens de la maison du 14gat,^«}lHlslù:è^et^t « lors combien l'éloquence joincte au prétexte de la u religion laict animer un peuple. Bref, ils sceureot « dextrement contenir les Parisiens par des proces- « sions, par des prières de huict jours et par des céré-
PAR HENRI IV. l63
Et 4'aultant plus que les pccagicMis cl^empUfjpr çe^x qui ne yivent qu^e de leur travail yeijloient .à se dîoîjnfler, et pajr CQi?<sèquem à ^ çiuJitîpJ^er de jour à autre la multitude des pauvres mandions,. 4'au^^nt plu^ s'augpieiipitqit }^ .x:harité des gens de hi^ qui aidoiejiyt à les jçiorurrir ot sustejtijçr lundis qu'il leur fyA possitiile.
Or^ ^estant représenté à Moaseigneur de Mayenne, de la part .de Monseigneur le Légat, Mesâeigneurs de Nemours .et .de Lion, et autces qui y ^ivoient întérest, l'exl* iréme . souffrance à laquelle estoit réduiqtejft ville, et le ao.tàu:e danger qu'elle censn^oit de tomber «n quelque sédition .et d'estre finablementicontrainote à.^ rândce),.siJbiefi tost elle n'estoit secourue : monifict seî^i^r de Mayenne tanîost par lettres, jtantost.pitf la \We voix des gens qu^il envoyoit à eest effect avec diverses inventions, ibpdées fsairfois sur des empeschemens doiit il se ^isoit estre )a venu jà bout, par fois sut des
^iPiM ii^ n i M i '^i <» I ■ ■> I » I ^■►■■p**^ ■'!« i èt*i^Ji| > • m »
P4««M<*Vl«*^<
« monîes, qu*ils faisoient selon qu^ls en jugeoient estre k occasion. » {Ghronoïogie.noyénairje, t. II,,p. ,a6o.)
nouvelles espérances qui avoient tou^jourà quelque couleur de vérité, prenant âînsy toùsiours quelque briefve dilation, et fat^ sant ce pendant courir le bruict de quelques entreprises heureusement exécutées, defe vivres qu'il tenoit prestz pour le ravitaillement, et choses semblables pour gaignér temps, il entretenoit avec cette prudente et artificieuse dissimulation un chacun en debvoir et espérance, sans jamais pourtant descouvrir à personne vivante l'entier secret de la vérité du temps préciz auquel il poufroit secourir la ville. Car comme ce n'estolt chose qui despendit de luy, aussy ne pouvoit il certainement asseurer quand ce serait qu'il pourroit recevoir les forces et l'équipage requis à cest effect-, lesquels il attendoit dû duc de Parme, qui debvoit estre l'autheur et exécuteur dudict secours . .
De manière que la ville se voiant nourrye de vaines espérances, dès le dix huictiènqie de Mars que fiit faict le susdict abouchemant à S. Denis, jusques au dernier de May, et désormais quasi désespérée du accours, elle se délibéra d'envoyer Monsieur
PAR HENRI IV. l65
(d,e Lion .avecques Monsieur le chantre de VégUse Nostre Dame pardevant Monseigneur de Mayenne, pour rinformer au vray 4e l'extrémité où elle estoit réduicte, et Vadvertir que si promptement il ne la ,yenoit secourir, elle seroît par nécessité contraincte à se rendre.
Mais comme à cest effect ils se fiassent mis çn chemin, le troisiesme de Juinsoubz rpasseport de Tennemy, ayaiit icelluy changé d'adviz soubz quelques frivoles prétextes, il les feit le lendemain retourner :tout,court, sans avoir rien effectué. . > .. . Et depuis, p?tr sçs lettres du xvi®, du mesme*, qu'il addressoit généralement aux
.1. EUes sont datées du i5 iuîn. et adressées aux « manans et habitansde nostre ville de Fàris. »'Ori y lit ce qui suit : « Pour ce que vous avés peu dmfdiirer jô ^^onnez de ce que nous avons révoqué le.passcport « que nous avions premièrement accordé à ceulx que ' « vous aviés depputez pour aller trouver le due de tt Mayenne, c'est que nous ne doubtons point qtie ceu^x « qui, soubs leur faulx prétexte de religioa et liberté, « vous ont précipité aux extrêmes périls où vous estes, <c et qui ne fondent plus leur espérance que isur vos fi désespoirs, i>e. taschent maintenant sur ce subject
l66 SléCE DE PARIS
riiflrttoS de Paris {ceet ëinsy lès ap{(ellOît-iî) sùUbt éouleitf if pf-dcc^dt aû&ëi ëfûÈcl&i-.
sem^ d'fefeîter qùèlqtie sédifîdri pariiiy tô
tt cj[ue de vous désespérer (le trouver j&maîs en nous a âtkldiitè grâce et clémence..;. Voui styant bien inqulii . a dire tout succinctement ce que dessus, tant pour la tt déscharge de notre conscience envers Dieu et ne lais- « âet rien de ce qui esi de nostre dèbvoir et qui peut î « sçrvir à vostre bien, que pout vous faire p'airdlstrè le tt charitable soing que nous avons de vous et de vostre « conservation, et que ne debvés entrer en aulcun dé- « âèàj^dir de ne pouvoir requérir et recbuvrer Vbâli-b a grâce j laquelle, en vous réduisant eii be qui, est de « vostre debvoir, vous sera toujours favorable et pirou pice, et qud aoâsy peu debviés àvdii- auCiiHe âpt^ré-. , tt hension que. nous voulsissions rien innov^t-^ altéi-er tt ni changer de la religion catholique, laquelle nous « protestons aevànt Dieu de vouUoir conserver, main-î tt tenir et la prendre ei) nostre protection, avecq tous « ceulx qui en font profession ; et ne souffrirons aussy « qu'il y soit rien attenté où entrepris non plus que à ' « ilostre prQpre personne. Ce sera à vous à vous con^ , tt seiller, vous adresser à Dieu et recourir à sa saincte , tt' Dohté, à ce qu*il luy plaise vous dessiller les yeûlx^' «,jpour pouvoir discerner ce qui est de vostre salut ti^\ « de vostre ruyne, vous dpnner moyen de vous retirer.^ tt du péril qui vous est sy imminent, et vous pouvoir « servir dé ce jieu de loisir qui vous reste, qui est véri-' u tablement bien bref, mais touttefoLs encores teli tt qu'il vous peut servir, pourveu que le vpuUiés et « que li'en laissiés escouler Toccasion. » (JL^ttres de Fienrl TV, t. Ilï, p» 2o3 et 204*)
peuple lorsqu'il s'assemblerait pour ouvrir lesdictés lettres, et en cuir la lecture j fak sâfit son compte que le Prévost des Mar-^ chands ne les oseroit ouvrir ny lire tout seul, comme de faict il arriva, pour n^estre Taddresse faicte particulièrement à sa personne, ains généralement aux habitans de Paris.
Mais il se mescompta en ce qu'il pensoit que ledict sieur Prévost feroit à cest eflfect assembler le Conseil. Car, ayant porté lesdictes lettres toutes à la fois à Monseigneur de Nemours, il les ouvrit, les leut, les retint à soy, et ne voulut qu'on feit aulcune re§ponce a l'ennemy.
Qui plus est, tous les Magistratz, fort indignez de l'affront qui avoit esté faict aux depputez susdictz, trouvèrent moîen de faire entendre à Monseigneur de Mayenne, par autre voye, Testât où ils se Irouvoient, et la nouvelle résolution qu'ilz avoîent prise de souffrir tout, plus tost que.de jamais se rendre à la fureur et perfidie de l'enriemy ; et partant, Texhortoient d'user de toute diligence possible à ^a venir secourir, et mes-
m£»dei&'atKHu:ér àiji|xairava^ i^eitootes lias fonccEsf- qiiiL%àvah.iiiaad6es de divers lenfcii dltoicteiiaô l^etisseiït joinctt :^p
îAiasy/persèVéjroh là> ville en sa prqtnière'I CQiasdBince ètrésplotion; Et le premier jour it deimllËt^sr'estant alssemblée en FégUse Ga-li thédraiiev èUefeitom? veu- à Nostre Datnel de' liûrette,;iaYec très grande «oleariitséi de ^ dévotion, à ce qu'il pleut à la très sacrée et glorieuse vierge, la prendre soubz sa protéctioft, ' et vouloir intercéder pour sa delivrancet. i\,
r. Jean Bôiicher; curé de Samt-Benoît, fit à l'hÔtèl de ville AiHe longue 4iaFanga6,4ans laquelle il pro^sa^^ dit se vt(uer à* Notre^Dcanê dé Lorette, « etquVn'caè'^ « tfïiei'ôtt fust dcliVi^é da siège, qu'on luy feroit-pt^'i a-t&dt d'Uttô ïânàpe èrd'un navire d'argent ï)e$ant t^bis- (coeiâts tbétrc». )» Ce>œa fut &iit le lendemain paif-le ' préVQst' d^r tnardhftnds' et les échevins dans réglisé' Notre-Dame, en présence du légat. {Chronologie nùifé^i^ ittnVe^l. tï,-p. 260.)
On promit à Notre*- Dame de Lorette que : « si tbstî (c que l'on seroit délivre de ce siège, on lui fepoitpre-' « sent d'une lampe et un navire d'argent pesant nrois» ft cens raaïcs , avec autres <>ffrandes et actions de^ a grâces, en re^oognoissance du bien que ses prière» aù*> « royent apporté. » (Corneio, p. 28.) = '
« A'oeste sodtntivtéi y eùst un si grand eonccmiset
PAR: HENRI ZY. l&^i
adîîer^ qxife laisieur de, Saint GoaiK^ Maa> i quis de Pisany^ naguère SKahaisadeiîir à i^ Roriae/pour le defiunct; Roy Henry, estait freflcbenjeiat arrivé law camp de renncmyy ' il - y:ouluf . confàr^r et conféra de . feict ^ avec b luy le'Vij^ jour de Juillet aux feidxboiit^sf dej : Salnct Germain, en- la,niaison de Qondy ^^i;
« afjluence de peuple, qu'il y eust une pauvre femcne . « grosse qui y fust estoùffée de la presse avec sort fruit. »/ {Lestoile^ i" juillet.) . ' ■ . : . , i ^'i*
!• M. de Saint-Gohart-de-risle.
2. Le marquis de Pisany a estoît venu dé Tarmëé Ju «:^oy^,dfschargerde-soi^a|ol^a^.gd0 dç|l(3pi»0> h I^e l^t Cajetan et lui s^taient. très -âaiilièrement connfU$L ea Italie et, ils désirèrent se reToir. Leur entreyuçj ne pouvait guère aboutir, caç « Iq 14gajt :rt'«,voitaesfe-v tt.vie; que 4^ savoir c^ qvil ^. passoft^R^^ioQ, tm- tt^dis que le niarqui^ ne pef^spirt qu'à prQCuperrJg p^^Jt »^ D'ailleurs j a ils estpient to^s deux, per^onnpge^ pirU^I (c.4eQts. ». . '• . ; >:
Quant au cardinal de Gondi, dan$ rhôtel 4e q^ul set: fit rentre vue, il était toMt d^sposé^lapaix ; m les Seize (c jnesme oqt faict escrire dudict cardinal que le roy \% o^.voit envoyé à. Paris auprès d.u légat, pour rady<eç|iry. «/de tout ce quiVy feroit, et pçur y, dispos.er le pjergé. (i à cefiognot$treS^ Majesté. » (ChronologU novénaire, 1. II, p. 261.) / « LÂfiifiuir Oouardi. pou à^ t«mp$ 9U|)Ai:avant anU^^s-
et delj sui^les^smes poinicts' qui |à é^xweni e«é mi» en »Vantf au Mareschafde BifXDttjj Mais au&sy fùtce àveeiemesmefruictqu'ao'l parafant et ehcara^ moindres es^^^nces^ J pour aultant qiie Tennemy et généralement tous ceux de son party tenoient comme pour çhpse très asseurée et indubitable que la ville debvoit en brief, comme ilz disoient, donner du nez en terre, et se rendre à leur mercy, selon lesaduis qu'ilz en recevoient.
die leurs correspondahs et fauteurs du ded^as.„Lesquelz néantmoings ilz sçavpienj: ", bien n'avoir ia hardiesse de remuer si a ptbp^oz|pour eux qu'i^z aurpîent bien 4^sîré, parce que le menu peuple, duquel au , càmrtlàttCehiènt ili s'estoient beaucoup prônjis,' ,sje yoipît alors telletnent atténué et^
(( sodear à - Rooie» demancbi à communîqvier av^c le . a légatiillfiit conduit à la mflisoi; deGo&di, où lelé-. tt .g^tetlecardkial:deGo!&di6e trouvèrent. On y parla, a de la^paû^ maisà conditioa qu« le roi se > feroit . c^- . « i&oU^uejGouard fie répandit jrien à la condition w*4i,.. ni le fcâ tnoa .;plus quaadielle lulfot comimiaiq<ttée. (Ltf«/0f7ey4juin.)
i^^hôtel drGondi était situé dans la rue de ce nom, v devenue rue de Coadé^ (VQ}r..le;plan4e.Quean«l.) ..;
PAR HENRI iV. 171
abëttu de iaim S qu'il eôtoit piUs attenlif à ^ compter les jours: au^quel;? il attendtMt PU 1q jsecôWs ou lei^ ùduvelle cuçillettiÇ: (fc$/ bloâtf qu'il ïï'atdît der loisir ô .sQngec àuît ;
I. (c II9 sçàvoyent le peu de provision qu'il y avolt «n a'ià rille, li'y en ayant autre, excepté celle qùè-lcs ]p\xx%{ « ,tiQh€s âvbyeht pdar leur femlùd, ttàn(iMnèh(i\i\^ïii^*. [ tt Jet i»ai:chaiis pour fort pem de. temps, ce quii.à 6om^ tt paraison d*un si grand peuple, n'estoit qu'un grain c de millet dans uii grand chainp ; mtié cju^'ils. tb'û^^ : «ji^royeht ^u^ ëe peuplé, aç06u$tUni^;ï s|s.à|se;i( iti tf eommoditèZf et de veoir tousjours les plaides bien. (( jiléinés de pain et d'éutrès denrées, hèléi Vojrant pîui,- a /se: inùtitlêrpit et iciroit \itii sédHiolÈ^ Xo^i ittçdi^1|inçiit: ] u Q^i fut cause qu'il ne se soucia pas beaucoup de faire u autre effort que de prendre les passages. >> IÇôrn^sio^ -
tt. JUes paiivres Artisans qui gàgneUt ïtfx^ Vie âU.joi\i; , a la journée, ne trouvant plus de pain pour ârgeat, a commencèrent â ci'ier à lia falin. Q^l'ftl^ câûSe <J^ij * (( Mm. de NenioUris, lé chevalier d'Âumàlé, Madame « de Montpensier, le Prevot dès Marchands s^assem- (( blérent pour ouir les cris et gétnissemenil'dé oei^aUtt-vre peuple désolé, qui les étohuèrèm foirb. Tautôâ*;; (4 ^fois pour y remédier, ils fh'eât <^ribr à son de tcompe «> « par les carrefours, qUe tous éeuic de quelque qobUté > « où condition qu'ils hissent, qui atoientda bledide^ « proyisioa pour plus de deux qiois, eussent à porter « le reste au marché, pour vendre, sur peine de cou- . « fiscation de tout ce qu'ils àuroient. » (Brîef ttàifé des misses de la ville dt Partie p. 3o5.)
ift SnâGK DB PARIS
fiédâëioùi et AiouVeaulteK, n;^ de force ^\e§
Et, à la viôrité, il menoit une très pdieusé éi lahgiiissaiite vie, accompagnée tot^te^is cPuîlé încroiable patiance. Car Ja nécessité Payent àes]k accoustumé à ïftaîigpr ie paip (PàiVOirie par faulte d-atiti^é S et àf boirç ! de Teaue à cause du prix excessif auîquel' le viri ëstoit'^monté*, U n'avoit ajvac' cela pour tôtite fîîtelticé' qvte fe chair d^asrie et de cbe^ val', iet qudquës • herbages, pbix, fe'bvfes^ ef àdtfes' nouveaux fraictz. de la saison, qi«e lès' jardins dé la iVîUe- lieair fourtiissoiefît; -et
;;i«:Pè$ lé >Q jvi^p, le peuple e^ était réduit au paiA d'avoine,, (Lf5/oi7^, 20 juin.)
Les riches W au lieu de viandes délicates qu'ils avoyent M 'à'àcoT^statiié dû manger, n^usby^nt pius. que de pain « d'avoine, et de chair d*Âsne, Mulets et Chevaux, entt cores s'en trouvoit-il peu et bien cher. » Quant aux pauvres « ils ne gagnoient pas un liard, et n'avoyent 0. p^ d^.qupy acheter. <^çs boulies qui. se vendayent, a faictes ae son d'avoine ; et ce n*èstoit pas pour espétt rer les pouvoir faire tenir long temps. » (CorneiOj p.aS.)
2. « Et au îieii de vin, par ce qu'il y en avôit fort « jpeù,' ésto^ént contraincts de'bdîre de la tisane qui se « vchdôït par' îefi cari-efouf s. fi '{jOofiièio;p:Zyi)
qtf ik .'aUodeiit foujrager et ; prendre ^Q?^ les autres plus voisins des muraille, iSQ^fe? la courertureet fâwur, de nd3tre eâftom j ^ Et quoyque par fois ces même^ : fimr^ se trouvassent à vendre aux'placesr pHbUcf^ ques en quantités a3se2^ raisonnable^ yei^ |t^ tûmpSy' le priso tôutêsfois eu estait (tou^)o\itç hors de raison ^ . 1
*> Mais ce fut par une sû^gulièri? fftyeup.dH ciel qiie les bledz vindreût en na&turité;lp|ieD ^^ pluslodt que de coustume. A recuieillir lesr quelz le pauvre peuple sortoit à ;gran46s troupes, ^ul»lle$corte et,proteçtipn(^ ijq soldatz, qui combattoient valheureusement pour les deffendre de Tennemy; Joinct que l^àttillerye qui estoît sur les murailles * donnoit assez de loisir et de séuretê pour éiile^
ver tout ce qui se trouvoit soubz la portée
I . La livre de pain se vendait alors « cinq s61s tbbf'- « nois, qui étoît grande cherté. » (Ttaité des rHisèteH, p. 3o5.) ' ^
a. Oa avait fondu et montée à Paris même, environ Ç|Oixante pièces de canon, que le duc de Nemours a.yait rangées sur lesmwiraiUes. (Voy. Cprneio^ p. .2^4 * ^
SIEGj; DE PAltlS.
duçaapn'. Et certes Iç ^oraeû^ l'çrg^-et le se%le <9tjù fut sôjssy moissonné etttpporté dans la ville (qaoyqu^à la vérité il fut ach^pté au prix de b^ucoup de aang de noz soldatz et awâssoniwurs) ne Juy servit pas4'im petit ^rafrçschisseiziânt pqur quelque temps, tant ^à cms^ du grain quç de la paille encores.
1. « L« mpisson «stok-fort belle et en grande quan- Il tittf put auto.ur,delaTiUe. » iÇorneh, p. i^.)