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(l" AOUT- 14 AOUT.)
Tentative inutile auprès de Tennemi pour traiter de la paix. — Conspiration des Politiques destinée à introduire Henri dans Paris. Elle est déjouée par le duc de Nemours. — Garanties politiques et religieuses offertes par Henri aux Parisiens s'ils consentent à se rendre. ^
OR ce pendant, par ordonnance de Messieurs du Parlement et de ceux qui les .assistoient, on vint faire entendre à Monseigneur le Légat comme Ton prétendoit envoyer à Monseigneur de Mayenne, aux fins de Taccord mentionné.
A quoy mondict seigneur le Légat, de Tadviz de ses prélatz et théologiens, feit res^ ppnse que comme il nepouvoit l'approuver, se tenant à ses instructions, aussy sçavoit il
ïÀak^n)irïÀaÈ deinétcessi^ àift^qùâUft M ISttb peust pourvoir, il n'estoit pas ein^i^lpiiisO sm&à di«0f^)e9G^9ndQjtr0ÎctQria9roG rhôrMqi^e^SHfî W .^Oic^tqul'a^rsenD&/coj±ipiisiœia^ l^ll$ ,dfê miSainclêté;; tibtqpelpaitantfifiiAx I q,ittii40atYâiQOt [il^sj|iatoi$t\dfi;t^ yèlloDifitcdaq
gfimmht^tJSi ipl^a^t^diëiU et oènYjèhafblen àjjfchqiialit6< dp Jâuiîs përisoiihesjj Qaxv qold^^
q^jd^ ^^pajt iLiie rapprDut£^]^âfti8syuUé/ pOUYintr H il^iStnpriOuy^r^ j.cûQsidéiTévmdKniçB le ibirtiqj^'oa . 8'esjt0it.pr^)!PM6 ^
de Parlement arrestèrent, le secoftd jiiôFà'MMbt, -iqu'dn, ideiratnddrohjjlasisepott/ à l^ijieinffj^xmiilas ptismàxBSj dtxuHrè^ilïXi^ tre Cardinal de Gondy* et de Monsieur de Lîôn, afin de pouvoir acheminer tant parn éffifâTA i lu^i .que . v^n& • .MpiiiiSûigpeiLn:^! de
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3-tv £iers^ rda. Goàdi^r^vàiiie rde iParisi r îSèmaUia trèstea9hfraeatiinart^ui|llusitard^ÀAa£aûsé:d)Q:didii'ili W^^
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pi3ésônta)llèn ijle^ilîieriàà^Sàiilcc^iM^ôiiJèlp qux[esb ii]p)eùabây6td{fjrbli|^^ (jÉltl(flf^#âl ratdBÎlk^de ta iMéTà^^k^i^v^ààvtsîm^
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tt ment ils n^estoient absous par le légat du pape. » Ils fu r e nt ab s ou s sans d élai. {Traité de e- m isè r es, ct er, p. 3i3.)
-a6'iLaiiUonlériàia8ij:timinô09a>à4i)idîi«Hdaxis u \lè ikabbfa}Qé)SaijxptiAàtfïQinejj%s<i^m|)feoi>fi(iH6fl^)
202 MÉcè DE'PAÎltS
hiy^feirent entendre le sujet de leuiridéputaxïôhl lUy représentant lés c^larnîtez- étrui^ fies du Royaulme, et Texhortant, coriM*i mément au susdict arrest du Parlement, à vouloir entendre au traicté de quelque ^orine d^accord, saulvé la Religion Catholique. Insistant^ au rieste, à ce . qu'il kuF) féust permis de s'acheminer à ce rhésme efifect vers Monseigneur de Mayenne*..
arriva accompagné de looo ou 1200 gentilshommes; (Chronologie novénaire^ 1. II, p. 263.)
Sur cette entrevue, voyez encore : Recueil de ce ^uî s'est passé en la conférence des sieurs cardinal de Gondi et archevesque de Liori avec le Roy, dans les Mémoires de la Ligue, t. IV, p. 340, et dans la Satire Ménippée, t. II, p. 448.
I. Il y a certainement ici une lacune dans le mariiiscrit, mais il est facile d Y suppléer.
Là réponse de Henri fut très-nette et peint parfaitement son caractère :
« Je ne suis point dissimulé, leur dit-il, je dis rôn-i* (( -dément et sans feintise ce que j'ay sur le cœur. J'adi-' a rois tort de vous dire que je ne veux point une paix <î générale, je la veux... Pour avoir une bataille, je « doniiérois un doigt, et pour la paix générale, deiix ; « mais ce que* vous demandez ne se peut faire. J^ayme « ma ville de Paris, c'est ma fille aisnée, j'en suhja- « Ibuï. Je luy veux foire phis dfc bien, plus de grâce et « de-misériâètile quVUe tte m'en demande; ittëis je
pqnœ ne se* rapportoit .^n riç^ 4 l^up. pïx?-i poaitipn, luy répliquèrent . qu'llz^n'e^viçiep^
« vqux. qu'elle m'eu sjache gré et à ma clépence, et u'non au duc de Mayenne et au roy d'Éspâgnè. SHfe (A'-iuy aroiçnt moyennéHapaixj'et Ja gnâqejqiie 'yai^j/i <t,,Afeî«^,feir^eUe leur devrait pe biea, elle Içur^en pç^i « roi t^ gré, elle les tiendroit pour libérateurs,' et non (( point niôy, de- que je né teia!3C'pa4.v.''Je^s«uis U^^y» a père de mon peuple. Je ressemble ceste vraye mère u dans Sâlomon : faimeroîs quasi mieux n'avoir point «.,d«,.P^ri§| que raypir tout ruin^- et dissipé, aprè$, la « mort de tant de peçso|:^nQs. )> (Chronologie nové-^ t^ire.L II, p, 263.) . ' < . ..: -j '
..rFfJîiSîOm une.i:onveA,tio9v.4it^fin ^èenri .à l'archevêque de Ly^fi, qui vqul^t ^raitervde,J^,j>ai3^ générale?.^
u V.ous espère? prompt 3e<?QursdVr4^^i^^.î^^y^^^|5-v « Dressons des articles et conditions sous lesquelles voi^^ « promettrez vous rendre à moy au cas que dans huict tt jours vous ne serez secourus du duc de. Mayen^tt. (j etmedonnerez ostages. Je vousaccorde qu'pa cas.qiuc « vous ne soyez secourus dans ledict temps, ou que d^ns « U mesme temps ledict duc de Mayqnne nesoitd'ajccord « avec moy d'une pacification générale, et de$ articles a d'icelle, de vous recevoir, lesdicts huict jours passés^ n S0U9 lesdic^es conditions, l^i au cas que dans lesdictç tt huict jour^ vQus soye^ secourue par ledict inq de a Mayçno^ ouq^'ilseiaçe unepaii^ générale, ^ncç cas, u VQUS s^r^ z délivi^^s de ladicte promesse, et vos os;§ges «. vpu9 sâjroQt rfindus. Et voilà tput ça qug. vovt^ r<«pré- (S-sei^(6i?e9.à çêU}^ de Paris, af][in qu'ils çagQQÎ^ef^t que
nl%ddè'^i]^<det^d<Jhcatîàii,-dàhs Htrkftrjètii^ïîs sèr<îfn»î
« de la miséricorde que je leur offre, j'en dstërif^^^là-
(ri^4iftJtt''4tHWlf^,^^eAûË% ît^ir fëytï'leWixi^/pdiij^ (( faire pendre quelques centaines d'eux, qui par lèftfi^ «i|bWî)éfepôSt^feffWdtfft^^t>liisiéâi¥«Mj^ ^fd¥iW«iykfeifàîW;^Jé''-'s^i3f^d«)^ê
^iVîeflîi^%]^lMe6ëhf<JI^^ i-ëcît' dd'^Corhèid' ^ a^*ëôéHf<^l«tii «<il'd«nettt'-^''il8l' riè féns6yetlt','^f tùy ^âiit l^W^^tfeê'-te ^ii^îïà «eitbyent (ftàrgbi, li'i^bii^
«^t^dë^féS^ iitVèS^'IMès^ëà Moment autant; il ktti-fèit
« ^fô 'cbutèatt'stii-iâ gôi^e,- et ^^utt ce qu^is-
(Vft'^,: 't^'e^ôh/'i'eitrètoè ^lédtfssîté'qUI^Ièé-y^iWffii-''
(('îftkfWfdï «tt&étKo^dè/'idiW y"c6toiit<tt^i'ë' à!tféuiie>
<h!?^ÇfiJ9lff\W'4fB>yoèypè^fjVoi^Ie£grf^5^
%f?fi§fi!»a9îi>j^ili»'9i^ ÏÇfia'ssj»^o?S?JifiWFfR îViySÇ'S
i06 SIEGE DE PAÎrtS
te braîet,' et qui mesme avoit reçu nouvel adviz, comme il disoit, que l'armée d'An-' gleterre aVoit combatu et deflfaict celle du Roy Catholi^iue, insista opiniastrement è sa' dicte responce. Laquelle il voulut encore que lesdicts députez portassent à la' viHe^ la leur ayant baillée à cest effect par escript- • ■ ■■ ■ - ' • 1
« d'uii vain espoir d^estre secourus par ledit duc de^ a Mayenne, pendant laquelle attente il en mouroit tous « les jours un grand nombre, dont auroient (comme il u leur disoit) à respondre devant Dieu ceux qui lesfai- (( soientsivainement opiaiastrercontrc toute apparence, U' proposa ausdits sieurs Députez que son intention es- (( toit que ^ïeuxiiela ville de Paris traictassent particu- (("lièrement arvec luy* Pour cequiestoit de leur conseru vation, que les articles qui y seroient accordez auroienD c<'li«iii, &i cen'estoient quedans huictjours, à' compter du «- fourqu^ils avoient commencé à parler ils fussent se- «cOHirus duditduc dé Mayenne, par unebatailleqûi luy «. (ftst lever ie siège. Au cas aussi'qu'ils ne fussent sert -courus^ comme dit-est, qu'ils luy remettroient lad. ville « -de Paris entre les mains, et de ce faire luy bailleroient «.bons et &ufïisans hostages.Et nonobstant, que deslors u jque lesdits articles luy àeroient accordez, ildonneroit « provision ausdits sieurs Députez d'aller vers iceluyduc (( de Mayenne, soit pour soliciter ou advancer leurs se- (( cours s'ils vouloient^ soit pour acheminer les- moyens « d'une paix générale, qu'il désiroit plus que tous autres, a oomme aussi il y avoit plus d'intérest. » [Suite des Mémoires d'Estat de Villeroy, t. Il, p. 445.)'
qt,?igQé de 5a main. Ainsy passa cest^-conH féf^nçQ saas aulcun aultre effect *• . : i-
j , |Et ; d'aultant que les princes du- s^ng ^t tp^tjç ;la fleur de la noblesse qui suivent. Iq p^rty de lennemy Tavoient accompagné j^s^, qu»s, à^Jka, dicte abbaye de, Sainct Anthoiïift £^v^, grosse trouppe de cavalliers,. et. quel pareillement de la ville une infinité de peuple , estpit accouru, qui sur les ran}pars et.,
■ XaIa 9 août, Henri IV écrivait au Parlement de^ N9rm>skndie : a... Vous entendrjés de ce dict porteur i' ((-r^<itat-dQ nos affairesv de deçà, et comme ceulx q\ii> « sont <i^n8( Paris envoyèrent hyer vers moy le cardi- • (( naldeGondy et arche vesque de Lyon pour traicter;» {Ijftttre^ de Henri /7, tome III, p» 335.)—» Le 1 1 août, ■ iljjécrivait encore au comte de Tavannes : «... Ce peu- > ((-4flnt les habitans de Paris sont réduicts en telle ei- > <( trémité, qu'ils ont esté contraincts d'envoyer vers « moy le cardinal de Gondy et Tarchevesque de Lyo(Q> > « ppur traitter de la reddition. Dont je me promets* « . une bonne isseue, espérant, s'il ne s'y rangent bien* (( tost de boime volonté, les y contraindre par la force^ ■ ce , estant mon infanterie logée dedans les faulxbourgs de <( tous les costez de ladicte ville, et mesmes dedans les M fossez en divers endroicts. Et sur ce je prie Dieu^ « Monsieur de Tavanes, qu'il vous ayt en sa saincte a garde. Escript au camp de Sainct-Denys, le xi® août « ijgo. HENRY. Potipr. » {Lettres de Henri IV, tome III, p. 237.) , . .
•908 SrÉGBHBi GAMS
^«t^py^qbé àùt&mi.tii' (XtûâecQmoi'^idkte^i,
^i%fâtëidettë'hbblë^ i^hlk^iprtmémia:pàr
sant leurs ami9i^'4ùàm^ià<i^alm'ik>îd&il^
-éteà?;J-fet^yfi^dètte'*téA(»ïai»4»'plusiear(SiJPari* ^ifeftS^'riioj'étlttêt^enît teUr^JsowjèJdeJJaiivitel
J^ë^M^ëllMtr^ laiâliii^tétîlëMiqÙ'orirëtfét •tiSrTa*tfei«ëMJéaa<6>fttMPM9i^iadJa^^ë^ conduictz par la noblesse jusques aux^ipér^
;j'Trrrr~ntrTPr"ôT7T)
« tir avec les dames. » (Lestoile, 8 août.) *
esfieèenk sukrjbB n^9arAiil|3^'qu'@iitÉ{tt{jàiex|»|é lé tttmçsdtillkiqèiral hsfsesapùsAejpPWtfSHi
li^f gçi (fettflertf jiwa$lili* yUl§}rfîî, fiy^j^nne<5>is 4feT8ÎmlP\gaerj»}dearteuffiwit ain%y!i|§, jÇft^pflh
<tet0iiiHiaeidi)\rjfl^pftrj^iiii(fiJi*j>ftU^ia; çé^Qr
ludion ),*t;fce8|»oce-;d$i l's^rwmjj^oi^qjiii^
i . « Geste menée n^êstoit fatcte que' paT du m^siTu « peuple et par quelques gens de praticque sans beauu coup de Conduite. » [Chronûlogie novenaire. I. Il,
tt Geste entreprise avoit este tramée par un Don nom-
autres dans la cour du dict P^i^Mvxo^t -de Jiiuiirsr^^ârapà il^accotutikiirQée^^ de Qtelf^ûosp^stojiete iqtt'flkicadicïPQiepitîftOttteii^
,blariobfiiîBt)q»t»'«i^y rtojsit <5U)'U0|$CTftisiBiti'5^ :fidinW^^'iiit txafftmanç^rciient là cr^ffcDU^ 5j(j^uoiebctts:'} i^Oti:ia'^b0^dqpai®y;^î^1rtîVi^ .tIoR(Do^o)' j£tq(tAaiiii(tqti4udMëi^.^ (à^
^portes4UdtctJf5al*is^îPtJè6 d6fe«idppie«tî«fr tajie^j'èrJrôririyéçrd^. Gha&tiitan jjl . lâqWeJjjà •j2e$ftf^ffi«J fSj^ îdfibyoit')t)rés«n^rr;($yçp|^» j]tflaiJ>c§,4Mame^^ cQittrnçiiiM|çil>j^),I^
jtote^Jîtupac.lgLriyièpe f t rp/eqaot itç/ye, ^b a.7jfl8jd»;(pfal^isr,,:Gç(wmej#W^^^ m 99Q$Wie Instant, se debvoit présenter et se pré^BjÈji do/siçfe Ji[en.ryf$ifr(l&OûrbfinT4P,5?ftr»»^ la
s ,!V^.d%>^Wfge8\s,d« ,i!^ yUie^ypjre et ^des prfmi.ers « et plus apparans, <}ui eu^eçt ^ten ^«siçé le,tlc!jf,ae-
isusdîctô ûbbâr^ d^flSaiftW Aifïthôln6>Ô^e'i§ft
<:elmimie^medumotô^s)^sdkt'. C'e^quâ^ptu-
-^tteMci^uxqul^ é€[tdk^t^^tig^rd^dèitôduic(iél,
èuirf î|9lë dif 'PÉilâis^is* qd^'ilzJûdinbiAièreiai^
ttearfe-tWl detîx^; ^pùiii^^difepûibréht^îco^me St é^ètidt ^^€é*ê^ lah ip rôsrigé'ïdë'cë^^uîftÊâ^Bk
* ! Car ' Môtiaîeur = dêl ' Neibciu^s,^ ^â jràà* i fê\pk Vent de cette menée \ y donna si bQn ordre
I. Le duc de Nfètaoùrà fut âvefB'« pai* uff liottlmè La Chronologie yioi^nkife ïV 'ÀoiÀm'è P."éiiHitt il
Jiça>«ilëipvoitl accdustumér d» > «e jtan^PiîiÂi 'frioiadre'iscniipçàiai • ée, iqnjwl^ueii^rpMeP^Qt ^W ttfi^vëaDltéii anijfir secret «nwtinîfo^çt iton>hoM>tà>d|ârquebùfier^ laosquen^ j^P Ptuieudes-' raaifonsi.qui /«iMit;icl«n8 -llpîîicôlfltedn PaïaiB^mtîakiparoiattQh.smiTi!^'^
cavallerieet ceriamfaoJmbv&éapUii^v^Hii qotnmbod^ qu'ft^ssy t*flt;qUiï|Ufitïn,4^^ sé- J<litipuîi-[iionui^inŒÉ|rat(.fà ir(ïeiimQJiyW:jf V eHeH; icfOu'dn>iiaiiiii)M2/l&ipaix i^j^^ f jV^^e
-tetRojoiivronjûe fàiUiijpaÊ:,* ^y/ï9e|iF^fja -maîH^^OKkrcoUetv 1^ Jfi meopr feu, prisqf^^-, "fY'jGeiqaii fiflDŒKéculéfà Jaltérité,(;inws.^gn
- ÏÈft do^ièœavtœt nietrisi aiBt mftli^ * ■jlfl'iy [^i^ques uns restèrent blessez, et entre autres l'un des colonnelz de la ville *. Mais la mort
-^.jil^}X de Nice, et joua un certain rôle dans toii^ les . évéoemenis Je cetle époque- C'est lui'' qui''liê' fchàreea ' 'd'!ùinoacei- ans Parisiens la perte de ^ bratailté'tf IWy.
[.Vpy. H. Martin, X. X, p. 104.)
V. Cl Le nomme Le Gois, bonnes te 'ttiattWrld' 'et Ca- « pitaine de son quartier. » (Corneto, p. 38'3 '' " '
^â^ViïÉL^^àéài fiéditi0tixr!c{uijdQhGieiira) ji$^f]j|^
^fi*é^!,^ '4t'>no«émiiaeflt ide^ jœ
^è^UtÔ â^^ fnoit ipanordonsiaàde ide^ iji^iç^e, ^}g^ét^w^vdmé desr{ddsjcpiiliiabtebr^y)d(mj^ ~tëllë fnàfeurira^ixiaptresfrque^j sleiliuyeo$|y ^^l'-Sâ^q^t' lây ixaûtfemâditiçHiiJua iî*iMîft95t
-^^ufëi/^d^Éftiltent ^qute» >î}uelqaesainsjjjqi}îfjà '^liiéiitv^ôjrâftfc te^Sfpkttfè oe tumulte^da^ôsi-
^^afe''iàf'Vaés*'mt)Iéèidè^;-aiitoefi^t ]»(aii;3uyr ' ^f elcKlèt • relpj^OTti i Voûf d i epaq pluptena© rfô Cfi^
nom jj| <i;jj/: ' ;!j;y nî yi \\onru'4oj .ob nu J
1^ L'un d'eux, nommé Le Prestre, était« marchant
^rM joalier, à Paris. » (Lestoile^ o août.)
i ., j,(.Le chevalier 4'Aumale fit aussitôt fefmerlès portes
;4^ palais, 4^ les çonspiratetirs se sauvèrent cornniéljils
purent, « plusieurs furent incontînent pfis/ileu^ 'des-
,.(j quels furent pendus» », (tlkrpnologîe noyéhàire, . il, p. a§*.).. . ^ .
2f4" SUSQE) |>2>nrAftJS:
\«rjdei[la[.>fupieïfdiûrj)fisupfe, ^iJ^inacJccaJrufo sohdaSfl vtout jonné/.éb 1^/CmivA dw lPaJeilfe<^. etioiifeit:à;hÉàuIte vpîH qir'il jiQ/ftdloit j^iwT^ atdbohe'jrfîsponce^ ià)rtoiB|$t^^ ^tttonfj
dite: >t<]malBp]ki}mt] jtu . qii^iilzijiBStPer'du î t$ï(}is I d^Aom^; jqwe ta&/pôndgfflttj,i c^x^rq^ii miJéri firaiaiibpriiisàènli f)atfeûce^i et s jiteijmiarlîOïif j
qjLWLi|a poitôjbèfJei^TjscriirLrefoséçv. f î' i rfo j -dbçs/aatheurei dâ/iaiprpcBÛère/ s^embléft^ d^IPaitemoatf qpai ^aj^oient imk jejiij aitittïtMi traipifî ieti tED^^Qiâatiofii iie^-bt^i^ M Iqïti pittî-f j ajfeiïttiBeidydieatimtotec complota ïteisîBghi t^fcgeainojdeoc^te 5jô^hkwi^.ta»$injfiqué,4s«r{ e3frtrBpi-ise javadïrai ripai riXféfesfy ^t ;qui^;,i8j viUè !sfpstoitofenoieïnfnj:/C56*QJbe d'eîtepjdrei
leri£toto¥ir& àlout le fcoitis ij;i;iiq«Q$;aUiqwiBn. ziwratudîAQUSt^ iO(î)fœnaan«èrientà pQU|5>enr^ s&niBwfa^Waua}: artïiiiiesw'jEt)feiren{ en isj^çte^
quei'fiWixqnay ^ ^4^$ûhm '4^'l'^5î>éE*Sie©-q4'il avoit conçue de se pouvoir emparer de la ville au moyen de cette négotiation qui s'en
rir ,d^ miainbfip.: main i't^^oûl. d'jua© eer-
takfé^ pi^téateâo^bstqript^xkrjsa: poapçôrmaiil:. e*J'(te^'jl3unii4e fS^Sfi-^çréétiMayldrindéeià/ Sakfat'lD^isuteJxis^ d^AôoBtc^t/^sïtettèeLde^^ s'o^itpdtîtis^l^ipH iP&p kiqvidlëjiàiaèâeiÉioEr larivUte (teiPaitiisriqaii^'èoàsiî^voipthieiiiioen^^ leiS^igibnUQathblîqqey iApostaiiqm mb'JRssfib ïrkmcy 'is|ind:uy- dëvi^iinnqver -xjiijie ;^piur)Mj défêfmsliiâti^' ^ dUipo (DbnsfUn iégitnndment't as^iÊ^blé, ^&\ji<psJeiÀl pktônpeljtoiiesicçrâs^/ conformetîj'SàJicréattieei^odédar&ntî ^uojyj c6»hh$e^^a\ndtiaii]i|Mf an^aob pris^f^àmsy^pife* iiô% tit/di^ su^imaitriscmbz ÏBqj pcotedhs/iiMj
armtioàl^^tbç^i cksuiiabitailsoâe/kixiUleiidei Pâ!rife/-it|Kiitnwdégia8tî^ùes)i4oejfcé^^ lêim^ieifê ^nnioteniqr promettait eatpniie) fôy^t-j^ràlePdèpRoyv qoesiHmslcÈiiMfcqiai éiiy/
dHaf^h<â2 {$(mr>ber 4ui< s!aàtbît paM^danram^ dé'^' troy^àl;^ %4^ura (maisqiisrpittée' j/jiip
vier de Xivrey. -
tmsmw\é^mv<mmt de mm^isà^êi)
d^ tdût ' ce' 'qiié ëllsstts',-' Sëtoir-^'fl- ^ SèMitî iMc^' f àféntë' seï^tif bit' 'de 'ddér^n^iïtti-^q
''-llë%é^è''^]lfUëhte! liEU'^ÉftifâietesiptctsidQ^
tééiiék^iSitf^ id&t #dfésé^ pieibr4afmleQj9 AVitlgiiéiPi^an t^t^ïàttiâeéi; >tniire«up<»at?[ik
frïÉii^t^ètiiii'ciiié titflfésfôisiiètfaytJpedsçff»
^Wé^MtaKSàrgâèl^&'i i8S#e d'4?tdflrdiy«a^
"ilBfe'^ fééëitîëaèfe'J latJiôïé' i ï^ttènte-,! : rénw-
t -uQ .oiipiiofit;;::. :■,-:]- | ! ■,?■ .-.,-,-. ,r;i..' lij.. T-j la ville, » est presquç textuellement reproduit' dans
encores toutes sa#g|gfj^§;^i$§1yif;^^4^Tj^ ïaa«VaiS(tiwçtt«^e»S;flftîigM§,,}^#3^igp^8
titiue»)^ui3^p«B§Qime$j48ï<i^^,igtfqHJbpfeff6
1tfi^U(^ppopç«siîi9«.4^-fi«m^jIfemîPWtJsn^^ ,*ibif. i Mf ÈKérttiqpeh,i:i)iapJij^ifiÇWSi^tyf)tj i^y
-Witwyer^eJ,, Jôgijtinpifttfti^iutjjgijtigjj^ flPyWg-
ldapi»<3f^W ipipjét^ ;Ç^t^Mi^S9ll Ifisj^ggg^
. et cérémonies de l'Eglise catholique. Que
la, promesse faicte à ses faulteurs et parti-
sans qui s emploieroient a Im^Qp^ï^ç gn la
2l8 GIÉGE DE FARrS
entre eulx, mais qui descouvroït néantmoings de plus en plus sa bonne affection, et le bon traitement dont il useroit à Tendroit de ceux qui ne rauroient favprisé.
Que chacim, partant/vpansast à soy et ne se laissas! piper par les vaines, mensongères et séditi^ij^^ç prçuR^s^ç de celuy qui avec belles et doulces paroUes, feignant les vouloir oindre, s'elforçoit à les poindre 4îwp^K YSP4'|^6Hse;;et I mwiteMft, î»
Hdtt :^e ia-'UrOChïriflë' aï;rîVée|,;di^;'dae 'cfe Ç-arrné.jWr .proçDfittoit.une, j^rieuaenet saltitaît^ défiVratideV ■ ' '"' '~ "' '''
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■jlL'iin-i ^ji r; îii.y.n'il-jV .yiLiiio lioluOV Dandelot cl le duc de Brissbc tentent dé réconcilier lei deux ^fkttie-^'U: tu; 'M^aV Vi«i<6sbl IdJ '^éMéJt^l ^ W^oiH/IU^:^
de ravitailler Pans et de conclure la paît ou une t^Êve, — lAriWftldUI'% àalBtitdéVÏVM^im^ lUithrè^WilKi} rennenii. - Nouveaux rayages.^c^jiif^^^r^Jf SfiWÎjlr,^.
OR voicy qu'au mesme temps que la patente susdite se manifesta, le sieur Dandelot, frèredeChastillonetfilzdu 4ef[unct admirai de Coligny, ayant esté pris prisonnier en certaine escarmouche, alloit et Yenoit par la ville en toute liberté, ayant été relasché soubz sa foy. SI fett alors entendre auxdits sieurs depputez que l'ennemy s'estant ravisé, avoit finablement résolu de
eflfect, U luy a^^wt ^^ç^yqy^ W bti^ç ,^^î^ cffinQiJoBrJys6ftWrm!^jSï^Jflyj,;^7qi,l;.^o^
Vëffuéàttfc pè^epttift'-^ëëét kke&mm'imH^
Ce nëaritrfi«ffls,"Jl^ct'éiëûi-'dg''©rl^t îi'àii'Fëît'îàiSâê d'ësttîrè'àMëàisitlùli^è'ife Piris -^i" Tà'VësbIatibïi' iphsè' pkt'- PettkêfiijK^aftféi-
doit de ia rié^otWtion' ^tffl-^alvÔltlMiéîéUidfe m 'pai^t (Tieèllù^ ehv^W Mdristeîgfletipnëè
•MâyéMè, ët>'rédprci(^ébeAtd»è'ia'lpârt3ifv Ver^ Itiy qui ^dôsif ôk dô'cîônfereP'àffe'ej^uel'-
V^ifl <im-etiiifrchârgé ist^pâiriailt i]^cftIP;toat
-^6S'àGtF«s'|poikiëtë,:'uA |^» ji)lUél'4Vâ»r «{Cfe
4ié"i>6i»t6il* lÙtiVéhtt(in!ët ë6tt«Wâ!rfclfefe'tt«a4e
ftibridicl:- Séigftèu?^':» tiôJÏÉÂèdéi 'leè^xkj«f r
i* 'ctirifêfènce'iqtii' 'é^feâsUiWôtf, ^*^là(à4ïi«ftt ■- à! tfôiavfei' 4à'eli;ïaë:itté4eh^l^«!>EÈflSi6(ièl<%s -effiiï4s 'àtï !(*cirîtferit'êMëm^-ét 'ilfifeftféiiôHPae -i*iiW'ëfd4'rûut!répart3r: Ef f»!)titl<:éfo i^t^H- ^^htiirtl fàîsbit il, éfflfl>;^tiè' si' sa Uitré^mt •'k'émh -^r^tiië pàiflf^nétAf, îl'tk'prtt â\îfl- ' toè6iliï)t6tt''dé'S^ fîé^f rétB^l^dff >'pèsàftle ''ti^féeliitife' 'PéHhëtii^ -^éSftié'-^fô' k^^HVQit
232 SrêGt DE PAmS
iip dé-ïâ sienne çfèptfe'ét-s'celté'-dé''â<bW èc^ëMù/ éeïon- fa lortôë 'P'Mi)t-eStii^ef f eï r6^4ù4ï' sëit^" Verio,- oti 'tMài^it-'U ' Hoïi' i'^^ dëbVrdi servif. Elfe ftit rèVoyéé',' 'è^ mt'iè'tJàsye^h bônfôrriré' de totit' i^biût'ie fô'WïMite'iiûi èîi tVbit étë 'dï'e^séè!' ''"'"'• '■^'•Wle-'^iiliïiiëànife tf !Amik' '■ 'èétbit '^léÉj^ pikéë'âàiis 'qu'on éùéterkndri- mmh'aè^ séïtfèè hÔùVèllê que té duc de' P^Mé'f^iyt
rai' yû^didë^ lettre dû feletti^' de' Briâsae feit" éAgé!Ac&é^'de'é[t'^dsd6tiHtei'éh''l%rîftfê' ^aëtirS'îiérsônnè^. ÊltaUôy-quë lé^tiîéàèiî^ ^rJ^^eï^iiseighëif lie Màyéiink i^dlf ekiM1a''r6^ponce à' celles de Morigéijgnfeù^ le Légat dùkiffic^du^pàssé fUst' dèsjà'dë'^e-^ ^tiF/titrtbsfois-H ne ÉtbuVbiténcoféà'rèi'iare Mè^éimi àVôit iktâ éoii bôi-fik, Tk'yiâflti
Mièé' mm a < tdfùéttinié ' ^ki- la ^ iài'èHûé
mains, et par i^f^^^f^^<^sp^t,^y^if,^s)^^c,\
l?é^f^fî^^#f)H.'gi"fi;f9M)te,^tf^4fegEÇ^| f^M?ejjï|44i^o;i.e^^Çgfp^^s<^^ufp5f4^
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advisast avec Monseigneur de Mayenne, au cas qu'il n'eust moyen^ de secourir la ville, s'il trouveroit bon qu'elle se mist elle mesme en dépost ou séquestre entre les mains des princes du sang et autre noblesse catholique qui suivoit le party ennemy, pour estre par eux conservée jusques à ce que la paix seroit establie ou les Estatz généraulx assemblez, qui pourroient se rendre eux mesmes, et remettre aussy la ville soubz l'obéissance de celuy Roy qui, par la grâce du Sainct Siège, résolution et authorité desdits estatz, seroit déclaré capable de la Couronne, la religion Catholique y asseurée et demeurant tousjours ensonentier. Acceptant ce pendant telles garnisons, et ofFrans de leur part telz ostages qu'on adviseroit pour la seureté et entretenement de tout ce qui seroit accordé. Faisant entendre que la ville avoit choisy cette voye, tant pour la seureté et repoz de sa propre conscience, et pour n'estre réduicte à traicter de sa dédition avec l'hérétique, ce que licitement elle ne pouvoit faire selon les instructions que Messieurs de la faculté de théologie luy
i^oçeipFO^y^.ft WvÇl?ftcW;,^^ ^^.^ç^jtçjjet vVtôOiôm 5y»î>€,prétep4flieji>v^ip,sy,4^ 5flD»pI moin» 'VojMwt çil«Si^e^tsPfO(Çp^p
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iîtiesceijidneidepère en^lz/sÈnfciriteruujition .çour^ki'g^nér^' djespuià' dor^zQ oenàiistn&en -içà^ >qu%stasit;pa]Vemrei ^teqmfà^èvxiiiej cœt j raafgo^' : ili: dé^roient ipàrfeiliiéttiGiit dar itmiis^ qpéttre ^sainel et' bmièr&t àKleur poatéilité,
devait JPfCïu de tant et tant de.rpUli^r§ d!âmes qui, par leur faulte et lascheté, viea-. df oient s^ie^^ssivement à se perdre , arracha, .par. ilçur nonchalance, du trpnc de la, religiqi^ catholique e^vieilly en ce royaulm^ . , par une si. longue suitte d'aniiées. Discourant ,gqu reste Monseigneur le Légat en cette maiiûère : pu que, les princes et nobles ^us- . dicte 'prepdroient la ville en leur protection, et elle auroit par ce moien ce qu'elle ; deHîfuidpit^ pu qu'ilz refuseroient de ce faire j^ ^1; qe : ou pour en estre empeschez par , jL^epjieniy, et , cela auroit peu causer quelque division entre eux, ou bien par leur . lasd^)té effaulte dp cpurage, et cela donne-, roitîoj^sjoursd'aultant pljus évidente preaye à tout, ie monde 4^,pa^de soing qu'ilf au- :
rpiegijt/ eu de. 4a religion . catholique, Justi- , fianirpaf ^ moiejqi la défensiy^ çt les ligues . es<Ri^U?ft,w;iCMpnt, en^réïçs.ks villes ç^o^,., liqW^? P^ l^,pa^:^t rintrpductipn pqur ; rad?feniF^4çs forces estrangères à leur se- ,. tour^ïj .puisque lôs frânçoises qui e|i ui^iesi ; , just^^3çau§e,4^ Aurpient dçue^ ^^feij^re, ,, non^^^^^t ^eç. irepA^^spiçu^ 4oTs;i\i'e%s. .^
se venoîent jecter entre leurs bras, mais encores, dégénérantes perversement dé la piété de leurs àncèstres , adhéroient à la mesme injustice qui barbarement les opprimoit* fbmentoient et soustenoient îcelle.
Bien est vray que n^ondict Seigneur le Légat ne pensoit pas que les princes et la noblesse feissent refiis d'accepter cest ofl5-e, ny Tennemy d'y consentir, pour l'espérance qu'ils auroient de pouvoir par ce ïnoien commancer à desnouer ou rompre ce neud que jà ilz âvoient trouvé si dur, si serré et si envelopé , aux ongles, aux dentz, à l'œil et au jugement. Et partant exhortoit il Monseigneur de Mayenne de bien penser à ceste ouverture. Car aussy tost qu^on seroit adverty qu*il n'auroit l6 moyen de promptement secourir la ville, soit pouf le retardement du duc de Parme, ou autre empeschement, on adviseroit de la faire proposer par autres depputez, que la Ville, au moien d'un nouveau passeport, députeroit à cest efFect vers le diic de Montpensier, comme plus antien prince du sang.
Miais aussy falloit|il en ce cas qtie cette né-
gotiation prist son commancement de sa ferme et asseurée résolution, laquelle il leur feroit entendre, touchant le faict de l'accord général proposé. Pour, iselon icelle, avoir tant plus de moyen de convier les princes et la noblesse à accepter l'offre et induire Tennemy à le consentir, A l'acheminement de laquelle acceptation, Monseigneur le Légat, sans aulcun scrupule, auroit peu emploier son entremise envers les princes et noblesse susdicts, avec l'authorité du Sainct Siège apostolique.
Les depputez estoient donc sur le point de leur partement, quand fînablement le messager dont a esté parlé rendit là lettre de Monseigneur de Mayenne, qui estoit du huictiesme d'Aoust, portant asseurés adviz (a de l'entrée du duc de Parme en France dès
le mesme jour; et que, pour l'asseuré, il se joindroit à luy en la ville de Meaux pour tout le dix septiesme du mesme, avec la plus grand part de ses forces, laissant venir le reste après luy avec les bagages et artillerye.
Geste lettre leur ayant esté communiquée,
ne diminua pourtant le désir et résolution qu'ilz avoient faict parroistre de se vouloir acheminer vers mondict seigneur, puisque jà, ilz avoient passeport à cest efFect ; tant pour n'estre frustrez du fruict qu'ilz espéroient de leur voyage, que pour contenir par ce moien le peuple en son debvoir, comme dict a esté. Attendu lequel désir et résolution, ny la ville, ny Monseigneur le Légat ne trouva mauvais qu'ilz s'y acheminassent.
Ilz avoient desjà le pied en Tes trier, quand de la part de Tennemy qui estoit venu -en personne aux faulxbourgs , on leur feit sçavoir que c'estoit son intention qu'ilz sortissent séparément et par diverses portes. Et cela faisoit il (comme il est à présumer) affin de pouvoir taster le pouls à chascun d'eux avant qu'entrer ensemblement en conférence.
Mais luy ayant esté faict responce par le sieur de Vitry qu'ilz ne sortiroient plustost jamais que de sortir en cette manière, en fin il consentit qu'ilz sortissent ensemble.
Et les attendant aux faulxbourgs, il leur feit
là eQtezidre le désir qu'il avoit de la paix. Et, soubz dissimulé prétexte d'en faciliter le traictô, offroit une suspension d'armes, et de ravitailler Paris ce pendant. Mais, sa vraye intention estoit de se pratiquer par ce moyen le loisir d'attendre que les forcer du rviconte de Turaine^ tant de pied que dedieval, l'eussent joinçt; qui seules d'aitre : toutes les autres qu'il avoit mandées pour la an du mois de juin estoient encores en arrière , et lesquelles il sçavoit pour cerfain s'estre déjà acheminées.
Miais' Monseigneur de Mayenipe, rejectant dû' tout le premier poinct qui concernoit la paiix générale 9 feit responce que pour le regartd du second il y entendroit voloftr tiers i Ce qu'jl faisoit encores de sa part^ afin de pratiquer, ce pendant que la ville receivroit ce rafraischissement, le plus long délay qu'il pourroit pour tousjours s'asseurer dç l'arrivée de toutes les forces de Son Altesse. Mais parceque l'ennemy vou,Ioit faire luy mesme ledit ravitaillement avec sespror près grains et autres vivres, limitant à son gré et le prix et la quantité d'iceux, et que
PAR Hfiimr nr. (23i
d'autre (îosté Moaseigneur de ^Maycnae vouloit faire de mèsme : l'un visant àfaird, comme on dict, d'une mesme pierre deux coups^ et espéraoit que sans' ravitailler la viUe;, sinon pour si peu de tenips^aa'il avoit desseigné, il.vendroit ce pendant les vivres, qu'à cest effect il avoit prépaa^ezi àd haùlt prijt qu'il l'espuiâeroit de deniers, desquelz il pourroit contenter s^ Suisses^ qui' î protestoient déjà qu'ilz ne combàtroient pioint où: l'occasion s'en présenterôit,-qu'aitt:préa^ lable ilz ne fussent sati^faictz ^ de quelques arrérages qui leur estoient deuba< Etl^aultrev n'ayant pour tout object que • 4e< bien de la ville, et en particulier le soulagen^nt du pauvre menu peuple, cherchoitpâr tous moiens de la ravitailler en telle quantité et à si raisonnable prix que les pta^pauvres qui estoient ceux quî-pâtissoient le phiâ s'en peusâent ressentir , sans estre c Oftttîabctz de recevoir comme par un alembîc les vivres seulement qùUl auroitpleu àTennemy leur distribuer.
Cela fut cause que l'article delà suspension d'armes s'en alla paréilletÈfent en fu-
a32 STÊGE DE PAMS
mée. Car Tennemy ayant renvoyé les depputez qui Festoient déjà venuz retrouver, à sçavoir Monsieur de Lion vers Monseigneur de Mayenne avec sa dernière résolution touchant la forme du ravitaillement, et le Cardinal de Gondy à Paris pour persuader à la ville d'envoyer nouveaux depputez à ce mesme efifect : le premier feit entendre par ses lettres que résolument Monseigneur de Mayenne vouloit faire le ravitaillement en la forme susdicte; et à Taultre fut respk)ndu le xxij® dudict mois qu'il ne seroit envoyé aulcuns depputez à Tennemy.
Cette réponse ayant esté rendue par le duc de Nemours qui, après une longue contestation advenue le mesme jour en présence des princesses, avoit arresté que puisque Tennemy n'avoit jamais donné aulcune satisfaction à la ville, il n'estoit aussy rai-sonnable qu'on luy accordast ceste députation qu'il poursuivoit avecques tant d'ardeur, et partant qu'il ne permettroit qu'elle fust proposée ny niise en délibération. Et par ainsy demeura rdu tout retranchée la
trame de cette négotiation, sans espérance de la pouvoir plus renouer.
Ce nonobstant, le Cardinal de Gondy ne laissa de s'acheminer à Meaux, accompagné du président Vêtus *, que mondict sieur de Nemours envoioit à Monseigneur de Mayenne pour luy faire entendre que la cause de sa résolution susdicte de n'avoir voulu mettre en avant le poinct de ladicte députation, estoit affin de n'engendrer quelque defïiance entre luy et la ville qu'il voioit presque enragée de faim^ comme sans faulte il seroit advenu si au lieu d'un secours tant désiré et si longuement attendu, il eust commancé à luy faire ouverture de quelque traicté ou négotiation avec l'ennemy. Chose à laquelle soubz quelque prétexte que ce fiist elle ne vouUoit prester l'oreille, non pas mesme soubz l'espérance d'un prochain ravitaillement, et beaucoup moins n'en ayant aulcune particulière charge ou mandement de la part de mondict Seigneur.