Crevier, Histoire de VUniversité de Paris, t. VII, p
4. A.-F., Recherches suf la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris, p. 5 et loo.
pour les chirurgiens, qui ne formèrent plus, dès lors, qu'un seul corps, indépendant de la Faculté de médecine et ayant saint Côme pour patron.
Rappelons en passant que, depuis Louis XIV, les fonctions de premier chirurgien du roi anoblissaient et conféraient le titre de comte.
Revenons à Pétat sanitaire de Paris.
Au commencement du xvi® siècle, le Parlement avait pris en mains les questions de voirie, et r autorité montrait un peu plus de résolution. Il fut décidé en 1 5o6 qUe l'Etat se chargerait du nettoiement dés rues, et pourvoirait à cette dépense au moyen d'une taxe levée sur les habitants. Ce nouvel impôt fut fort mal accueilli, et il fallut toute l'énergie du Parlement pour le maintenir*; Les rôles de cette contribution étaient réglés chaque année. Les commissaires de police rassemblaient, chacun dans son quartier, les bourgeois notables, et ceux-ci élisaient un certain nombre de délégués qui répartissaient la taxe et surveillaient sa perception ^.
Mais la mauvaise volonté des Parisiens finit par lasser le Parlement, et cette ordonnance ne tarda pas à tomber dans l'oublL La peste de i53(3 permit d'en rendre une nouvelle trèsdétaillée, très-curieuse, et dont quelques articles