‹ Journal du siège de Paris en 1590Chapitre 55 sur 115 · Sauvai, Recherches sur Paris, t. II, p · texte numérisé non relu

Sauvai, Recherches sur Paris, t. II, p

sur une roue haute, plantée et eslevée, le visage contre le ciel, où ils demeureront vivans pour y faire pénitence, tant et si longuement qu'il plaira à nostre Seigneur les y laisser, et morts jusqu'à ce qu'il en soit ordonné par justice*. » Mais la peine la plus usitée était la potence, et Ton pendait sur tous les points de Paris^. L'ambassadeur Lippomano écrivait en 1 677 : « On voit tous les jours justicier des gens, dont la plupart sont pendus. Les absents sont exécutés en effigie; la dépense et les cérémonies sont les mêmes que si le coupable était là ; la garde à cheval accompagne le mannequin, et le prêtre marche à côté^. » Les prisons étaient affermées à un geôlier , chargé de surveiller ses hôtes et de les nourrir ; mais chaque prisonnier devait payer un droit d entrée, le loyer de son gîte et sa nourriture, d'après un tarif gradué suivant la condition, des personnes. L'ordonnance d'octobre 1485 sur la police des prisons de Paris* fixe le droit d'entrée au Châtelet à dix livres parisis pour un comte ou une comtesse, à vingt sols pour un chevalier hanneret, à cinq sols pour un simple chevalier ou une simple dame, à onze sols pour

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