Relations dés ambassadeurs vénitiens, t. II, p. 6o
3. lMim\>tTt, Anciennes lois françaises, t. XIV, p. 179 Reproduite dans E. Fournier, Variétés historiques ff litté^ rairéSi t. VII, p. 2o5.
tre cinq et dix heures du matin, suivant la condition des personnes; mais le principal repas, le souper, avait en général lieu à cinq heures. De là ces trois vers :
Lever à cinq, dîner à neuf, Souper à cinq, coucher à neuf, Fait vivre d'ans nonante et neuf.
Montaigne nous apprend, cependant, quUl ne dînait pas avant onze heures, et ne soupait qu^après six ^. « Au reste, dit Lippomano, les Français sont très-désordonnés dans leur manière de manger, car ils mangent quatre ou cinq fois par jour, sans règle ni heure fixe '. »
Louis XII dîna d'abord à huit heures, puis pour plaire à sa troisième femme, il recula ce repas jusqu'à midi ; François I" dînait à neut heures, et Henri IV à onze heures. La cour, bien entendu, imitait toujours le roi.
Jusqu'au règne de Henri III, on mangeait avec les doigts ; à cette époque, on commença à se servir de fourchettes. « Je m'ayde peu de cuillier et de fourchette, » écrivait Montaigne ^ à la fin du siècle ; et nous lisons dans un pamphlet du même temps : « Ils ne touchoient jamais la