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ajoute à cela mic (inaiiiité assez considérable de poisson séché, lin peu de viande scclu'f^ très uiédiocro avec 300 lbs de graisse, sans eoni])ter la viande fraîcdie que l'on peut obtenir, vous trouverez, je l'e-pùre, qu'en fait d'approx isionnement c'est un conimencenient sati^^faisaut et je dois ajouter que je suis toujours heureux de voir se réali-er les prédictions que j'ai faites en quittant le fort Simpson. ]7établissement du Youcon comparé à celui de la branche de l'ouest a occasionné, je crois, peu de dépendes, et quant aux vivres, si nous n'avions pas les Russes dans le chemin, je pourrais vous promettre qu'elles ne seront pas une charge pour votre district dès que nous aurons des marchandises en grande quantité. J'ai l'intention d'emporter, durant cette saison, une grande partie du pemmican que voiis m'avez envoyé, car je sais que les sauvages seront très mécontents de trouver si peu de marchandises, que je ne puis guère compter sur leurs efforts pour nous procurer des vivres et je crois que le très grand nombre renonceront à l'idée de venir nous rencontrer quand ils sauront à quoi s'en tenir à ce sujet. D'autre part, si nous recevons l'assortiment nécessaire, je ne crains pas de dire qu'il ne sera plus nécessaire d'envoyer du pemmican au Youcon, sinon il sera à propos de nous en faire parvenir le plus possible, et, en cette occurrence, ce ne serait peut-être pas suffisant, car il est certain qu'alors les sauvages nous abandonnerons pour trafiquer directement avec nos concurrents ou par l'entremise de bandes de sauvages qu'ils peuvent rencontrer en tout temp^. Alors c'en sera fait de notre commerce et nous devrons renoncer aux fourrures et aux vivres.
Quelques sauvages de la bande des " Hawkootchin " et d'autres sauvages sont arrivés avant mon départ, et, au dire de tout le monde, je ne serai pas capable d'acquérir la moitié des fourrures que les sauvages ont accumulées et qui seront apportées à mon retour. Il a été laissé en réserve, pour des perles et des fusils, une quantité de fourrures que j'aurais apportées si j'avais été certain de pouvoir les payer à notre retour, mais comme je suis tout à fait dans l'incertitude à ce sujet, j'ai pensé qu'il était prudent d'attendre que j'en aie fait l'acquisition. Je connais moi-même plus de vingt hommes qui ont des fourrures chacun pour la valeur d'un fusil qu'ils s'attendent de recevoir. J'espère que vous m'enverrez autant de fusils que
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possible car je pourrais en C'clianii;er n'importe quel noniljrc durant l'été et tous les sauvages préforent nos fusils à oeux des Russes. Des fusils et des perles, des perles et des fusils, tel est le cri dans cette région. Pardonnez-moi de répéter cola si souvent, mais je ne saurais trop insister, puis(iue le développement ou la faillite de notre établissement au Youcon dépend principalemont de l'approvisionnement de ces articles.
Le produit de nos opérations au Youcon duraiil la première année, comprend douze ballots de fourrures, un demi-ballot de peaux de cerfs et une caisse de peaux de castors, le tout évalué à £1557.15.3 sterling.. Cette somme n'est pas considérable, mais c'est autant que j'ai pu faire avec les marchandises que j'avais. Je ne dirai pas ce qu'il aurait été possible de réaliser, mais si vous me donnez l'assortissement nécessaire je crois que dans quelques années, le trafic ici sera aussi prospère qu'au fort Simpson, c'est-à-dire si (et ce si est un mot désagréable) nous jouissons d'une entière liberté dans cette région. Depuis que j'ai rencontré les '' Ilawkootcliin " avant mon départ, j'ai modifié entièrement mes idées au sujet des vêtements. Ces sauvages, mais ceux-là seulement, ont paru aimer beaucoup nos capote- et ont promis de venir l'automne prochain pour s'en procurer. Il serait donc à propos d'envoyer une quantité assez considérable de capotes de 3.^ à 4 aunes, mais bien peu, sinon aucune, de moindres dimensions; et ce sont celles de couleur blanches qu'ils demandent toujours. Il faudrait aussi des couvertes, des poires à poudre, des limes, des haches, etc., etc., et qu'il me soit permis de vous demander encore une fois d'envoyer des munitions et du tabac en grande quantité. Je me suis entretenu encore une fois au sujet des Russes avec les sauvages arrivés avant mon départ, et, au dire de tous, il est certain que nous verrons les Russes durant l'été, car ils ont fait tous leurs préparatifs au portage pour descendre la rivière. Plus je pense à cette rencontre plus je suis embarrassé quant à la conduite à suivre en cette occurrence, mais j'espère recevoir de vous des instructions complètes à cet égard. Ils peuvent nous intimer l'ordre de quitter la région, nous y forcer peut-être si nous persistons à y rester et je serais très peiné d'entraîner la compagnie dans des difficultés avec nos voisins, les Russes, Les ordres que j'ai reçus se bornaient à établir un poste au Youcon, ce qui a été fait, et comme il ne m'a été rien dit concernant le
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comnierco o\\ \c lorritoirc des Russes, je suis bien déteriiiiné de tenir bon jusqu'à ee que je re<,'oive des instructions décisives.
Je crois maiuteuaut vous avoir renseigné suffisamment; comme il me reste encore \me page que je ne remplirai qu'à mon arrivée au poste Lapier, je vais prendre un repos de deux heures pour continuer ensuite le voyage.
Poste Lapier.
Nons sommes tous arrivés ici hier (2.'> juin) avec les fourrui'es, etc. La rivière est beaucoup plus basse dans sa partie supérieure que je ne n^'y attendais et à moins que son niveau ne s'élève, je commence à craindre que nous ayons beancoup de difficulté à retourner au Youcon. Les hommes de la rivière Peel sont arrivés ici en même temps que nous et comme j'ai trop à faire pour écrire davantage, je suis obligé de terminer brusquement la plus longue narration que j'aie encore faite.
J'ai donc rempli la dernière promesse que je vous ai faite, en vous transmettant un rapport aussi complet et minutieux qu'il est nécessaire sur cette région, etc., etc., mais je regrette qu'il ne m'est pas été permis de l'écrire avec plus de soin.
Je suis, cher monsieur, Votre très respectueux et très sincère,
A. H. MURRAY.^ MuEDO McPhersox, Esq.,^ etc., etc., etc.
Fort Simpson.
PKÉLIMIXAIEES DU JOUKXAL MÉTÉOROLOGIQUE.
Il me reste bien peu à ajouter au sujet de la température après ce qui est déjà indiqué dans ce journal. Durant les derniers onze mois il en a été tenu compte régulièrement tous les