‹ Journal et correspondance, 1793 à 1805Chapitre 10 sur 31 · AMORUM · texte numérisé non relu

AMORUM

Dimanche, 10 avril. — Je l'ai vue pour la première fois.

Samedi., 1 0 août. — Je suis allé chez elle, on m'y a prêté le Novelle morali di Soave.

Samedi, 3 septembre. — M. Coupler était parti la veille. Je suis allé rendre le Novelle, on m'a donné à choisir dans la bibliothèque, j'ai pris M™'=Deshoulières. Je suis resté un instant seul avec elle.

(M. Coui)ier, ami de la famille Ampère, s'occupait de botanique, de physique et de mécanique. Lié avec André, il l'interrogeait incessamment par correspondance sur les difficultés scientifiques qu'il ne pouvait résoudre lui-môme.)

Dimanche, 4 septembre. — J'ai accompagné les deux sœurs après la messe; je rapportai le premier tome de Bernardin. Elle me dit qu'elle serait seule, sa mère et sa sœur partant mercredi.

Venchedi, 9 septembre. — J'y allai et ne trouvai qu'Élise.

Dimanche, i 1 septembre. — En sortant de la messe, j'allai rendre Bernardin. J'appris que Julie reviendrait, mais avec Jenny '.

(Élevé par une mère très pieuse, les sentiments religieux d'André naissent avec sa raison. Sa première communion avait été la grande joie, la lumière de son adolescence, comme la calamité de 93 devait être la consternation, la stupeur, les ténèbres de ses dix-huit ans. Son catholicisme profond, enthousiaste au commencement de sa vie, attiédi, obscurci même au milieu de sa carrière, redevint bientôt inébranlable jusqu'à la fin de ses jours. Son fils, Jean-Jacques Ampère, répétait souvent que le catholicisme de son père, celui d'Oza-

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