‹ Journal et correspondanceChapitre 5 sur 16 · AMORUM · texte numérisé non relu

AMORUM

Dimanche y 10 avril. — Je Pai vue pour la première fois.

Samedi, 10 août. — Je suis allé chez elle, on m'y a prêté le Novelle morali di Soave.

Samedi, 3 septembre. — M. Coupier était parti la veille. Je suis allé rendre le Novelle, on m'a donné à choisir dans la bibliothèque, j'ai pris M me Deshoulières. Je suis resté un instant seul avec elle.

(M. Coupier, ami de la famille Ampère, s'occupait de botanique, de physique et de mécanique. Lié avec André, il l'interrogeait incessamment par correspondance sur les difficultés scientifiques qu'il ne pouvait résoudre lui-même.)

Dimanche, 4 septembre. — J'ai accompagné les deux sœurs après la messe ; je rapportai le premier tome de

Bernardin. Elle me dit qu'elle serait seule, sa mère et sa sœur partant mercredi.

Vendredi , 9 septembre. — J'y allai et ne trouvai qu'Élise.

Dimanche, 1 1 septembre. — En sortant de la messe, j'allai rendre Bernardin. J'appris que Julie reviendrait, mais avec Jenny 1 .

(Elevé par une mère très-pieuse, les sentiments religieux d'André naissent avec sa raison. Sa première communion avait été la grande joie, la lumière de son adolescence, comme la calamité de 9$ devait être la consternation, la stupeur, les ténèbres de ses dix-huit ans. Son catholicisme profond, enthousiaste au commencement de sa vie, attiédi, obscurci même au milieu de sa carrière, redevint bientôt inébranlable jusqu'à la fin de ses jours. Son fils, Jean-Jacques Ampère, répétait souvent que le catholicisme de son père, celui d'Ozanam et le spectacle de la religion de ta mère, avait été pour son âme et son intelligence une prédication plus émouvante et plus frappante que tous les argumenté cherchés et même trouvés par lui dans les livres des plus savants théologiens.)

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