‹ Journal et lettresChapitre 45 sur 46 · V MÊME · texte numérisé non relu

V MÊME

Au Cayla, dO septembre 1844.

Monsieur,

Je viens vous occuper encore d'une chose qui m'occupe toujours ot à laquelle vous n'avez pas cessé de vous intéresser : des chers manuscrits de Maurice. Je sais tous les soins que vous vous êtes donnés pour les recueillir, toutes les recherches que

VOUS avez faites de M. ***. Si le succès suivait le dévouement, je n'aurais depuis longtemps qu*à vous remercier de la possession de mon trésor. Mais, quoique non découvert, je n'en suis pas moins pénétrée de reconnaissance pour votre pieux dévouement. Veuillez en agréer la vive expression et me permettre de vous recommander des papiers que j'ai recouvrés, et qui peut-être compenseraient en partie la perte que nous déplorons.

Ne pensez-vous pas qu'avec cela et le Centaure, qui se trouvera tout entier dans la Revue des Dettx Mondes, on pourrait entreprendre une publication? Je vous indiquerai encore un morceau de Maurice dans la Revue Européenne (4 5 janvier 4832], intitulé : Vie du bienheureux Nicolas de Flue; un autre dans la France Catholiqus sur la Chapelle expiatoire de Louis XVI ^, Je no sais pas précisément l'époque, mais ce devait être de 4 830 à 4 834.

Je vous soumets, monsieur, fort timidement cette idée sur laquelle je ne fonde pas beaucoup d'espoir; mais le moindre à ce sujet m'est trop cher pour ne le pas saisir en le montrant aux bienveillants amis qui accueilleront toujours avec plaisir les débris du naufrage.

Mon cousin Raynaud vous remettra le paquet de papiers et causera volontiers avec vous sur ce qu'il contient.

Je ne sais si M. Morvonnais est revenu ou non à Paris. S'il y est encore, veuillez l'assurer de mes affectueux souvenirs, et lui dire que je regrette de n'avoir pas reçu les volumes de ses œuvres qu'il avait eu la bonté de vouloir m'envoyer en arri-

1. Nous n'avions pas cette lettre entre les mains lorsque nous ayons liTré à l'impression les œuvres de Maurice de Guérin. Si nous étions assez heureux pour en donner nous-même une troisième édition, nous remplirions le vœu de sa sœur et grossirions notre recueil de ces deux articles et d'une partie au moins de la notice insérée par M. H. de la Monronnais dans l'Université catholique, ainsi que d'une lettre adressée de La Chênaie par Guérin à son ami d'enfance M. Raymond de Rivières, qui ne nous est malheureusement parvenue qno lorsque le volume était déjà tons prene.

400 LRTTRBS.

vant à Paris. Je lui indiquais pour cela Tadresse de M. Raynaud, que je lui indique encore, 8*il est possible à ce bon M. Morvonnais de me faire cet envoi.

Voilà toujours des missions dont je vous charge , mais je connais votre infatigable zèle, et puis comptez, monsieur, sur mes sentiments pleins de reconnaissance.

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