‹ Journal et mémoires de Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris, sur la régence et le règne de Louis XV (1715-1737) (volume 2)Chapitre 19 sur 37 · MANDEMENT DE M"" L'ÉVÊQUE D AGEN · texte numérisé non relu

MANDEMENT DE M"" L'ÉVÊQUE D AGEN

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François, évéque d'Agen , ayant appris avec douleur que quelques ^^sj^ts, inquiets qui paroissent fâchés de la paix de l'Église, a voient rétMidu de tous côtés une lettre d'un particulier écrite très-indiscrète- ^^oent depuis et adressée à une personne très-imprudente de cette ville; ^^elle-ci, Au lieu de venir nous la communiquer, et recevoir nos ordres ce qu'elle avqit à faire^ s'est avisée de la rendre publique par le nombre de copies qu'elle en a donné. AGn, mes chers frères, que connoissiez mieux la vérité de toutes choses , nous avons cru ivoir vous adresser la lettre que M. le cardinal de Noailles a écrite à DUS le^ curés de son diocèse, par laquelle vous verrez si on peut jouter foi à l'impertinente lettre dont nous vous parlons, et que des brouillons et remuants ne cessent point de faire valoir dans iOtre diocèse , comme si elle étoit une pièce authentique. Au reste , ^^30us défendons, sous les peines de droit , de répandre ou de com- ^i^nuniquer à quelque personne que ce soit des écrits sur la religion , à Ins qu'ils n'ayent été approuvés de nous ou de nos grands vicaires. ^M)oniiéà Agendans notre palais épiscopal , le 13 avril 1720.

25 avril. — Parts. — On sollicite fort M. le cardinal ^e Noailles de rétracter sa lettre circulaire à ses curés, à

cause qu'il y a inséré le terme de relative qui n'est pas dans le projet d'accommodement. L'évèque de iVtJfnes a publié un mandement où il prie ses diocésains de ne point croire les mauvais bruits qu'on fait courir de lui. Qu'ils toujours été porté à la paix et qu'il l'est encore. Qu'il signera raccommodement, aussitôt que le Pape l'aura approuvé par un acte authentique.

Lundi au soir^ M. de là Vrillière alla signifier à M. Tévêque de Boulogne que l'intention de S. A. R. étoit qu'il s'en retournât dans trois jours à son diocèse. Il en a demandé huit. On dit que le même ordre sera signifié à M. de Montpellierf h son retour de Maubuisson^ où il est allé voir madame sa sœur, abbesse de ce monastère. Il y avoit un pareil ordre aux-évèques de Nismés et de Saintes, qui par des raisons opposées^ n'ont pas voulu entrer dans l'accommodement ; mais on dit que les cardinaux de Rohan et de Bissi l'ont fait révoquer.

On voit une brochure intitulée : .Décision théologiçM sur les actions de la Compagnie des Indes.

LETTRE

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