‹ Journal et mémoires de Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris, sur la régence et le règne de Louis XV (1715-1737) (volume 2)Chapitre 23 sur 37 · GRAND VICAIRE DE VANNES · texte numérisé non relu

GRAND VICAIRE DE VANNES

Ce n'est pas, Monteur, pour répondre à vos lettres que je vous écris pour cette, fois, il y a.aujourd'bui une nouvelle trop Importante à vous mander ppiir ne pa? remettre à un autre temps ce qu'il ponrroit y avoir de plus pressé pour autres affaires. La paix de TÉglise est faite à des conditions que je crois très-hounes pour l'intérêt de la vérité. Voici comment les choses se sont passées. Il est tombé un écrit du Ciel entre les nmios de M. le Régent et de M. Tabbé Dubois. Toute la théologie de la Constitution est traitée à fond. Le dogme de rÉgliso y est mis hors d'atteinte, les sentiments des écoles approuvés, en sûreté. Pareillement le point de la condamnation Gxé et déterminé sur quelques excès véritablement condamnables. Nulle imputation de ces excès au livre ni à l'anteur. Attribution coi^stante et perpétuelle du bon sens et d'une bonne intention au Pape qui condamne et à l'Église qui acquiesce. Comme l'objet étoit de faire la paix, vous comprenez bien qu'il étoit important que l'auteur tel qu'il fût de cet écrit qui en décôuvroit le fondement, fut caché, parce que d'un parti on eût appréhendé ce qui fût venu de l'autre, et tout homme capable d'écrire est ou pouvoit être de l'un des deux.

L'écrit donc a été remis authentiquement entre les mains des car-

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