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et la femme d'un malheureux ? M. Mole, garde des sceaux, cet homme si vertueux, auroit-il jamais cru que ses petitsenfants auroient un pareil procès?
31 Juillet. — Tallard. — M. le maréchal de Tallard a été nommé conseiller du conseil de Régence. Il y a pris séance aujourd'hui à trois heures après-midi : on revient peu à peu au testament du Roi, qui l'avoit nommé.
2 Août. — Le comte de la Marche-Conly. — Ce jour iM. le comte de la Marche-Conty, fils de iM. le prince de Conty, est mort. C'était son fils unique. Il étoit né le 2S mars 1715 M™*^ la princesse de Conty est grosse et on attend qu'elle donne un prince pour remplacer celui-là, qui est le dernier prince de la maison royale.
.5 Août. — Princk dk Coxtv. — On a pris le deuil de M. le comte de la M.irche, fils de M. le prince de Conty. Le Roi Ta pris lui-même et toute la cour, quoiqu'il n'eût pas encore trois ans et que ce ne soit l'usage de le prendre que pour les princes qui ont sept ans. Mais cet usage, introduit par le feu Roi , a été changé en cette occasion.
M""^ LA DUCHESSK MÈRE (1). — On a fait une chanson
(1) Madame la duchesse de Hoiirbon, fort aimable, fort rnalij^ne, fort spirituelle, fille de Louis XIV et de M""^ de Monle.>|)an , eut pour amant, apn-s plusieurs autres, notaiiniieut le prin<e de Conti, le s >duiNai)t Aruiaul, compagnon de dél)au( lie el d'o|>po>i(i<)n du duc d Orlciii^, non le marquis, mais le comte df Las>a), non l'oii^iiial, l'aMMitureiix , le mm uie^ipi*' aiileiir du Heciieil (le di/J)'renfes choses, mais )»• lihtpi'il avait eu de Maiianue Pajol, l'Iu*roïne l)ouri;eoi.se qui refusa «l'être duclies>e de Loi raine. Voir sur Lassiiy la i\otice de M. P. l»aris, 1848 el 1- s Causeries du Lundi, el sur .M«>c |a duclie6>e les Souvenirs de Madame de Caylus, son amie intime, la Correspon danre delà l'rincase Paint nie «'l Saint-Simon.
524 MK.MOIKKS Dh M A I HlKl MAKVIS
conln* M"" la Ouolu'sso mtM'c. (jui a Ioik' le pavillon dv la
S;jmaritaiiu" muir se l»aii:iu'r.
(.inlloniii-/, noiiM'IU' liùless»' Kt vous, ct'i\v/. :i In printvssf
lotiU'slos |> de Paris.
Si jamais la SaiiKirilaiiu' Se oonttMita île c\iu] mari>.
Celle-ci les preiul par ciMitaine.
Kii beau honnrt de toile peinte l^ssay près de sa belle Aniinthe Passe de tort beiireiix moments.
Sur le Pont neuf eelte princesse V, dit-on, pris un logement Tres-eonvenable à Son Altesse.
BoLKVALAis (li. — l/arrèl de Bourvalais du 17 juillet 1717 a paru iuiprinié. Il abandonne tous ses hiens au Koi, de (juelque naluie (ju'ils soient et puissent être, et «»n «juelque lieux et endioils tpfils soient situés, et le Roi, de ces mêmes biens, lui en laisse pour 450,000 francs expliqués dans Tarrêt, enlre autres la terre de Iji Frèlonnière, au paysdu Maine, de 131,000 lianes. On lui laisse .«ussi U»uslesmeuble."5étanl à Paris et dans les maisonsde iam|>ai;ne, à rexeeptiun de ceux qui sont à la terre de Cliamps et autres terres en Brie, au moyen de quoi le Roi le décharge de tous comptes rendus et à rendre et se rharpe de payer ses dettes , lait défens(îs à ses créanciers d'attenter à su ^Mîrsonne et biens et à ceux de sa femme, vnif aux créanciers, pour leur payem^înt, à se pourvoir par devers Sa Majesté. L'arrêt ne leur laisse aucun fonds en lerre ou maison (pie la terre de la Frelon nière , ainsi les terres (le Champs et autres y jointes en Brie, cpii éloient lie 40,000 francs de rente, la maison de Paris, place de
(Ij Crlèbre loaiuit-r on liiiiUinl, iiMleinent «•|ilii<-|ir |i.ii l.i ( haiiihrt; de jiiMm iJr* Umm « I xiii^ilnir**» «!•• I.i i\\t»h%v tU-^ lill,llltl•^ VnirMir Im lo> ,IM ln\h,r,ffiir\ «Ir* \hr\\X «in Hji«Ii«t «M !• |miii(.IiI«I ilililui-' Phitnu mnU6liti
Vendôme (1), et toutes les autres terres ou maisons sont demeurées au Roi. Et voilà à quoi ont abouti et l'accusation faite contre Bourvalais à la chambre de Justice, où il a été retenu prisonnier pendant plus d'un an avec uno grande rigueur, et la taxe de 4 millions faite sur son bien. On a jugé que la fortune de ce partisan méritoit d'ètie retranchée comme un mauvais exemple dans l'État, et que c'étoit assez pour lui et sa femme (|ue V50,000 francs avec des meubles exemptés de toutes dettes, mais on n'a jamais pu lui faire son procès.
6 août. — Trésorier des bâtiments, Parlement. — Ce jour-là, les chambres assemblées, on a lu un édit portant création d'un trésorier général des bâtiments avec 20,000 fr. de gages et 200,000 fr. de taxations, et dont la finance doit être de iOO,000 fr. La phipart de M.M. des enquêtes, et, entre autres, M. le président Gilbert, qui en a ouvert l'avis le premier, ont demandé qu'il soit nommé des commissaires pour examiner cet édit, parce que les gages, les taxations en excèdent la finance , que cette finance devroit être employée à payer les charges supprimées, qu'on voyoit beaucoup de suppressions et point de remboursement, que le public étoit intéressé en cela parce que les officiers que l'on supprimoit d<'voienl beaucoup et que les créanciers perdoient, ne sachant où se faire payer. Ha passé, de 54 voix contre 21, que Tédil seroit examiné par des commissaires ; mais les commissaires n'ont point été nommés, et la cour s est levée sans les nomuier. M. le premier président étoit malade et n'y étoit pas. M. de Novion non plus. M. de Mcnars, ou plutôt M. de l^amoignon , ont soutenu Tédit, mais le plus fort l'a emporté, et cette démarche des enquêtes est la suite de leurs résolutions, qu'ils avoient fait savoir à.M. le premier président quel(|ues jours auparavant. M le
(Il \uJ4iurit'lint !•■ Mini<t«'ii- <!«■ la .liioli<f.
T. I. lô
MLMOiahS Oh MATHIKll MARAIS.
ducdWntin, ijui vouloit faire passer cet édit, comme surin- UMuiant des lKUiinents,a reiiconlré des gens qui se sont souvenus de ce tjui avoit été fait pour lui le 7 septembre 1716, à 1 occasion de sa clu'.rge de surintendant, dans deux différentes assemblées de Parlement , où Ton changea dans la dernière ce que la première avoil réglé.
Le fils de M. de Harlay de Céli, âgé de dix huit ans, est mort de la petite vérole. Par cette mort, la famille de Harlay se trouve éteinte et réduite à M. de Céli.
i» août. — Lk duc de Cn.vKTUKS. — M. le duc de Chartres a pris séance au l*arlement comme prince du sang, lia eu quinze ans commencés le k du présent mois d'août 1717. On prétend que c'est une grAce, parce qu'il devroit avoir quinze ans accomplis : cependant le Koi est majeur à treize ans et un jour, et par l'arrêt de régence, les princes du sang peuvent entrer au conseil de régence à vingt trois ans et un jour, et ainsi dans ces grandes matières on garde la règle annus inceplus pro complclo habetiir. Voyez le procès-verbal du Parlement du 2 septembre 1715, page li in-folio.
13 août. — Contrat de mariage signé entre M. Bernard de Bieux (1) et .M"** de Saiiit-i^hainant.
PiiiNCK dkCo.ntv. — M.tdame la princesse de Conty est accouchée d'un prince à neuf heures et demie du ujatin. On ra(i[)«'lle le comte de la Marcln' comme son frère, (jui c«l mort le 2 août de ce mois.
15 août. — PiiocKSSioN. — La procession de iNotre- Daine (Ij, ou le ParliMuenl assiste, s'est faite à l'ordinaire. Mab conmie il est d'usage, (juand le Boi est à Viw'is, (ju'il
(l) FiUdu nl^brr linanri«T Sniiiiicl lU^rnanl.
1/ La |»riicM>ion de VAsxoinpfion, iiii«li(ii<'ei'ri France par la tlrt laration de XIII lu f^rii-r Iri.lH/, lors<|ird lit lioiiitii.i^*' d<> sa loiimniM' à la Kaiiid* Tteffr. Crlli* df-cl.iration (lit roidirinre l'.f '••>•• .tulr.- ilc l.mii's \|\' m ir..i'i. •• ■•' Iniki^mr de U>ui« XV fii 11 M.