‹ Journal et mémoires de Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris, sur la régence et le règne de Louis XV, 1715-1737 (volume 4)Chapitre 26 sur 55 · VOIT 1720 ;}8I · texte numérisé non relu

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sera riclie et vous le marierez mieux.» Lui, auconlraire, persistant, elle lui dit: a Celaest-il sérieux? Car si cela l'est, il faut que vous sachiez tout; nous n'avonspasaccoutumé de mentir ici. La petite fille est une petite trouvée, dont on ne connoit ni le père ni la mère. » — Oh î oh ! dit-il, cela ne rompra pas le marché. Tant mieux, je n'aurai pas toujours une famille sur les bras, et c'est ce que je cherche. « Sur-le-champ, on Talla dire à la princesse qui dit : » iMaislui avez- vous dit le mot?» voulant parler del'état de la fille, et comme elle eut su sa réponse, elle le fait appeler. Les articles se font. Agnès (qui est le nom de la petite fille) lui est accordée pour son fils, et le mariage s'est fait î\ Choisy, le lundi 12 de ce mois, le même jour (pie celui de Samuel Bernard. C'est une accolade.

Mercurk, 14-5. — Régimenl delà Terrasse, règlemenls. — On a fait des règlements plaisants pour le régiment Koyal- Terrasse du Hoi. Ils sont en vers. En voici (piehjues-uns

A l'égard de riiabillement

L'uniforme étant nécessaire,

Voulons que dans le régiment •

Chacun s'habille à sa manière.

Le soldat chez soi par billets Logera, vivra sans reproche, Kt pour sa solde s'il lui plait

Il la cherchera dans sa pociie.

Pour le pain de munition Le soldat., sans tant de mystère.

Le prendra de son propre fond C.lu'/. son boulanger ordinaire.

Lii.LK. — J'ai reçu une lettre d'Aire, de M. Kolland, capitaine de cavalerie, mon ami, qui me mande (pie le jour de l'augmentation des espèces, le marché a été pillé à

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Lille pur le |>euple ; i|iril a lallu que le coininaiulant ait été, avec une Iroup*' de cavalerie, sur tous les imircliés pour lout taxer, et y ait mis des g^ardes, et que, le même jour, X Saint-Onier, toutes les houticjues furent fermées.

On a donné pour cent mille livres d'actions nouvelles au comte de Lille, qui a apaisé la sédition à Lille, mais il n'en a point voulu, quand il a su leur déchet, et Law est convenu (|u'il lui falloit quelcjue chose de nieilleur.

Va> Kobkz. — La compagnie a fait un traité avec Van Kobez, pour ses draps, que les marchands survendaient exlraordinairement. Il y aun bureau où la Compagnie les vend moins; mais afin que Ton soit sûr que ce n'est pas le marchand qui les achète pour y regagner, ou autres personnes pour agioter, il y a des tailleurs, dans le bureau, qui prennent votre mesure et qui vous font un habit qui ne peut servir qu'à vous T C'est un marché fort plaisant, et on peut dire (jue la Conq)agnie vous habilhv

l .M\ iKsiiK. — CoNSTrruTioN. — L Université, ayant appris que l'un avoit envoyéà Ponloise les lettres patentes sur la Constitution, y a député MM. Bourchaet Viel, l'un syndic, l autre greffier, qui se sont présentés à l'audience, ont fait leur cnmpliment et leur opposition aux lettres, et l'ont présentée. Ils ont fait crilendreque l'Université étoit |Kirtie nécessaire dans celte affaire, où il y a on appel de sa jurl au concile, enregistrée l'officialité, et une exposition [»ubli(pie d',' ses griefs, et cpi'on ne pouvoit traiter aurunaccoiiiinodementsans y a[)peler un corps aussi considérable. !>• Premier Président leur dit : <f Dufranc, dites à rt-s UK'ssieurs (pie je les pri<; à diner chez moi. » L'op- |Kr%itionn'a pasétérecueen foruje, il n'y a qu'une requête.

I. v\^ \i l'Ai.Ais-KoYAL. — Law est logé tout à fait au I*al.iis Koyal depuis rpiejques jours. Un lui a donné l'appaitcmputdu manpiis d Kslampes. Il est lâàcouvert de la fureurdu |M-uple,(|ui ledéchireroil, s'il le pouvoit trouver, el il t'si auvsi sous la main du Uégent, (jui «ii |)»nl fain-

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