I.e l'hnncelier d'Agiu'ssuau
S'élant mis en tête Qu'on lui doit reiuliv k's sceaux
.Nuit et jour et rcjjt'ti' :
Va-len voir s'ils viennent, Jean, \.i t-en voir s'ils viennent.
(iHANuDic. — L'Empereur a tait taire une très-bonne réponse au Mniioirc du (irand-Duc, sur l'indépendance de t'Iorence. Klle est insérée dans les Gazettes de Hollande de février et nxars, et est bien plus savante que le Mémoire du Grand-Duc, fait par le t'en abbé Henaudot.
L'i lettre du Koi au cardinal de Noailles, pour faire chanter le Te Deum pour l'arrivée de Flnfanle, fait ^rand bruit, parce qu'on y parle de la réunion des deux branches de France et d'Espagne, qui cependant a fait tout le sujet de la dernière guerre, et à la(juellc le traité d'Utrechl parolt très-opposé. Voici cette lettre :
Mon Cousin,
H L'Infante d'Espagne est arrivée dans ma cour, et j'en ai la joie la plus vive (pie mon cœur ait encore ressentie. Mon mariatre avec cette princ<'sse réunira /es deux branches desrendues du roi won hisaieul, et, par Ij\, je remplirai les plus doux souhaits que «e monanjue eût pu former. Ce (ju'il y a de plus heureux et cpii me touche le plus sensiblement, c'est (jue cette unioUy i\u\ affermit la puissance de mon Èlal et celle d' Espaijne y ne cause j>oinl de ces alarmes politit/ues et de ces jalousies cruelles cpii font répandre tant de santj^ et (ju'au contraire, toute l'Europe y applaudit sincèrement, et ratifie^ en quelque iorte, le traité de mon maria(jr. Tout ce (pii s'tîst fait lous mon règne n'a ru pour objet qu«; de lier tellement les