CHANSON SUR CETTE SATIRE
O VOUS, qui savez le secret Do cette Fagonade, Soyez-en confident discret, IS'en faites point parade, ]Se i'allez pas dire à Fajïon/ La faridondaino, la faridondon, Car il me taxeroit aussi,
Bn'ibi, A la façon de Barbari. mon ami.
iiN i»i: L a.\.m:i; 17*22,
l**"" janvier. — Le Roi n'a fait ni ducs, ni maréchaux de France, comme on croyoit; il a seulement fait une promotion de Tordre du Saint-Esprit pour l'ordre du Cordon l)leu. On attend bien des changements à la majorité.
Prévôt de Paris. — Ce jour, j'ai vu le comte d'Esclimont, qui va être prévôt de Paris. En lui parlant d'un livre fort satiricpie contre plusieurs familles qui paroit depuis peu sous le titre de : Mémoires historiques, politiques, critiques et littéraireSj aiivïhuéii déSunt Amelot de la Houssaye, où il y a un article du surintendant Bullion, son bisaïeul, il m'a dit que cet article étoit faux et m'a conté que s'étant, depuis peu, trouvé àlataljle du cardinal I)ul)ois, où chacun tîlchoit à louer la finesse des mets, S. E. f( dit : Je suis encore bien loin de M. de Bullion qui donnoit de For au fruit. » Le comte se sentit piqué, rougit, et dit : a Monseigneur, il avoit donné un état de son bien avant d'entrer dans les finances ; » sur quoi le cardinal ne répondit rien. Mais quelques jours après, en parlant à un des amis du comte, il dit : a il a du mérite, mais il aie discoursun peu tacpiin. » Le comte m'a voulu montrer cet état, qu'ils gardent dans leur famille , du bien de M. de Bullion, et m'a dit qu'il ne donna point de l'or en espèces, mais que Varin, fameux graveur, lui ayant donné plusieurs médailles de sa façon, il servit un plat qui en étoit pleia, et qui furent distribuées à plusieurs personnes de