‹ Journal et mémoires de Mathieu Marais, avocat au Parlement de Paris, sur la régence et le règne de Louis XV, 1715-1737 (volume 4)Chapitre 53 sur 55 · MFMOIRKS DE MATHIEU MARAIS · texte numérisé non relu

MFMOIRKS DE MATHIEU MARAIS

hanche de poisson. Il a êU\ anihassadeur en Angleterre on il a prodigiensemcnl dépensé ; sa maison y fut hrùlée avec tousses menhles, et il n'en fut pas ému un instant. Ce ne lui fut qu'une occasion de magnificence. Il étoit assez bon seigneur, mais d'esprit borné, et comme premier gentilhomme delà Chambre, il prenoit soin de la comédie et dos comédiennes. Apr^s la mort du Roi , je travaillai au Mémoire des premiers gentilshommes de la chambre pour les droits de leurs charges. Il me donna à manger plusieure fois, et chacun à son tour, le duc de Tresmes et le duc de Mortemart me faisoient cet honneur. Leduc d'Aumont m'accorda un jour de faire jouer une tragédie du président Hénault que les comédiens ne vouloienl point jouer. Ils la jouèrent bien, mais elle ne réussit pas, et le duc remercia Ponteuil qui faisoit le principal nMe. 11 me semble que le titre étoit : les Tyndarides. La duchrsse en son nom est de Pienne, sonir de la comtesse de ChAlillon, qu'elle aime plus que son propre fils. .M"*" i)K Maillkbois. — On a fait une parodie sur une scène de Versée, à roccasion d'une galanterie de M""" de Maillebois.

out' le cit'l pour Hnsset (T est prodif^uo on miracles!

Qui n'eut p.'is cru (ju'un H.iclia '2^ furieux .\ous eilt débarrassé d'un Basset odieux ? Cependant, maign* mille obstacles, Xjp Basset est victorieux; Il s'est UwKilex routes secrètes^ Il a trotté pour liAter son bonheur ; Et Manon «t La Fleur r:i) Ont pris soin a l'envi de lui livrer Boussetle (4). Roussette en lui croit tout avoir;

(t) BtltH, le dur Af Riirfrc, lils aîné du duc de Saint-Simon, qui est inal- («it.

(2) \ji diir d'Ok>nn^.

(3) Vm\mf. d«* chambre et laquai* d<r la dame

(4) M** de Mftilleboift, qui t^\ xn\ï%sf.

De son nom retentit et la Cour et la ville. iManon, à ses désirs voulant être facile, Jusque sur l'escalier l'est venu recevoir, Que Roussette a paru contente de le voir î Quel triomphe pour lui ! quel stérile avantage! Pour Bâcha quelle rage, Et quel horrible désespoir!

Ordre du cabinet. — Le Roi a voulu faire un ordre de la Moustache et du Cabinet, pour donner des entrées chez lui. Ontravailloit déjà aux statuts. Maison s'estavisé que cette plaisanterie pourroit bien avilir le cordon bleu et faire un vrai ordre, c'est pourquoi on l'a arrêtée. L'ordre de la Jarretière et celui delà Toison n'ont pas eu de plus beaux commencements.

Meidon. — Le Roi a dit qu'il iroit à Meudon le i de juin. Il cherche à éviter le monde qu'il n'aime point. Il craint et veut être presque seul. M. de Nangis est fort de ses amis. On dit qu'il l'avoitété delà mère.

Femmes de la Cour malades. — Les femmes de la Cour sont fort giïtées. Les maris ont gâté les femmes et elles leurs maris. On nomme le duc et la duchesse de Tallard, le duc et la duchesse deMontbazon, le duc et la duchesse de la Meitleraye, qui ont besoin de la Peyronie , outre leurs adhérents, et tout cela est venu par une M'^*' de Lunati, Italienne, qui en a donné de la plus fine (1).

Poème des enluminures de la Constitution. — On débile un po«*me qui a pour titre : Essai du nouveau conte de ma Mère l'Oie y ou Les Enluminures de jeu de la Constitution. Ce poOme a 5 ou 6,000 vers d'une vivacité surprenante; toute l'histoire de la Constitution s'y trouve, avec les preuves dans les marges. On a imaginé que le jeu de l'Oie avoit des rapports avec cette affaire ; on a fait une carte où tout le jeu vous mène au concile, qui est le n" 63. Le cardinal, qui est le cardinal de iNoailles, y

(1) V. Madame (Correspondance) sur celt« M™e Lnnali.

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esl ^'ravê au ir (»2, tl'où on reciilo on arri^ro ooiniiio îV roie, |Kirce que le cardinal recule toujours et a toujiMirs reculé. Il tourne le dos au concile. Li prison est la Haslille. La mort est celle de (lliMuent \l, et ainsi de suite. !/iniauinalii)n est plais^mte. Les vers sont forts et saliricpies, n'i|»ar::nant personne. On ne sait d'où cela peut sortir. LclVipe défunt et le vivant y sont en trùs-niauvaise forlune. [^ Uétrent, le cardinalDubois, le cardinal deBissy, le cardinal de Rolian, M. de Soissons, l'abbé Couet y ont tous leur fait. Il est dit du cardinal de Nouilles, qu'on apjH'lle la reculante Éininence :

Que dans son équivoque espèce.

S'il est pape, il sera papesse.

Kn 1 <».')». les jansénistes tirent un pareil pocnie, intitulé : Les Kniuminurcs du fameux Almanach des pères jésuites, ^t la Déroule et Confusion des jansénistes ou Triomphe de Molina, jésuite ^ sur saint Augustin. Mais celui-ci est l>€aucoup plus long et plus fort, etaulieuquerAlmanach êtoil réel, le jeu de l'Oie est imaginaire. On a trouvé dans le Grégoire de Nanzianze, carm. iO :\one(jo cum

gruibui simul anseribusque sedebo In sijnodis^ etc.

.\insi un trouve tout dans les Pères et dans l'Évangile.

NoM.slîoiRGriGNONs. La Monnovk. — J'ai vu, entre les mains dr .M. de Sardiére, les iS'oi'ls Bourfjuiijnons de M. d«* la Monrjoye, qui sont trésim[)ies et (pf il a fait imprimer en 1720, avec un glo.ssaire trés-savant de la langue l>ourguignonnc, pour faire entendre facilement ces impiétés aux ignorants. r/e>l un ni- 12 assez gros, (jui marque que c'est la V édition. Oi vieil athée, chassé de Win |>ayft pour ces N'oels, ne peut se détacher de c<* ninuvais ouvraj:e, qui pourroicnl bien un jour le faire brùli^r. L'.\eadémiefraneois<; achoisi h\un mauvais memhri», el son Mennfjinna, plein d'impiétése'l d'obsrénités, a annoncé de ïjuoi \\ étoit capable. Il travaille à qm^hpies i''u.iTi\ut% sur les Jugements des Savants de IJiillet.

Mais Dieu sait quelles remarques, d'une date, d'un point, d'une virgule et autres minuties dont il est grand sectateur; ce qu'on lui pardonneroit bien volontiers, s'il ne se piquoit pas de ne pas croire en Dieu, de savoir toutes les ordures anciennes et nouvelles, et d'en farcir tous ses livres. J'ai vu depuis ce livre à mon aise, j'en ai traduit quelques Noôls pour être plus au fait, et je ne change point d'avis. Le Glossaire a beaucoup d'érudition , et encore plus de sottises et d'impiétés.

Premier ministre. Contes. — il n'y a bons contes (ju'on ne fasse des ])rutalités du premier ministre. 11 trouve un officier dans une antictiambre où il ne devoit entrer personne. Il crie, il jure contre ses gens; il vient à l'homme et lui demande qui il est. « Hélas! iMonseigneur, dit-il, je suis un capitaine de grenadiers, mais je viens vous remettre ma commission, car je vois que vous êtes plus propre à Tétre que moi. » Le cardinal lui arrache un papier qu'il avoit à sa main, rentre dans son cabinet, l'expédie et, tout en écrivant, disoit : «Cet homme-là qui vient encore se moquer de moi! » et le renvoie en jurant Dieu. Autre conte. Les gardes du corps lui avoient donné des place ts pour leur paye. Il n'y songeoit pas. Un jour, ils l'entourèrent dans l'antichaml^re du Roi, si bien qu'il se crut arrêté. Puis, s'étant séparés, il leur promit de les faire payer incessamment^ et dit qu'il falloit respecter leur corps.

Kéappelant. — U a fait avoir un bénéfice à un réa[)pelant qui lui étoit recommandé par son frère, chanoine de Saint-Honoré. Le réappelant s'étant présenté à révoque de Poitiers pour son visa, révr;que l'a refusé, et l'a regardé comme un hérétique. Lebénélicier s'en est plaint au cardinal, qui a écrit à l'évèque une lettre à cheval, et le pauvre évèque a été trop heureux de bien recevoir le prêtre, de l'embrasser et lui donner à dîner, comme il auroit fait au plus grand moliniste de France. Kl voilù comme l'autorité gagne sur la foi desévèques.

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CiTKCiiiSMK i>E MoMPEi.LiKK. — Le Cali'cliisme de Monl- |>ellier, du l*. l*oiii;tt, de rOraloiie, (|ui est un Irès-bon livre, a été tnuliiit en latin. On Tiniprinie ehez Siniart par souseri[»tion. Le V. Poucet mort, le garde des sceaux a fait saisir tout ce qui est imprimé et rompre les formes; Simart s'est plaint do cette violence. Le cardinal a tout fait rétablir et rendre ce qui avoit été saisi, et a lavé la télé de la bonne manière au garde des sceaux, (jui avoit fait là le bon valet des jésuites.

PiuNCES LÉGITIMES. — Il y a des commissaires nommés pour examiner les droits et rangs des princes légitimés, au Parlement et à la Cour. Ils ont donné leur avis cbacun séparément, qui est que le Uoi est le maitre de tous les honneurs en France, et il ne falloit point tant d'assemblées pour cela. Mais on a voulu donner une forme à ce qu'on avoit bien envie de faire.

Lundi, 20 avril. — Princes légitimés. — L'affaire des princes légitimés a été réglée. Le duc du Maine et le comte de Toulouse auront au Parlement les droits de leurs lettres du 5 mai 169V, c'est-à-dire la séance après les princes du sang et au-dessus des ducs et pairs, et ne traverseront point le parquet. Cette séance est en vertu de leui*^ pairirs. Les prince de bombes et comte d'Eu, après la mort du duc du .Maine leur père, auront le même rang ou après la démission de ses pairies, après le serment accoutumé, et garderont entre eux l'ordre de réception ; le tout, quoique leurs pairies fussentmoins anciennes. On prendra leurs voix en les nommant du nom de leur pairie, cl on leurôterale lx)nnel. A Ja cour, ils auront tous les lionri««irs des princes du sang pendant leur vie, mais, dès à |irés4jnt, les [irince de Dombes et comte d'Ku, enfants du duc du Maiiu!, ne seront traités à la cour (jue comme l'étoicnt MM. de Vendôme, c'est-à-dire Uuiant un ordre en- Ire lefi princes et les ducs.

El à l'égard dfH, enfants des enfants, ils ne s(;ront traités que comme duc» el pain* et au rang de leurs pairies, en

cas qu'ils en aient, sinon ce seront gentilshommes dans l'ordre de la noblesse ordinaire.

Cette décision a Ijeaiicoup affligé les princes légitimé^. La duchesse d'Orléans, leur sœur, en a bien pleuré. Le comte de Toulouse, qui avoit été rétabli dans tous les honneurs de prince du sang au Parlement, au lit de justice du 26 août 1718, qui avoient été conservés par l'édit de juillet 1717 à son frère et à lui, et qui en a toujoursjoui depuis, a été bien surpris de s'en voirdépouillé. 11 avoit donné un court Mémoire, où il remontroit qu'en 1718, il y avoit élé maintenu pour ses grandes qualités, vertus et mérites, et que n'ayant point démérité depuis, on ne pouvoit les lui ôter sans déshonneur. Mais on n'a point eu d'égard à sa représentation, non plus qu'à la possession du détail de la marine, qu'on lui a ôté depuis peu. Les enfants du duc du Maine, qui sont réduits à l'état de MM. de Vendôme, se plaignent de leur côté, et ils ont tort, car cet état est celui qu'Henri IV a donné, et que le Roi avoit suivi pour exemple en 169i, et leur père ayant été dégradé par l'édit de juillet 1717 de l'état de princes du sang que Louis XIV leur avoit injustement donné, ils ne peuvent en demander les honneurs pour leurs enfants, trop heureux de les avoir pour eux à la Cour pendant leur vie. Enfin, ils se plaignent tous de la réduction des enfants des enfants à l'état de ducs et pairs, s'ils ont des pairies, ou de simples gentilshommes, s'ils n'en ont pas, ce qu'il parolt que l'on a voulu accorder aux princes de la maison de Lorraine et aux ducs, et en cela, les enfants des enfants ne sont pas si bien traités que MM. de Vendôme qui, quoique petits-fils de César de Vendôme, jouissent delà préséance sur les princes étrangers et ducs et pairs.

Ce règlement interrompt l'ordredes princes légitimés et de leurs descendants , qui paroissoit être intermédiairement établi. Mais le Roi étant le maitre des honneurs en France, il est le maître de les changer, et peut être s'est-on

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Uiui à la leltre des dôclarationsilo lOlOet de UiDV, qui ne donnent le muix i\{\\u\\ princes léLiitiniés et ù leurs enfants en léirititne niariai^e, sans parler des petits-enfants, (pli n'ont pointélé censés eouipris dans celte disposition, parce que c'est un priviléi;e ijui est de droit écrit et qui ne s'étend point. Après tout, c'est une mauvaise condition «Ml France d'être bAlard.Gabrielled'Estrées, d'où viennent MM. de Vendôme, demanda un jour à M. de Sancy si, 1(î Koi Tépousiint, ses enfants deviendroienllé^itimcs. «Non, Mailame, dit-il, car en France les hiUards des Hois sont

toujoui-s lils de p (l). » H en coûta bonne à M. de

SiincN pour ce bon mot, car on lui (Ma sa charge de colonel des Suisses. Mais aussi, la belle dame ne vécut pas longtemps depuis. Toute la famille du duc du Maine est allt'-e à Sceaux se consoler, llsespéroicnt une exception, à cause des alliances redoublées avec la maison royale, l'une ayant épousé le duc d'Orléans, l'autre feu M. le Duc, le duc du Maine ayant épousé une Bourbon. Mais tout cela n'a rien fait. M. le Duc s'est bien souvenu de toutes les railleries amères qu'on a faites contre lui, pendant le procès des princes, et M. le duc d'Orléans, quoi(]ue mari d'une Itf^'itimée, n'a pas oublié la conjuration de la duchesse du Maine et les manifestes satiricjues (jue l'on faisoil venir d'Kspai:ne contre lui.

La i'Ri.>(:kvsK d'.Vivkrg.m:. — La princesse d'Auvergne <!!•• de Treule) a eu une querelle avec le cardinal. Ils se sont dit leurs vérités et leurs vies l'un à l'autre. A la fin le

cardinal Ta envoyée faire Elle est allée se plaindre

au duc d'Orléans, (]ui bii a dit : <( // est vrai qu'il est un ptu vif, mais 1/ est (jwhjncfois de bon conseil )U Voilà tout ce qu'elle a pu tirer du prince et du ministre, et elle ne le mérite pas mal,(ar c'est une aventurière angloise, que le chevalier de Houillon a épousée pour sou papier, qui eftl disparu à l'épreuve du visa.

(I Mr-moirtê de Coitrlnaii, I. Il, |». hî».i. ^

M. DE Beringhem, premier ÉcrvEii, MORT. — iM. de Be-

ringhem, premier écuyer, est mort à huit heures du soir. Il se portoit beaucoup mieux. Il avoit vu, ce même jour, trois plans de maisons de campagne où il vouloit aller prendre l'air et en acheter une; Helvétius, médecin, causant avec lui, lui avoit promis d'y aller passer le mois de mai. Dans le moment, il lui prond envie d'aller à la garde-robe, il y va; il lui prend une seconde envie, et il meurt sur la chaise.

Prince Charles. — Le lendemain, le prince Charles a été mis en possession de tous les droits de la charge de grand écuyer, dans la petite écurie, suivant un arrêt du 6 mai 1721 , et il a donné les ordres aux écuyers et au gouverneur des pages de la petite écurie, au grand étonnement du survivancier, fils du défunt. Le marquis de Pezay, gendre, veut tracasser, mais il trouvera à qui parler.

3 mai. — Beringuem. Prince Charles. — La famille du premier écuyer fait grand bruit, et prétend que le prince Charles n'a pas le droit î\ la petite écurie. Le prince^ m'a dit aujourd'hui qu'il avoit pris ce matin l'ordre du Roi pour lesdeux écuries, mais que M. d'Huxelles, M. d'iïumières et le nouveau duc d'Aumont se plaignoient, et demandoient des commissaires. Le prince n'en veut point, et dit (jue son droit est clair par les provisions de sa charge. La famille oppose Tarrèt de 1715 après la mort du Roi. Le prince oppose celui de 1718et un autre de 1721 (j'en ai [)arlé au mois de mai de cette année 17*21). Crtlc grande contestation vient de ce que Louis XIH et Louis XIV ont eu pour favoris leurs premiers écuyers, et leur ont accordé bien des passe-droits, (|u'il est difiicile de rétablir, quand on veut rentrer dans la régie. MM. de Beringhein, au reste, sont de basse origine; ils viennent d'un village de Hollande dont ils portent le nom. Le grand-pèi»' ('toit

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tailleur «'t hahilo à l'aire des eanons et des aimiilletles; il vint à la eour et Tut valet dcchainine d Henri IV ; son iils tut Nalrt lie eliainhre <le Louis Mil. l)isi;raeié par le cardinal de Kiehelieu, il retourna en Hollande, et servit sous le prince d'Oranire. Aprt's la mort de Louis Xlll, il revint à la cour, et la reine mère,d()nt ilétoit valet de chambre/ le lit premier écuyer, parce qu'il étoit bien avec le cardinal Mazarin. On fut bien surpris de cette laveur. Son Iils, qui vient de mourir, lui a succédé dans cette charge et dans la faveur auprès de Louis XIV. Il avoit épousé la sivurdu duc dWumont : par son crédit auprès du l'eu Koi, il a fort relevé sa famille. Ce sont ces yens-lt\ qui tiennent aujourd'hui tète aux princes. Le Iils survivancier n'a pas le mérite nécessaire pour soutenir cette place; le marquis de Pezé, qui a épousé depuis peu la sœur, est bien auprès du Uoi : cependant il n'a pu conserver la direction des ponts et chaussées, qui a été donnée à M. Dubois, secrétaire du cabinet privé du premier miiiislre.

Mardi V. — Grand éciyiu. — La (luerelle du grand écuyer recommence tous les jours. La petite écurie ne veut point obéir. Le [)rince Charle*^a parlé haut à M. de Lépinay, (pii est le premier écuyer de la petite écurie en comniission. On reproche à M. le duc d'Orléans l'arrêt de 1721, mais on ne sait pas qu'il n'a été donné que pour enq>ècher le prince Charles d'agir en ce temps-là; ainsi on blÀme sans savoir.

Le CARDINAL MALADt:. — Le cardinal est tond)é malade et a été saigné deux fois; il n'a point donné audience aux unihassadeursauj(iurd'hui, (|ui est leur jour. Son mal est une rétention d'urine (jui le tourmente beaucoup. On est attentif sur s^i .santé. S'il venoità inaïKpier, la Coiirprendroit tout»* un»" autr»; lace.

l*KI.N<.fr> I.MilIIMKS. DhXLAKATlO.N KNIlMllSTIlKi:. Au-

jourdliui, a été enregistrée la déclaration du Koi sur les

(h Hém. t\f. M»* fie MoKetilli;.

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