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faire pour au i:r;nRl-|)ivvùt. n Sur-lc-ohami> , il lui tire sa tlrcht' dans le ventre, et lut i)ien lAehé d'avoir été si adroit. Le grand l)^év^^t en est fort mal, et ne pensoit pas mourir d'une llèelie.
On a des nouvelles du concile d'Knihrun. Le 10 août, le président a fait un discours au peuple, où il l'a exhorté à s'unir au concile, qu'il a appelé un spectacle nouveau. Il la comparé à l'exposition du Saint-Sacrement, et a dit que dans l'un de ses mystères, c'étoit un Dieu mort qui nous rappelle i\ lui , et dans l'autre , un consolateur qui instruit. Le terme de Dieu mort a paru étrange, pour exprimer l'état de J.-C. dans l'Eucharistie, et on a dit qu'il devoit expliquer l'autre mystère, puisqu'il dit qu'il y eu a un grand dans le concile d'Emlunin. Ce discours a été imprimé à Grenoble.
La récusation de la simonie et contidence a été réfutée sur ce qu'il ne s'en agissoit point, dans l'affaire du S' Vessière, et que la question n'en avoit pas été formée. Mais le contraire est l)i<'n prouvé par les Mémoires, imprimés alors, où la conlidence est traitée, et par des remartjues que j'ai faites moi-même sur un de ces Mémoires imprimés, le jour de l'arrêt du 2 avril 17*21, où M. de I^'imoignon, avocat général, dit que la confidence se peut déiinir : « Une convention entre un collateur et un collatairc, un résignant et un résignataire , par laquelle un des deux doit avoir le titre du bénéfice, et l'autre, les fruits; que c'est un dol qui se peut prouver par les circonstances du fait; qu'ici, le fait de dol est prouvé par le dessein et par révénement ; qu'il y a cotisilium et evcntut: que la confidence étoit certaine entre l'oncle et le n«'veu, et (ju'ainsi , ni l'un ni l'autre ne dévoient avoir le hrnélice » , ce qui fut jugé en déboutant le neveu de son intervention.
I^ août, l'abbé lluguet , piomoteur du concile, a
fiiil une dénonciation de Vlnslritrlion pasloralr (\(' M. i\v Seiiez, du2Haoût 1720, sur trois points: 1" h- formulaire.
2Ma Constitution dont il parle mal, 3" l'éloge du livre du P. Quesnel. Il fait, dans cette dénonciation, un grand éloge du président. « Que n'attend-on pas d'un concile dont le chef ayant su , par ses talents , par sa vertu singulière, par un esprit supérieur, gagner la confiance et l'accès familier de deux Souverains Pontifes, a puisé dans cette source pure les principes les plus sûrs de la foi et de la morale chrétienne, et qui, dans son diocèse, est l'exemple de son clergé par la piété, et l'amour de son peuple par ses vertus épiscopales. »
On a pris cela pour une ironie, et ce discours ayant été imprimé, on n'a tait que mettre en italique, du côté de iM. deSeneZjles termes ci-dessus soulignés, et remarquer qu'il n'avoit rien dit de la Constitution que ce qu'en ont dit plusieurs évè(jues et les Universités et les Parlements, et du livre du P. Quesnel, ce qu'en a dit M. ^ ialar, évèque de Chcilons,de sainte mémoire, et le cardinal de Noailles, lorsqu'il étoit évoque de Chàlons.
L'évêque de Senez a écrit une lettre circulaire, du 27 août, à tous les évoques de France, qui est très-belle. Il se plaint des violences du concile. On a mis en prison un homme qui lui étoit adressé et qui étoit arrivé à Embrun le li août. On lui a pris et enlevé les papiers dont il étoit porteur pour M. de Senez. Ils ont été envoyés en (]our. Les théologiens ont été insultés, chassés du concile. Le prélat lui-même a été obligé d'en sortir, et traité comme s'il étoit prévenu de crimes. En un mot, dit une lettre qui vient de paroitre, du 29 août, toutes les lois des jugements et de l'équité naturelle ont été ouvertement violées; ce sont autant de titres qui assureront au concile d'Embrun, dans la postérité, ceiui de conciliabule et de brigandage.
Le concile a répondu à la récusation du concile entier qu'il n'est pas juge de la Constitution ; que la cause est finie : Caum fin'Ua est, mais qu'il est juge de révè(]uede Senez, qui ne veut passe soumettre à la Constitution , sut-
vant les lois de l'ÉLTlise et de TÉtat; T que , selon les lois de l'Église, son appel est nul, par les bulles de Martin V, Pie II, Jules II, et par un raisonnement de M. dcBissy, qui dit que des particuliers ne peuvent pas appeler des décisions du Pape en matière de foi , mais les nations entières; que, par le dernier concile romain, la Constitution a été déclarée, au moins maintenant, faire régie de foi dans l'Église, et que rassemblée du clergé de 1725 en a fait autant, dans la lettre auUoi, signée de toute rassemblée.
2** Que, selon les lois de l'État, la déclaration de 1720 a déclaré les appels nuls, et a défendu de faire, directement ou indirectement, aucun écrit contre la Constitution.
3" Que M. de Senez ne peut pas dire qu'il y a d'autres évêques joints à lui; que ce concile ne peut pas juger, n'étant pas de la métropole, et que c'est comme si plusieurs criminels de différents ressorts, associés à un même crime, se prétenduient par là exempts des tribunaux particuliers, et vouloient être jugés par les étals du royaume.
Il a paru un petit écrit fort vif, qui répond qu'on ne devoit pas s'attendre à voir des évéques françois, assemblés eiT concile, citer et donner de l'autorité à des pièces aussi décriées que la bulle de Martin V, que ce pape n'a jamais osé publier, aussi contraires à nos libertés que la bulle Exurabilis de Pie II, dont le procureur général Dauvet appela au concile au nom de la nation , aussi notoirement fausses que le décret du concile romain qui donne à la bulle le titre de règle de foi, dont le cardinal de Polig-nac lui-même a attesté la snpjiosition, et aussi remplis de l'fsprit de division et de schisme que la lettre de l'assemblée du clergé de 1723, supprimée pour ce sujet par arrêt du parlement de Paris.
On Ta représenté à M. de Senez ; il Ta reconnu et l'a paraphé sur toutesles pages, et a dit qu'il en vouloit soutenir la doctrine et s'est retiré du concile, qui a été ajourné au 8 septembre, et cependant on a nommé d'au-
très évéques des provinces voisines pour rendre le tribunal complet.
Pbovinces.
Gbenoble. —
VIEISNE. —
Valence.
VlTIERS.
DlB.