AIX
Apt. —
SiSTERON. -
Fréjus. — TOULOUSE. — Marseille.
M. de Caulet; c'est le frère d'un président à mortier de Toulouse, homme d'esprit, et de la famille de l'ancien évêquedePamiers.
M. Milon.
M. de Villeneuve, qui a été grand vicaire de l'évêque de Marseille pendant la peste.
M. de Cosnac ; c'est le neveu du défunt archevêqued'Aix, qui maria la soeur de cet évéque au comte d'Egmont.
M. Monclet, d'une famille de Franche-Comté, qui a été grand vicaire de M. de Besançon.
M. Madot, très-ardent^ constitution-
naire.
Bellay (qu'on prononce Blay dans le
pays). M. du Doucet.
M. de Malissolles; c'est un des premiers qui a attaqué le cardinal de Noailles, et qui a fait des mandements très-extraordinaires, condamnés par arrêt.
M. Vacon. — 11 a fait l'appel du
roi mineur au roi majeur.
M. Lafitcau ; il a été jésuite et a vécu longtemps à Rome et dans les Indes Occidentales. Il est savant.
M. de Castellane, grand constitutionnaire.
— M. de Beizunce, qui a tant écrit contre les pères de l'Oratoire ; mois il a pour lui la prévention de ceqn'il a fait pendant la peste.
M. de Vence, M. de Grasse.
:>48 MKMOIRKS DK MAThlKi: MARAIS.
Plombiers. — \vvH tlu Parlement du 6 septembre, qui porte rèulement pour les plombiers, pour arrtHer les vols considérables de plomb, qui sont devenus très-fréquents, et qui veut que les plombiers aient des registres pour écrire les aehats et ventes.
Gknkvois. — Autre arrêt du Parlement, du 19 juillet, qui défend aux (iénevois de vendre dos pierreries sans Paveu des jurés et gardes des joailliers. On n'a point eu égard î\ leur privilège. L'arrùt porte conliscation sur Franeois Vuissard, citoyen de Genève, qui demandoit, en cette qualité, d'être maintenu dans les droit et possession de venir trafiquer et débiter librement toutes marcbandises dans le royaume, même y faire commerce de pierreries, avec dommages et intérêts, résultant de la saisie et de l'offense qui avoit été faite contre les traités réciproques et mutuels des deux nations. L'arrêt est rendu sur les conchisions de M. Talon, avocat général, et prononcé sans s'arrêter à la requête, et fait défenses à toutes personnes sans qualité, de vendre, débiter, commercer , colporter aucunes pierreries, sans Paveu des gardes, à peine de 60 livres d'amende etl,000 livres dedummagesiulérèts, et que Parrêt sera publié et alTicbé.
On a dit, par plaisanterie, que le nouveau ministre des affaires étrangères avoit pris un maître de géograi)liie.
Gari»h.. — Il a paru depuis peu un ^rand Mimoirv, de 38 papes in-folio; pour la demoiselle Gardel, fille du trésorier des fortifications, à qui le Parl(;menta ûté par arrêt du
unlegsde7(),()00 livres, à elle fait par le marquis de
Kieu-Luxembourg, parce qu'on a prétendu qu'elle avoit eu un mauvais commerce avec le défunt. Ce commerce, fondé sur quatre grandes lettres d'elle qui se sont trouvées après la mort du marquis, où il y a de la galanterie, de la dévotion et un mélange qui a paru criminel. Elle a publié le Mhiwlre pour servir de moyens de cassation contre Parrèt. l/auleur est un abbé de Boismorant, homme d'esprit, (jui a f.iit d'autres ouvrages, et qui i)ré-
SEPTEMBRl-: 1727. 249
<end que les lettres, bien loin de prouver le crime, prouvent la vertu de la demoiselle. Cela est écrit avec une éloquence singulière, une dialectique et une force surprenantes. Il y a longtemps qu'on n'a rien vu de pareil. Pièce à garder, quoiqu'on aperçoive le sophisme qui présente toujours, non pas le sens naturel des lettres, mais un sens étrange et recherché. M. Cochin, l'avocat des héritiers, qui a plaidé à la Grande Chambre, y est très-maltraité. Le Parlement y a aussi des coups. L'avocat a demandé réparation au Chancelier. Le mémoire est signé de Sebire Dessauchais, avocat au conseil, qui n'en est point Tauteur.
Le 1*. Poisson, cordelier, autrefois grand prédicateur à Paris, y a mis la main avec l'abbé, et y a fourni la doctrine théologique. La cour a été si étonnée des premières apparences de cet ouvrage que le cardinal a dit au Chancelier qu'il falloit voir la requête en cassation, et M. de Vanhole, maître des requêtes, a été nommé pour rapporteur, il est vrai que dans ces lettres, il n'y a pas une seule preuve d'un seul fait de débauche, mais Tair général a fait impression au Parlement, qui a privé la demoiselle du legs entier, dont la sentence des requêtes du Palais lui avoit adjugé moitié, ce qui faisoit dire que la sentence avoit fait de cette demoiselle un demi-castor.