LE 22 JUILLET
« Hier / j’oubliai de vous montrer l’enipla- » cernent du Lycée, me dit le docteur; nous » allons donc sortir par la même porte. »
O Nous repassâmes l’Illyssus et nous arrivâmes au Lycée.' Onde reconnait seulement par sa position , car pas une seule ruine n’atteste son ancienne gloite;- <• '
L’Illyssus H^^r rose plus de ses eaux les cam-^<^ pagnes qui. l’entourent. Il .est entièrement à sec;' l’hyver^ c’est un petit ruisseau.
Après avoir parcouru la colline du Lycée, noMSi dirigeâmes U notre promenade dansdes' belles! vallées I qui/ sq trpuvent.de Uautre coté de la ville« ,Ces vallées sont couvertes dervignes^jd’o]iyiers,et. d’arbres qui produisent toute espèce.'de firuitèt; N oiâ ! etotrâmes. üdaiis de très jolis jardins où nous wimes eù abondance.mille différents légumes. .«!■ ■ • .in b ‘ - d
JOURNAL
Ces jardins sont arrosés par de petits canaux qui apportent les eaux du Céphise.
Après avoir mangé quelques fruits, nous remontâmes à cheval et nous parcourûmes toute cette belle campagne. Nous passâmes deux ou trois fois le Céphise dont les bords sont ombragés de lauriers. .i
« Vous voyez ces campagnes, me disait mon » ami •, malgré le peu de soins qu’on leur » donne , elles nous fournissent abondam- » ment tout ce qui nous est necessaire. Que )) serait-ce , si le cultivateur pouvait se li- » vrer sans crainte à ses travaux? Ne soyez » pas étonné de voir des morceaux dei terre » sans culture. Tous les hommes capables de » porter les armes sont au camp, et il ne reste » que des misérables qui peuvent à peine se *» courber, tant les maux qu’ils ont soufferts, » les ont accablés. D’ailleurs, les Tui’cs peu- » vent, à chaque instant, venir ravager ces » campagnes; hélas! nous les y avons vus, » déjà plus d’une fois. » •<
Notre conversation roula ensuite sur le bruit qui s’était répandu dans Athènes, qu’il était décidé que le fils du duc d’Orléans allait arriver en Grèce. Je dis ma façon de penser à mon ami , et il rentra chez lui couvaincu que cette nouvelle ne se confirmerait jamais.