Monsieur le Prince fit sa feste à Sancerre
1 Foy, Merç. /r.jt, iv, p. 261 ; Brienne, p, 307 j Poptchartraip, p. 111 ; Richelieu, p. 277; Fontenay-Mareuil, p. 303.; Bassompierre, même coll., fl« série, t u, p. 81. ta itrategistea peuvent eemparer le pécit d'ArnauJ4 d'Àndilly avec celui du maréchal de Ba£sompjerrç, 914 commandait dans cette affaire, et celui de Fontenay-Mareuil, qui s'y trouvait aussi, sous les ordres de If. de Efessei. Suivant Fontenay-ManuU, le maréchal da Boisdauphin fit dp grandes fautes, 4an» cette journée et perdit l'occasion de terminer la guerre en anéantissant l'armée des Princes, Voy. dans les Mémoires de Fontenay-Mareuil le jugement qu'il porte t^ur femfttfojul de Bpi|4*apfein. (p. 309-31?) et qu'il termine pav ces mots : « C'est pourquoy les Princes doivent bien regarder à qui ils donnent leurs armées, et que ce ne soit pas par faveur ny autre considération, le* meilleurs ny estant paa trop bons, »
d'arnauld d'andilly. 197
Estant en Berry , il voulut attaquer Àubigny j mais Novembre im. il y avoit dix compagnies de Bôniface* ; ce qui l'en empêcha. Après avoir couru le Bercy, et pris à Romorantin pour douze mil éous de draps pour habiller ses soldats, dont il fit sa promesse, il voulut attaquer Viarron ; mais il ne ta put prendre *.
9. Echange de Madame et de P Infante. On dit que le Roy d'Espagne y estoit travesty. La Cour d'Espagne paroissoit fort brave. «■»*• M. de Guiee fit mettre son armée en bataille sur une colline voisine \
10. M. le Maréchal de Boisdaufin passe la Loire à Beaugenoy. Une lettre de M. des Cures porte que ce fut à Blois. Monsieur le Prince, après avoir traversé le Cher, Y Indre à Palluau et la Vienne à Noyers, passe en Poitou, où il joint M. de Soubise \ avec quelque douze cens hommes de pied et deux cens chevaux, et M, de la Tréinoilleet le Marquis de Roany.
M. de la Trémaille estoit party de Bretagne contre le consentement de Madame sa mère, et aussi n1 avoit
1 Mestre de camp et colonel du régiment de son nenu (Vqy. Fontenay-Mareuil, p. 308.)
a Jfarc. /V*., t. iv, p. 966.
* Voij. Pontchartrain, p. 112; Richelieu, p. 275; Footenay^Mareui^ p. 316. Ce. dernier reproduit les lettres que Louis XHI et Anne d'Autriche s'adressèrent à cette occasion par l'entremise d« M. «te Luynes. Le Merc. fr. les donne aussi. Voy. dans cet ouvrage, p. 307 et suiv., le récit des cérémonies qui eurent lieu pour l'échange des princesses.
4 Benjamin de Roh&n, seigneur 4e Soumise, né en 1583, fut, avec son frère le duc fie Rohan, un des chefe du parti protestant, soutint une lutte énergique «t souvent malheureuse contre les armées du Roi, et, après la ruine de son parti, se réfugia en Angleterre, où il mourut en 1640.
Novembre isi* pU rassembler, à beaucoup près, les forces qu'il avoit
espérées \
M. le Maréchal de Boisdaufin suit Monsieur le Prince, après avoir passé à: Blois. Va à Cormery ; de là à la Haye, en Touraine.
M. de Longueville veut passer, la Loire à Saumur ou Monsoreau pour venir en Picardie. On luy refuse le passage. La levée est bordée des gens du pays qui prennent les armes ; ainsi il est contraint de s'en retourner. — M. de Sully va voir Monsieur le Prince à Saint-Maixent, sur ce que Monsieur le Prince luy avoit mandé qu'il luy donnast à disner audit Saint- Maixent.
21. La Reyne arrive à .Bordeaux au soir. Le mecredy 25, le Roy et la Reyne ouïrent messe ensemble, et le soir couchèrent ensemble. Le dimanche 29, ils firent leur entrée à Bordeaux3.
M. le Maréehal de Boisdaufin estant à Chasteauneuf, Monsieur le Prince ne peut passer la Charente qu'à Taillebourg ; de sorte que, de Jarnac où il séjourna quelques jours, il fut contraint de descendre jusqu' audit Taillebourg, et ayant passé la Charente, il entre dans la ville de Pons, dont M. Du Mont est
Gouverneur.
Le bagage de M. de Gyé 3 fut pris, et quelques-
* Voy. Merc. /r.,t. iv, p. 344.
* Voy. Pontchartrain, p. 115; Richelieu, p. 275 ; Fontenay-Mareuil, p. 315 et p. 318-319 ; Merc. /V., t. rv, p. 334 et suiv. Le Merc. fr., t. îv, p. 353 et suiv., fait le récit des fêtes magnifiques qui eurent lieu à Bordeaux à cette occasion.
* César de Balzac, seigneur de Gyé, colonel général des Carabins,
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uns de ses carabins défaits par M. du Mayne, avant le susdit passage de la Charente, ni que M. de Boisdaufin fust à Chasteauneuf.
Novembre leti.
M. de Nevers, qui estoit arrivé. . . jours auparavant à ]a Cour, va parler à M. le Prince, pour parler de paix. Il estoit lors à la Rochelle, où il avoit esté receu avec deux cens chevaux, la cornette blanche déployée. Mme de Nevers1, qui s'en revenoit de deçà faire ses couches, vid M. du Mayne, son frère2.
7. M. de Guise part de Bordeaux et arrive le 10 à l'armée, à Barbesieux, avec cinq- cens chevaux, en qualité de Lieutenant Général des armées du Roy ; la qualité de Lieutenant Général en ladite armée demeurant à M. de Boisdaufin3.
M. le Prince de Joinville, qui avoit amené cinq ou six cens bons chevaux d'Auvergne, joint l'armée.