JOURNAL TN1?DIT
M.iyieiB. l'époiices dos corps des Est.its, ils eussent veu qiio Ton eût satisfait à tout cela, et eussent aussi veu qu'il y avoit plusieurs articles sur les désordres qui estoyent en leur compagnie.
Apres, M, le président Jeannin dit : que puisqu'ils avoyent taxé le maniement des Finances, la charge qu'il avoit l'obligeoit de répondre pour luy et pour ses compagnons; que les finances n'avoient jamais esté plus sincèrement ni plus innocemment administrées; que-Messieurs du Parlement ne devoyent point taxer ainsi tout le monde en général , mais qu'il faloit accuser en particulier ceux qu'ils estimoyent estre coupables, et qu'il répondoit pour luy et pour ses compagnons qu'ils ne demanderoyent jamais ni grâce, ni pardon, ni abolition ; que quant aux dépences, tant s'en faut qu'elles fussent moindres, depuis la mort du feu Roy ; qu'au contraire, elles estoyent de beaucoup augmentées ; que quant aux impositions, tant s'en faut qu'on les eut augmentées ; qu'au contraire, on avoit remis au peuple, chacun an, sur diverses fermes, plus de 2,000,000 de livres ; que quant à l'argent de la Bastille , on n'y avoit touché qu'en ces derniers mouvemens.
Après , M. de Guise dit qu'il oiïroit au Roy son épée et sa vie pour maintenir son autorité envers tous et contre tous.
M. de Rheims', M. de Yendosme, M. de Ven-
1 Louis de Lorraine, cardinal de Guise, arclievèque-duc de Reims, pair de France, né en 1585, archevêque de Reims en 1605, cardinal en 1615, suivit l'armée de Poitou en 1621, se signala à l'attaque du
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todour et M. de Moiitinorciic.y ' p;irlt'.rent aussi. Mayisis.
M. d'ivspernon dit (jifaiiti-etbis le Parlement avoit esté dit le Parlement des Pairs, lorsque le Roy, assisté des Pairs de France, rendoit luy-mesme la justice ; que depuis que Ton eut rendu le Parlement sédentaire, il retint bien toujours le nom de l^u'lement des Pairs, mais que, néantmoins, il n'avoit plus l'autorité de convoquer ni d'assembler les Pairs, lesquels n'estoyent obligés d'y aller , que quand le Fioy le leur commandoit. Ensuite, ayant esté dit quelques autres choses, M. d'Espernon dit encore : Messieurs, vous parlez de réformation, mais si on en vient à réformer, prenez garde que quelques-uns de votre compagnie n'y aient part.
M. de Nevers, qui y estoit, ne dit mot.
Après, la Reyne parla encore, en colère, el particulièrement sur les libelles diffamatoires qui se fesoyent tous les jours, h quoy ils ne donnoyent aucun ordre ; et qu'encore le jour de devant, on luy en avoil apporté un intitulé Cassandre. Elle fit lire deux feuillets dudit livre à M. de Pisieux, et puis on le bailla à Monsieur le Procureur Général, pour en faire faire justice. — M. le maréchal d'Ancre parla sur le sujet de ces libelles diffamatoires -.
faubourg de Saint-Jean-d'Angely, mort en 1621. II était fils d'Henri de Lorraine, duc de Guise, tué à Blois. (Voij. P. Anselme, t. ii, p. 88.)
* Henry, Ile du nom, duc de Montmorency et de Damville, premier baron, pair, amiral et maréchal de France, surnommé la Gloire des braves, né en 1595, filleul de Henri IV, eut la tête tranchée à Toulouse le oO octobre 1632. {Foy. P. Anselme, t. ii, p. 006.)
2 yoij. Richelieu, Petitot, 2* série, t. xxi bis, ]>. 247 ; Foatenay-Ma-