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ceux qui la délendoyent. J.es autres se sauvent dans l'église et h la fuite. 11 prend quatre enseignes. MM. de Vitry et de Brcssieux donnèrent par un autre costé '.
1 0. M. de Candale se déclare de la Religion à Alez, en TAssembléc des églises des Sévenes et Gevaudan^
15. M. de Brissac* et M. de Villeroy partent pour nller trouver Monsieur le Prince à Niort, pour résoudre quelques articles qui restoyent en difficulté et convenir du lieu et dos personnes de la Conférence. Ils le trouvèrent à Fontenay. Le Conseil se tenoit à l'entour du lit de M. de Buillon qui avoit la goutte. Trêve résolue pour le mois de février. Conférence à Loudun le 10 février, et autres articles portez par la trêve''.
Disgrâce de M. le Commandeur de Sillery, de M. de Lorme et de M. de Guron \ M. de Fossez revient à Paris avec luy, dont la Reyne s'ofTenca, et
1 yoif. Me)C. fr., t. iv, 2' paitio, p. 18; Poiitchartrain, p. 12i.
2 Voy. Poiitchartrain, p. 12/i.
3 Charles de Cossé, H' du nom, duc de Brissac, gouverneur de Paris pour la Ligue en 1504, maréchal de France en 159/i, duc et pair en 1611, grand pannetier et grand fauconnier de France, mort en 1621.
4 Voy. Merc. fr., t. iv, 2' partie, p. 19. Le Mercure rapporte on entier le traité préliminaire en onze articles par lequel il fut décidé que la Conférence aurait lieu à Loudun le 10 février et qu'il y aurait une suspension d'armes. Foy. Richelieu, p. 283; Pontchartrain, p. 125.
5 Gabriel de Rechignevoisin, seigneur de Guron. Il fut souvent chargé d'importantes missions, notamment lors du siège de Montauban, auprès des rebelles auxquels il fît accepter les conditions proposées par le Roi; une autre fois auprès du duc de Lorraine; et lors du siège de Casai, aujjrL's du Pape et des Vénitiens.
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uv ra\aiil \(Uilu soir lors(nril la fui l'ctiMiiNcr à ,i....vitT ibi Tours, il se retira à sa maison d'où il ne bougea jusciues h quelque peu auparavant la prise de Monsieur le Prince que la Reync le manda et luy fit trèsbonne chère '.
15. Leurs Majestez partent de Poitiers pour aller à Tours. Le plancher de la chambre de la lîeyne, où elle tcnoit le Conseil à Tours, s'estant en- Ibncé pour la plus grande part, M. le comte de Soissons tomba, M. d'Espernon, M. de Villeroy, le marquis de Villaine' (bien blessé), M. de Bassompien-o et plusieurs autres. La Reyne ne cheut point, ni MM. le Chancelier, président Jeannin, de Pisieux, etc. ■'.
li. M. de Bullion arrive à P;u"is ayant esté ren- i,.viitr. voyé de la Cour.
M. de Vendosme qui avoit levé des gens de guerre avec des commissions du Roy et tiré toutes ses armes de Paris avec des passe-ports de Sa Majesté, disant qu'il vouloit aller au devant du Roy pour le servir, se trouve avoir assemblé jusques à six ou sept
* loij. Pontchartrain, p. 127.
2 Brandelis de Champagne, marquis de Villaines, conseiller d'Etat, capitaine de cinquante liommes d'armes des ordonnances du Roi, chevalier du Saint-Esprit en 1599.
' loi). Merc. fr., t. iv, p. 24. Suivant le Mercure, le Roi partit de Poitiers le 21. L'accident eut lieu à l'hôtel de la Bourdaisière, où la reine-mère était logée. Suivant Fontenay-Mareuil , p. 328, c'est aussi le 21 que le Roi partit de Poitiers, roij. Fontenay-Mareuil, p. 329; Richelieu, p. 286; Pontchartrain, p. 128.
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Février luir,. mJHe hoiTimes de pied et sept ou huit cens chevaux. [jQ Roy connoissnnt que ce n'estoit pns en intention de bien faire, envoyé vers luy M. de Vignolles ' qui rapporte à la Cour plusieurs demandes de M. de Vendosme, et entre autres, d'avoir des commissions pour ceux des siens qui avoyent levé sans commission. M. de Vignolles le retourna trouver avec contenternent sur ce sujet et plusieurs autres. Néantmoins, il persiste toujours et augmente ses forces du débandement de l'armée du Roy et de celle de Monsieur le Prince, s'avance en Bretagne et fait mine de vouloir attaquer Nantes. On envoyé à Chantecé un héraut d'armes le sommer de désarmer, lequel parle à luy couvert, M. de Vendosme ayant la teste nue. M. de Vendosme, après trois ou quatre heures de temps qu'il demanda pour penser à sa réponce , dit qu'il estoit très-humble serviteur du Roy, et qu'il avoit pris les armes pour venger la mort du feu Roy, et que ses intérests estoyent joints à ceux de Monsieur le Prince ^.
' Bertrand de Vignolles, dit La Hire, marquis de Vignolles, capitaine des gardes d'Henri, roi de Navarre, conseiller d'Etat, lieutenant général en Champagne, capitaine de cent hommes d'armes, premier maréchal de camp des armées d'Henri IV et de Louis XHI, né en 1566, se signala en 1587 à la bataille de Coutras, en 1590 à colle d'Ivry, au siège de Rouen en 1502, en Béarn en 1621, fut premier maréchal de camp au siège de la Rochelle en 1628, se distingua dans la campagne de Savoie en 1630, eut en 1632 le commandement do plusieurs provinces en l'absence du prince de Condé, et mourut en 1636. {f'oy. P. Anselme, t. ix, p. 145.)
2 Foy. Merc. fr., t. iv, p. 38. Le récit du Mercure confirme entièrement celui d'Arnauld d'Andilly. loij. Fontcnay-Marcuil, p. 330-331; Richelieu, p. 286; Pontchartrain, p. 126 et 133.
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M. le M;ir(|iiis di'dœuvres' ne s'estoit point déilaré en l'tiveur de Messieurs les Princes; mais néantnioins témoignoil estre mal-content de ce (|uc Ton ne reniploioit point, de ce qu'on ne le faisoit point servir • ii la charge de iMaislre de la garderobbe de Monsieur, etc. Enfin M. de Vendosme armant, il Talla trouver avec trois ou quatre cens chevaux qu'il leva sans commissions du Roy "", et qu'il avoit fait ceste levée pour témoigner qu'il n'estoit pas si peu capable de servir que Ton vouloit le faire croire. M. de Vendosme s'estant déclaré contre le Roy, on tâcha à la Cour de désunir d'avec luy M. de Cœuvres; et enfin on le fit. On tient cjue le vray sujet qui fil qu'il ([uilta M. de Vendosme vint sur ce que M. le marquis de Cœuvres dit à M. de Vendosme que Bocage, son secrétaire , luy donnoit de très-mauvais conseils et le perdoit. M. de Vendosme luy répondit que Bocage estoit fort homme de bien et c{u'il ne trouvoit nullement bon ciu'il en parlast ainsi. Sur quoy M. de Cœuvres répliqua que Bocage estoit un coquin qui le perdoit ; et M. de Vendosme répondit: mon oncle % n'en parlez pas davantage; je le me-
1 François Annibal, marquis de Cœuvres, puis duc d'Estrées, évoque de Noyons en 1594, embrassa la profession des armes en 1597, gouverneur de risle de France, de Soissons, de Laon, ambassadeur en Savoie en 1614, à Rome en 1021, en Suisse en 1624, maréchal de France en 1626, de nouveau ambassadeur à Rome en 1636, duc et pair en 1648, fit la fonction de conrétable au sacre de Louis XIV en 1654, mort en 1670.
^ Il y a probablement un membre de phrase passé dans le manuscrit.
"' Le marquis de Cœuvres était frère de Gabriclle d'Estrées, mère du duc de Vendôme.