‹ Journal inédit, 1614-1620. Publié et annotéChapitre 8 sur 98 · lotiRNAi, iNKnrr · texte numérisé non relu

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nec.M.ihrc icii. p;u(''cdc celle alVaire, on dit (jue la Reyne ayant demandé à l'ambassadeur d'Espagne, si son maistre n'estoit pas résolu d'accomplir promptemenl les mariages, il respondit que l'aflaire n'estoit pas en termes de s'avancer, puisque M. de Villeroy avoil cscrit à M. de Vaucelas ', qu'attendu les mou venions qui estoient en France, il taschast de diflérer pour deux ans l'accomplissement des mariages. Que sur cela, la Reyne s'en estoit mis fort en colère, disant qu'elle n'avoit point donné charge de cela. Et ayant mandé M. de Villeroy, lui parla avec aigi'cur sur ce sujet ; et (jue le maréchal d'Ancre, qui esloit derrière elle, dit tout haut : ce n'est pas la première trahison qu'il a faite. Que sur cela, la Reyne ne dit mot, et que M. de Villeroy piqué s'en alla à Conflans.

Or après que M. de Villeroy eut veu M. le maréchal à son retour de Conflans, ledit sieur maréchal envoyaprier M. le premier Président de le venir voir, et luy dit sur quel sujet estoit venue la broûillerie, et notamment que c' estoit à cause que M. de Villeroy avoit escrit en Espagne. Il dit la mesme chose à beaucoup d'autres, ce qui est interprété comme une espèce de manifeste, afin d'éviter l'envie qu'il encourroit sur l'opinion que l'on concevroit qu'il auroit esté cause de la disgrâce de M. de Villeroy.

Cause de l'inimitié dudit sieur Maréchal envers M. de Villeroy : que sur le sujpt du gouvernement de

1 André de Cochelilet, baron de Vaucelas, conseiller d'État, capitaine de 50 hommes d' armes, aoibassadeur en Espagne et en Savoie.

n'A n\ \ r i.n i>V\ n' nii.i. v. 10

Picardie, ledit sieur de \ illeruy dit qui; e'esloil bien l'eniui.ie mu. assez de donner des lieulenances de gouverneniens à des estrangers, mais (|iie de leur donnei' en chef, il n'y a point d'apparence. — Sur ce dilïercnt, M. d'Alincourt ' arriva le ^2o ou Hk en poste de Lyon, et en niesme temps, alla voir M. le maréclial d'Ancre.

Depuis, M. le Maréchal a désisté d'insister sur la lettre écrite par M. de Villeroy, mais a dit (ju'il avoit tenu lesdits propos avec l'ambassadeur d'Espagne ; ce que kîdit ambassadeur a dénié '■.

"20. M. le président Jeannin, assisté de M

va dire, aux Auguslins, à Messieurs des Estats, que le Roy leur accorde la recherche des finances, sous le nom de chambre ardente ■'.

29. Messieurs du Parlement s'assemblèrent, sur le sujet de la paulette, et aussi le oO et ol '.

' Charles de Neufville, marquis d'Alincourt, gouverneur du Lyonnais, fils de M. de Villeroy et pèie de Nicolas de Xeuf\ ille, marquis de Villeroy qui fut gouverneur de Louis XIV et maréchal de France. Le marquis de Villeroy devant épouser la fille du maréchal d'Ancre, celte alliance projetée permettait à M. d'Alincourt de s'interposer entre le maréchal et M. de Villeroy. Ce mariage n'eut pas lieu.

2 Foy. sur cette brouille entre Villeroy et le maréchal d'Ancre, Pontchartrain, t. xvii, p. 64.

^ C'était une commission extraordinaire nommée pour rechercher les malversations dans les finances et juger les agents coupables de ces malvereations.

^ La paulette ou pâlotte qui a été la cause d'interminables débats entre le Parlement et le grand Conseil, était un impôt prélevé annuellement sur les offices de justice et de finances, moyennant lequel le privilège de l'hérédité leur était assuré. On appelait aussi cet impôt le droit annuel. Cette mesure fiscale établie par Henri IV, en consacrant la vénalité des charges et en les rendant héréditaires, leur fit acquérir une valeur considérable, {l'oy. sur cette question le Merc.

20 JOUnNAL INKDIT

n,'.T.ni.,r iGu. Mort de M. le maréchal de la Chaslre '. Sa cliarçe donnée à M. de Uoquelaure "'.

/";•., t. iir, 2*" jiart., p. 72 et siiiv., où se trouve l'analysp. de toutes les l'aisons pour et contre la i)aiilettc.)

' (Claude, baron de la Chastre, né en 152G, gouverneur du I5cri'y sons Cliarles IX, maréchal de France en 1503, mort en 1Gl/i.

2 Antoine, seigneur d(! Rof|uelanre, grand inaïti'c de la garde-robe en 1589, gouverneur de Guyenne, maréchal de France en 161'), mort en l(i25.

SOMMAIRE

Jawiku. — Remontrancps du l'arlciuciit sur l'aiticlo l*'' du cahier du Tiers-Ëtat. — .\vrC-i du Conseil à ce sujet. — La paulette, — Discussion sur l'art, l". — Bi'ouille du cardinal de Sourdis et d(! M. le Prince. — Duel du marquis de la Force avec M. de Grammont. — Héclaniations de l'ambassadeur d'Angleterre contre le cardinal du Perron. — État des finances. — Propositions d'Arnauld l'intendant. Violences exercées envers M. de Hiberpré. — M. del'uisieux chargé des deniers du taillun. — Amboise enhné à Monsieur le Prince. — Suppression du l""^ article. — Jugement d'une prise faite sur les Espagnols par Barre et Fleury, capitaines français. — Duel de Livarrot et Auvilars contre la Ferté et la Trye. — Le clergé récuse la juridiction du Parlement. — L'Évéque d'Angers et le Chancelier.

FÉVRIER. — Violences de M. de Boimeval envers M. de Chavaille. — Bonneval condamné à mort. — Affaire de Marsillac et de Rochefort. — Conduite de Monsieur le Prince envers le Parlement et la Reine. — Plaintes du député Digoine. — Excuses de M. le Prince. — Délibérations des États. — Brouille de M. de Souvré et de M. de Luynes.

— Clôture des États. — Séance royale.

Mark. — M. de Luynes a le gouvernement d'Amboise. — Délibérations du Parlement et du Conseil sur la paulette. — Les trois Ordres au Louvre. — Mort de la reine Marguerite. — Soumission de M. de A'endôme.

Avril. — Réconciliation du maréchal d'Ancre avec M. de Longueville et M. deVilleroy. — Duel de M. de Bressieux et de M. de la Valette.

— Duel du vicomte de Rabat et de M. de Longnac. — Discussion au Conseil sur les finances ; discours d'Arnauld. — Le Parlement mandé au Louvre. — Remontrances. — Querelle d'étiquette au sujet de la queue du manteau royal. — M. de Candale, premier gentilhomme de la Chambre. — Soumission de Monsieur le Prince.

Mai. — Duel de M. de Losières et de M. de Madaillan. —Surséance à la

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i'(''VOcatinn do la panlol to. — Di'^part, di> MoiT^ioiir In Prinro pour \'alery.

— Rcmontraiicos du l'ailoinont, sur Icsdûsordrcs de l'Klat. — Discussions entre le Parlement et le Conseil. — Paroles de la l'ioine. — Arrêt du Parlement cassé.

Juin. — Délibéi-ations du Parlement an sujet de l'arrêt cassé. — Règlement du Conseil. — M. le Prince. ;Y Saiut-Maur. — Violences de M. de Canisy. — Querelle d'étiquette entre M°" de Longueville et la duchesse de Guise.

Juillet. — M. de Villeroy député vers M. le Prince. — Prétentions de celui-ci. — Le Roi fait tirer douze cent mille livres de la Bastille.

— Conférences des Princes. — Assassinat de M. de Prouville j)ar Marianna. — Rupture des Princes avec la Cour. - Pontcliartrain envoyé vers Monsieur le Prince

Août. - M. de Longueville se retire à Amiens. — Duel de MM. de Montmorency et de Portes contre MM. de Retz et de Vitry. — Le maréchal d'Ancre va à Amiens. — Le Parlement mandé au Louvre au sujet du départ du Roi pour son mariage. — Mesures pour la sûreté de Paris pendant l'absence du Roi. — M. do Chevry nommé intendant des finances — Ordre au président le Jay d'accompagner le Roi.

— Manifeste de Monsieur le Prince. — Le maréchal de Boisdauphin chargé du commandement général de l'armée. — Le Conseil délibère sur la guerre. — Le Parlement délibère sur le danger du départ du Roi. — M. de Loménie fils a la survivance de la charge de son père.

— Départ de la Reine-Mère et du Roi. — Arrestation du président le Jay. — Remontrances du Parlement. — Détails sur le voyage du Roi. — Administration des affaires pendant l'absence du Roi. — Arrestation du sieur de Foraise, agent de Monsieur le Prince.

Septembre. — Nouvelles du voyage du Roi et de la marche de son armée. — Assemblée de Grenoble. — Déclaration du Roi contre Monsieur le Prince. — Délibérations du Parlement.

Octobre. — Affaires entre les armées du Roi et celles de M. le Prince.

— Mariage du Roi à Burgos et de Madame à Bordeaux. — Prise de Clermont i)ar le maréchal d'Ancre. — Passage de Bony par l'armée de M. le Prince. — Conduite du maréchal de Boisdauphin.

Novembre. — Échange de Madame et de l'Infante. — Nouvelles de la guerre. — Le Roi et la jeune Reine l'ont leur entrée à Bordeaux. — Marche des armées.

DÉCEMBRE. — M. de Guise , lieutenant général des armées du Roi.

— Duel de M. de Montglat et de M. de Vitry. — M. de la Roche- Guynn, grand louvetier. - M. de Rheims, cardinal. — L'armée de Monsieur le Prince ù Oleron

n'ARNAM.n »)'am>ii,i.v. 23

2. Mossiniirs los ^(Mis du lloy, tiyaul fait huirs lanvUT i«i5. remonstrances à la Cour sur los disputes et opposition faite par le clergé en la n'-solution du preniiei' article du cayer du Tiers-Kslat de Paris, touchant la puissance temporelle ])rétendue par le Pape, (M. le cardinal du Perron avoit harangué la Noblesse, et Tavoit gagnée,) \a Cour ordonna qu'on reliroit tous les arrests donnez sur ce sujet.

o. Conseil tenu au Louvre, (auquel assistoyent les ol'liciers de la Couronne et entre autres Mi\I. de Buillon, de Rohan et de Sully) sur le fait dudit article. — Tous opinèrent unanimement pour la conservation de la puissance et de la personne du Roy. — Ordonné que le Roy interdit tant aux Estais qu'à la cour de Parlement la connoissance de cette aiîaire et la retient à soy et à son Conseil, et envoyé arrest et lettres patentes au Parlement sur ce sujet.

M. d'Espernon auteur de toute cette menée.

h. M. le Premier Président pour le Parlement, M. le président de Chevry' pour la Chambre des Comptes, M. le président Chevalier- pour la Cour des Aydes, et M. Lefèvre pour les Trésoriers de

^ Charles Duret, seigneur de Chevry, conseiller d'État, intendant et contrôleur général des finances, président en la Chambre des comptes de Paris, greffier des ordres du Roi, mort en 1636. Il était le frère du médecin Jean Duret. (Foy. l'historiette de ces deux personnages, ' Tallemant des Réaux, édition Monmerqué et Paulin Paris, t. i, p. /i21, et surtout le savant et précieux commentaire de M. P. Paris.)

2 Nicolas Chevalier, né en 1563, surintendant de Navarre et de Béarn, deux fois ambassadeur en Apgletevie, preinier président de la cour des Aides.

"lli JOURNAL ii\i';i)ir

Franco , haranguèrent le Roy et la Reyne pour la conservation de la paulette.

Quand la Reyne vit Messieurs du Parlement, elle leur dit qu'ayant le Roy à leur porte, ils ne devoyent point délibérer d'une alïaire de si grande conséquence (parlant de celle de l'article du Tiers-Estat) sans l'avertir, et leur défendit de signer l'arrest, qui n'est signé que du rapporteur.

7. M. l'evesque d'Angers ', assisté de Messieurs du clergé et de quelques-uns de la noblesse, vient trouver le Roy et la Reyne sur le sujet de l'arrest du Conseil du 3 précédent, et parle fort hardiment.

8. Le lendemain matin, ledit evesque d'Angers, assisté de MM. les cardinaux de Sourdis, du Perron, de Larochefoucauld '", et Bonzy', de plusieurs evesques et de plusieurs gentilshommes, vient de rechef trouver le Roy, et parle avec une insolence effroyable.— Demande la cassation tant de l'arrest du Parlement, que de celuy du Conseil. — Soutient que la connoissance de cette affaire n'appartient ny au Parlement ni au Roy, attendu que c'est un point de conscience, dont le clergé est seul le juge. — Disent..

* Cet évoque d'Angers qui joue un si grand rôle dans les États et parle avec tant d'énergie pour le clergé, est Charles Miron, oncle de Robert Miron, prévôt des marchands et président de l'ordre du Tiers. Il avait été nommé en 1588 évêque d'Angers, à l'âge de dix-huit ans, devint archevêque de Lyon en 1G20 et mourut en 1G28.

2 François de la Rochefoucauld, né en 1538, cardinal en 1607, grand aumônier de France en 1G18, mort en 1645.

3 Jean Baptiste Bonzy, né en 155/i à Florence, évèque de Béziers, cardinal en 1611, mort en 1621.

I>V\ n \ AIII.I) D*ANDII-LY. ^25

( (T lut M. le cardinal (lu Pon'Oii (jtii dil cola) (|uo si (III ne leur accorde, ils (luittcront ras-sciiiblcc des l''-slats; ((iTils usti'oul de toutes sortes (rincoiupreslalioiis. cl (rcxcoiniiimiiciilioiis, cl (raiiallicinatisalioiis, contre tous ceux ((ui s'opposeront à cette créiuice, atin de les précipiter dans les peines, les géhennes, le feu, les enfers. — Demandent que ceux de la religion ayent à se désister d'opiner sur cette alfaire (sur cela M. de Buillon prenant la parole, dit que le Roy et la Reyne savoient avec quelle modestie luy et ceux de la Religion avoyent parlé en cette affaire, lorsque le Roy leur avoit coniniand('^ d'en o[)iner, en qualité d'officiers de la Couronne, mais (|ue pour le fond, luy et tous ceux de la religion rendroyent toujours au Roy l'obéissance qui luy est deue) ; que le premier advocat du Roy du Parlement soit toujours ecclésiastique, et que M. Servin ' soit déposé. — Après, M. le cardinal du Perron prit la parole et confirma tout cela, et sur le sujet de l'excommunication dont il parla. Monsieur le Prince dit (je l'ay ouy de sa bouche) : Nonobstant toutes les excommunications, il se trouvera toujours beaucoup de François , qui , en conservant le respect qui est deû au Pape, pour ce qui concerne le spirituel, employèrent volontiers tous leurs biens et leurs vies, pour la

1 Louis Servin, conseiller d'État, premier avocat général au Parlement de Paris, mort dans l'exercice de ses fonctions en 1020, tandis qu'au nom de sa compagnie il faisait des remontrances au Roi tenant son lit de justice. Les plaidoyers de ce magistrat célèbre par son éloquence et son énergie ont été recueillis en 1031, in-4". Il a laissé plusieurs autres ouvrages tant latins que français.

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conservation do rnulorit/; vA du service du Roy. — Sur cola, M. do Yilhii'oy dit: ([if il scniblo (jiie Tevesqiie d'Angers se soit porté si violemment en cette nfTaire, et ayt oircnc/; lo Paiicinont expressément afin d'obtenir évocation d'un procès qu'il a contre son clergé d' Angers, craignant de retomber au jugement dudit Parlement où il a déjà esté maltraitté.

On leur devoit répondre : que le Roy avoit trèsagréable qu'eux et tous ceux qui osoroyent penser à tenir des langages si insolens se retirassent des Estais, et laissassent ceux qui voudroyent demeurer, résoudre les atTaires, et sur cela, faire expédier une déclaration, — On tient qu'en cette afTaire, ils ne prennent avis que des cardinaux et des evesques, et non des capitulans , et que le prieur des chartreux ' et carmes ayant voulu prendre la parole sur dos propositions que faisoit le cardinal du Perron, et voyant la violence dont il usoit pour l'empêcher de parler, disant qu'après tant de grands prélats qui avoient iraitté cette affaire , il s'estonnoit comme il en pouvoit douter, il répondit que puisque cette affaire se traittoit par autorité et non par raison , il n'avoit plus rien à dire.

Les cardinaux sont récusables sur cette affaire, attendu que n'y ayant qu'un degré d'eux au Pape, ils peuvent estre Papes, ou faire les Papes.

Semble que M. le cardinal du Perron se porte à

1 Adam Oger, député du clergé pour la prévôté, ville et vicomte de Paris.

d'arinauip d'an ni m, y. 27

fos ni^rours (extraordinaires |)ar la sug'srsiioii di; j.ii.vi<.r i«is. son iVère qui a graiitl part avec M. d'Kspernoii, lus Jésuites, et la duchesse de (luise. — Ji'evesque d'Anficrs traittc avec luy poui' rarchevesché de Sens.

Le cardinal du Perron dit aussi (|ue Ton voujoil introduire en France la confession d'Angleterre , et (jue c'estoient des pensionnaires du Roy d'Angleterre (jui le prociiroyent.

Le cardinal de Sourdis dit h Monsieur le Prince, qu'il le récusoit au nom de tout le clergé, à ce qu'il s'abstint d'opiner sur toutes les afiaires qui regardent l'Eglise. A (pioy Monsieur le Prince répondit (cause de la récusation , sur ce qu'il s'estoit ouvert) : Cfla est bon aux autres compagnies, mais non au Conseil, où l'on ne laisse d'estre juge encore que l'on s'ouvre.

La Reyne témoigna estre piquée de tant d'insolences. Le Roy leur répondit: ({u'ils dressassent leurs cayers promptement, et qu'il leur donneroit toute sorte de contentement. Monsieur le Chancelier ne dit quasi rien.

L'après disnée, le cardinal de Sourdis vint au Conseil des finances ; après y avoir un peu esté , il s'en alla. Monsieur le Prince ne luy osta son chapeau. Après que le Conseil fut levé, il rentra. Comme Monsieur le Prince le vit approcher, il dit au Roy et fi la Reyne, qu'ils savoyent l'insolence dont le Cardiniil avoit usé le matin contre sa qualilé de Prince du sang ; qu'il supplioit leurs Majestez .de ne point souffrir qu'il fust opprimé en cette qualité, et de luy I)ermettre de savoir si le clergé le voudroit avouer ;

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