‹ Journal inédit, 1718-1784 (volume 4)Chapitre 22 sur 31 · loiH.N.vi. nu nue de cnoV · texte numérisé non relu

loiH.N.vi. nu nue de cnoV

Je di'ux nuMiidires. — Cniivcrsatiou avec le chancelier Berlin, sur la question dos Parlements. — Etal général du royaume. — Crédit de Mnii' du Harry. — (.es ministres. — Anéantissement délinitif du paiti Clioiseul. — Les Princes. — Suite de mes travaux d'Ilisloiie naturelle. — Je prends goùl à la géograpliie et surtout à la ipiestion Ue la découverte du PiMe.

La cérémonie de l'Ordre, les lettres et allaires du commencement de l'année m'occupèrent quelques jours, puis je repris et terminai mon grand travail d'antiquité et sa belle division en quatre chapitres de chronologie, calculde population, dispersion des hommes, commencement et progros des connaissances humaines. MM. de Sibert et de Guignes, avec qui je travaillai plusieurs fois, et qui me fournirent les plus excellents morceaux, parurent étonnés et contents de ce grand ouvrage et de sa justesse et netteté en si peu de temps : cela fut tout fini exactement du 11 décembre au 29 janvier.

Entre ceux qui perdirent à la culbute de M. de Choiseul, M. de Cormainville (1) fut un de ceux qui furent le plus malheureux. Comme je ne le connaissais pas, et que le ministre ne me disait rien, je ne disais rien non plus. Cependant, le cas de guerre me faisait désirer de voir finir cela. Précisément, la veille de la disgrâce, le ministre, qui songeait à terminer ses engagements, lui dit de m'en parler, et au duc de Charost qu'il songeait à placer à Calais M. de Cormainville. Celui-là vint, le même jour, me le dire. Je promis d'en parler au premier voyage et, le lendemain, nous apprîmes sa disgrâce. Heureusement que M. de la Ponce, chef du secrétariat, étant au Roi, resta jusqu'à Pâques, et je désirais, malgré la paix, ensuite, de terminer cela pour n'avoir rien à me reprocher sur la résidence, et cependant de ne pas passer tous mes étés à Calais. Ce n'était pas la seule affaire qui me tracassait : celle du partage et celle des mariages de mes cousines me tourmentèrent fort, et j'y reviendrai.

Dans le mois de janvier, nous eûmes, tout à coup, un évé-

1) Louis de Vaucres.son de Connainvillc, né en 1710, brigadier en 1748, maréchal de camp en 17j9, lieutenant général en 1786.

nement malheureux, qui me troubla beaucoup ; ce fut la fausse couche que fit ma fille la duchesse d'Havre, le 10 janvier. Ce triste événement s'annonçait depuis huit jours; nous les passâmes chez eux à les voir dans la plus amère douleur, et il est certain que le pauvre duc d' Havre était bien à plaindre de ce côté-là.

Vers ce temps, nous fîmes, chez milord Harcourt, ambassadeur d'Angleterre, un souper superbe de toute la famille d'Harcourt, dont il était, quoique bien éloigné. C'est un homme charmant dont nous ralfolions tous. J'en fis une de mes plus grandes sociétés. Nous disputâmes souvent sur la politique et la paix, et, de bien bonne foi, il croyait toujours à la paix, et moi à la guerre, croyant que les Anglais avaient des vues plus étendues, mais, enfin, il me persuada du contraire.

Outre lui, MM. de MorasetOgier étaient presque les seuls que je voyais, pour traiter à fond les affaires du Parlement, ce qui fit qu'on ne songea pas assez au bonheur de la paix. La Cour était dans une incertitude fort embrouillée. M. de Monteynard voyait tout le monde, travaillaitet détaillait bien, mais n'avait pas un travail assez léger pour qu'on pût croire qu'il y resterait. M. de Maillebois, à qui il devait tout, y allait beaucoup. Mme du Barry pleurait pour avancer ses protégés, et le Roi tenait bon.

Tel était l'état des choses quand j'allai à la cérémonie de la Chandeleur, à Versailles, où j'étais agréablement, quoique n'y allant guère, étant dégoûté de ce chaos que je connaissais trop. Cependant, j'y fis de bonnes affaires dans les bureaux, qui étaient ma ressource, et je vis un des bals charmants de Mme la Dauphine. Ce furent les seules fêtes de cet hiver, et mon fils les suivit, et se mit, par là, en liberté avec la jeune famille royale.

De retour à Paris, il fallut me mettre à ces mémoires-ci qui étaient en arrière et dont je fis presque tout ce cahier, jusqu'ici, en traitant, avec soin et de suite, chacun des grands événements qu'on vient de voir et qui méritaient bien attention. Aussi, j'espère d'en avoir saisi le vrai et dit tout l'essen-

tiel, que j'avais étudié dans les vraies sources, avec soin. Eusuite, comme j'étais eu arrière, sur mou grand-livre de comptes, toutes mes alîaires et une immensité de lettres, voilà ce qui m'occupa plus de la moitié de février.

L'hiver fut très doux d'abord, mais il y eut, tard, deux fortes boulîées de gelée de cincj à six jours, qui allèrent jusqu'à neuf degrés, A la première, la rivière ne charria pas, remarque rare et qu'on dut attribuer à ce qu'elle était fort haute. A la deuxième, la forte gelée dura jusqu'au 14 février.

Un événement qui me tracassa beaucoup fut le mariage de Mlle de Molembais (1), qui fut enfin, quoiqu'on put lui dire, célébré à Bomy le 31 décembre, et ils arrivèrent à Paris dix jours après, mais allèrent d'abord à Orsay. M. de Caulaincourt (2) se lâchait en plaintes de ce que nous refusâmes de la voir, et tout cela était fort désagréable. Pendant ce temps, nous travaillions infructueusement pourl'ainée, qui était bien respectable, et tout cela, joint à mes souffrances ordinaires, me lit faire souvent du mauvais sang.

Cependant, mes trois petits enfants étaient charmants et venaient au mieux. Ma belle-fille, réussissant toujours à merveille, était généralement estimée. On donna quelques beaux soupers où le salon doré, la salle des tableaux et tout l'appartement d'en bas furent très admirés, étant alors à grande perfection. Je terminai solidement avec les Carmes pour m'assurer encore plus de vingt ans ce bel hôtel où nous étions très bien arrangés. Mon fils et sa femme soupaient beaucoup dans nos deux familles nombreuses, et en bonne société. Pour moi, je restais à travailler, et tel fut l'état des choses jusqu'au Carême, qu'on prit encore une vie plus tranquille.

(1) Marie-Louise-^Ubertine-Amélie, fille de Guillaume-François, prince de Croj' et du Saint-Empire, marquis de Molembais et de Croy, et d'Anne- Frani;oise-Ain -lie-Josèphe, née marquise de Trazegnies, avait épousé, le 31 décembre 1770, l'icrre-Gaspanl-.Marie Grimod, comte d'Orsay, fils de Pierre Grimod -Du fort, fermier général.

(2) Marc-Louis, marquis de Caulaincourt, né en 1719, brigadier en 1757, maréchal de camp en 1761, avait épousé, en 1739, Henriette d Ilervilly.

La sœur du marquis de Caulaincourt, Marie-Anloinetle-Gabrielle-Félicité, avait épousé, en 1748, Pierre Grimod-Dufort, père du comte d'Orsay.

Le 19 février, M. et Mme d'Orsay vinrent s'établir tout à fait à Paris, dans leur superbe hôtel acheté au feu duc de Chaulnes. J'avais écrit nettement à ma cousine que, puisqu'elle avait voulu se marier malgré moi, je ne la verrais pas. Les plus grands noms de Paris m'en blâmaient, parce qu'il n'y avait plus d'amis, même dans les plus grands noms. Je fus fort étonné de recevoir la lettre la plus pressante du prince de Ghistelle, pour m'engager à trouver bon que sa femme, héritière et dernière du nom de Melun, me la présentât. La princesse de Ghistelle vint elle-même, seule, m'en presser, mais de la façon la plus honnête. On ne pouvait, sans affectation, refuser cela.

Le 21, la princesse de Ghistelle nous l'amena. On fit politesse à M. d'Orsay, très bon sujet qui, dans tout cela, s'était bien conduit ; le reste fut assez sec. Tout ce qu'elle trouva de la famille en fit de même, et on en resta là. ]Mais sa bonne Maison et le bon ton qu'il parait qu'elle prit, lui attira bientôt autant de bonne compagnie qu'elle en voulait. Pendant ce temps, nous avions des vues pour l'aînée (i), pour M. de Muis et pour quelques autres, qui furent infructueuses, et elle était bien à plaindre, n'ayant pas de bien actuel, et pensant noblement : elle méritait mieux.

Le 22 février, je terminai enfin les lettres et nettoyai, pour la première fois, le bureau, l'antiquité, les objets de nouvelle année, les livres de comptes, les mémoires du temps et une foule d'afTaires particulières et du commandement ne m'ayant pas laissé respirer, jusque-là.

Le 23, je montai, pour la première fois, à cheval, étant mangé de rhumatismes, fluxion et maux d'estomac. Je fis, pour la première fois, le tour du Champ de Mars, de l'Ecole militaire et de ses nouveaux débouchés, ce qui est un des beaux morceaux de l'Europe. La grande façade, bien mesquine auprès des Invalides, était à la couverture. M. Duverney, l'inventeur du tout, venait de mourir. Quelque beau

(l) La comtesse d'Orsay n'avait qu'une sœur à marier, et c'était son aînée, Marie- Louise-Reine-Thérèse de Croy, chanoinesse à Maubeuge.

que cela fût, on sentait l'infériorité de notre siècle, en comparant cela aux Invalides.

(]e fut cejour-làquo le chancelier, en grand cortège, escorté de beaucoup de troupes, alla à une des premières assemblées de chambres du prétendu parlement (c'est-à-dire le Conseil, qui ne faisait rien), et y fit enregistrer l'édit portant création des Conseils supérieurs. Tout fut si bien gardé, qu'il n'y eut pas de bruit. On enregistra purement et simplement, quoiqu'il y eût treize membres du Conseil qui furent d'avis de nommer des commissaires. Alors, son système parut prendre plus de consistance, et les parlementaires commencèrent à craindre ; mais tout dépendait, comme j'ai dit, s'il pouvait trouver des membres un peu convenables, former le nouveau parlement de Paris et le mettre en activité et confiance pour qu'on y voulût être jugé.

Le 25, j'allai à pied dans Paris, et je fus, comme j'ai dit, bien étonné d'y voir crier partout cet édit, sans que cela fit la moindre sensation parmi ce peuple qui, six mois devant, paraissait si chaud pour le Parlement !

J'allai à la foire Saint-Germain, examiner des animaux curieux. J'étudiai encore mieux le bout de la trompe de l'éléphant, et j'en fis un mémoire, cette partie n'étant pas assez connue : c'est un conduit de deux narines dont le bout sert de bouche, de main et de tout, et qu'on ne peut assez admirer par la quantité de sens que cela renferme dans leur perfection, surtout la prodigieuse force et finesse du tact, du goût et de l'odorat. Il y avait aussi un ours blanc furieux, qu'on disait le fameux ours marin (voyez ce mot au dictionnaire de Bomare;, une espèce de petit singe, gros comme le poing, qui est charmant, un singe vert à nez rouge, en espèce d'homme des bois, et plusieurs autres animaux rares, et je faisais note de tout, pour mon Histoire naturelle, d'autant plus que M. de BuiTon fut, alors, à l'extrémité. On perdit M. de Mairan d) et quelques autres savants célèbres, et il

(1 Jean-Jacques Dortous de Mairan ; 1678-1771;, physicien, géomètre et littérateur, secrétaire perpétuel de l'Aca lémie des Sciences depuis 1710, membre de l'Académie française depuis 1743, auteur d'une Dissertation sur les varia-

s'en formait d'autres. De là, j'allai à l'Observatoire où M. de Cassini faisait, avec son zèle admirable, valoir ses petits instruments pour prendre hauteur. Je fis, avec l'abbé Rochon (1), de bonnes observations sur sa découverte des longitudes par les distances du soleil à la lune et aux étoiles.

Le 26 février, j'allai chez les princes de Suède (2), qui étaient depuis près d'un mois à Paris : c'étaient les deux fils aines du roi de Suède. L'aîné, et, comme tel, prince royal, avait vingt-quatre ans, était marié à une princesse de Danemark, et c'était un homme supérieur et plein de mérite ; l'autre, de 22 ans, était moins avancé. Ils logeaient chez le comte de Creutz, envoyé de Suède, dans la maison où j'avais demeuré si longtemps, dans la rue de Grenelle, à côté des Carmélites. Je demandai celui qui présentait ; il me vint le comte de SchefTer (3), mon ancien ami, qui était parti de Paris depuis dix-huit ans, et avec qui je renouvelai une grande amitié, comme j'avais fait avec M. de BernstorlT pour le roi de Danemark, lequel venait, disait-on, d'être trépané pour être tombé la tête sur le carreau, renversé par un grand chien qui voulut le caresser.

Le prince royal de Suède me reçut au mieux, comme il avait reçu mon fils devant, et parut fort au fait de notre nom. Il me parut instruit, aimable, de l'esprit, et devoir être un homme, et il réussit très bien dans Paris, où on va voir qu'il apprit, bientôt après, qu'il était Roi.

lions du baromètre (l~lo), d'un Traité pliysique et historique de Vaurore boréale ( 1733^ etc.

(1) L'abbé Alexis-Marie Rochon (1741-1817), astronome, physicien et voyageur, auteur d'Opuscules mathématiques (1768), d'un VoyaçjC à Madagascar et eux Indes orientales (1791;, membre de l'Académie des Sciences en 1771.

(2) Les deux fils du roi de Suède étaient : 1» Gustave d'Holstein-Eutin, prince royal, né en 1740, marié, en 1766, avec Sophie-Madeleine, princesse de Danemark, née en 1746, et 2» Charles, prince de Suède, né en 1748.

Le premier régna, en cette même année 1771, après la mort de son père Adolphe-Frédéric, et jusqu'en 1792, sous le nom de Gustave IIL

(3) Ulrich, comte de SchetTer, né en 1716, d'abord général-adjudant au service de Suède, passa ensuite en France, et reçut le grade de capitaine à la suite du Royal-Suédois (17'i.'i), puis celui de colonel du régiment de Fersen(17i7:, et fut nommé, en n."J2, minisire plénii)otenliaire du roi de Suède près la Cour de France.

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M. de Maurepas y était et eut, avec lui, une conversation très intéressante où j'appris de lui que, dès 1718, année de ma naissance, il avait déjà siégé, comme secrétaire d'Etat, à un Lit de justice, à l'Asie de seize ans, et que M. de Saint- Florentin, qui Tétait encore. Tétait depuis 1723, et le prince royal dit avoir examiné que c'était le plus ancien ministre de l'Europe. Je reviendrai, dans un moment, sur leur sujet.

Le 27, je me recueillis, profitant de mon premier moment de repos pour faire mes dévotions. Le soir, nous nous fîmes écrire pour rendre la visite chez M. et Mme d'Orsay, comptant nous en tenir là.

Le 28, dernier février, je terminai, avec M. de Taboureau et M. Laurent, le projet d'arrêt pour notre canal de dessèchement de Condé, dont on fixa la dépense à I^jO mille francs, et dont l'utilité étant bien reconnue, je pressai M. de Taboureau et levai ses incertitudes, en le déterminant à faire dresser l'arrêt (il fut signé vers le 4 avril, mais le traité des limites arrêta Texécution).

Le l'*" mars, le prince héréditaire de Suède, dont je viens de parler, et son frère se firent écrire chez moi, vers les 7 heures du soir, et, ce qui est assez remarquable, c'est alors qu'arriva le courrier dont je vais parler, de sorte qu'il était Roi sans le savoir encore, et qu'il l'apprit alors. Il portait, à Paris, le nom de comte de Gottland, son frère celui de comte d'Œland, et ils étaient accompagnés des comtes de Scheifer et de Creutz.

Vers ce moment-là, le courrier arriva, qui leur apprit que le roi de Suède, leur père, en revenant d'une course de traîneaux, était mort subitement le 12 février, et qiTil avait été proclamé Roi. Ainsi, chose rare, nous vîmes, en peu de temps, à Paris, deux rois régnants, et on y attendait, pour Tannée d'après, l'empereur.

A cette nouvelle, le cadet s'évanouit, ce qui faisait honneur à sa sensibilité. Il avait beaucoup dîné. On voulut le saigner. Heureusement qu'on s'adressa à Legent, notre chirurgien, qui s'y refusa, sans quoi il aurait couru risque. On sait que la couronne est héréditaire dans leur branche de

Holstein-Gottorp, à condition qu'ils laissent la nation et les trois ordres libres. Ainsi, il est encore bien moins roi que celui d'Angleterre !

11 est à observer que, trois jours devant, il avait soupe chez Mme du Barry même, sans le Roi ; ainsi on voit comme on se prête à tout, dans le monde ! Le cadet fut longtemps malade, ce qui fit qu'ils ne partirent que trois semaines après.

Le 2 mars, mon fils, par un travail prodigieux et bien fait, ayant tout préparé, nous eûmes notre première entrevue avec ma fille, mon gendre et le fameux M. Danjou, leur conseil ; on lui remit toutes les pièces à examiner, et cette grande besogne, qui me tracassait fort par son importance et la crainte d'altercations, fut rentamée. J'eus toujours bien des grâces à rendre à Dieu de l'union de tous mes enfants. Cependant, la différence pouvait être très grande vis-à-vis de l'intérêt, suivant qu'on prenait les choses, et la part de mes petits enfants terriblement diminuée. Les affaires du temps ayant écrasé les affaires de M. Danjou, il ne fit rien, ce qui nous retarda et nous remit bien loin ; mais mon fils, par le plus grand travail et le plus net, éclaircit tous les objets.

Je reviens à quelques objets de la Cour: M. de Monteynard était placé par le prince de Condé, et surtout par M. de Maillebois. Celui-ci en voulut tirer parti pour se remettre en vogue, et il l'engagea à nommer trois des plus anciens lieutenants généraux, comme examinateurs de tout, et on partagea le royaume entre eux trois pour qu'ils allassent tout observer et en rendre compte. Cela était dur pour les commandants de province, pour les inspecteurs et les chefs des ingénieurs, artilleurs, et ceux qui étaient en état de rendre compte, et à qui on ne demandait rien.

M. de Maillebois étant atteint d'une espèce de jugement des maréchaux de France qui l'avait déchu de tout pour son affaire contre le maréchal d'Estrées, qui venait de mourir, ses ennemis firent valoir cela, parce qu'il était fort craint.

Le 5 mars, le maréchal de Tonnerre, comme l'ancien, remit au Roi le jugement contre M. de Maillebois, qui le rendait incapable du service. On dit pour lui que ce n'était pas un

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