INTRODUCTION XLIII
autorités compétentes à élever en cet endroit « une belle tour pour tout dominer », et d'y contribuer personnellement, s'il le faut.
Tantôt on le voit à la Chevrette, chez M. de Bellegarde, beau-père de jNIme d'Epinay ; tantôt à Montmorency, pour y visiter les tombeaux de l'illustre famille de ce nom; à Epinay, pour « prendre des leçons d'ameublement » chez MM. du Terrail et de Starhemberg ; à Saint-Denis, à Aubervilliers où il chasse un gibier qu'on s'étonnerait fort d'y rencontrer aujourd'hui : des bartavelles ; à Jouy-en-Josas, où il visite la manufacture de toiles peintes; à Villeneuve-Saint-Georges où il voit la « belle machine » d'une raffinerie, et le «jardin curieux du mousquetaire ».
Plus près de Paris, au bois de Yincennes, il pénètre dans une salle de bal qui attire la meilleure société, et où il rencontre le duc deNivernois; il entreprend, avec Valmont de Bomare, une « litholysation » dans les carrières de Montmartre, et, les cours de géologie étant alors à la mode, fait une autre excursion du même genre à Issy et à Arcueil, avec MM. de Monaco, de Fronsac, de Lillebonne, de Beuvron et de Coigny.
Il visite les pépinières de Chevilly et les potagers de Montreuil ; assiste, à Conflans, à une séance de l'école vétérinaire ; se rend à EtioUes, chez Mme de Vérac, belle-sœur de sa fille, où celle-ci est souvent en villégiature, et admire, au retour, les « obélisques » de Juvisy et les travaux exécutés sur la grand'roule; pousse jusqu'à Corbeil, dont il examine les moulins; à Brunoy dont il décrit les jardins, les serres, la « fameuse machine )),le Neptune qu'il qualifie de « morceau • unique », les superbes porcelaines, le pavillon original où, sur quarante toises de large, il y a pour deux millions de dépense — le tout appartenant à Paris de Montmartel.
Il fait plusieurs voyages à Chantilly, décrit la beauté de cette terre et les distractions que lui offrent, en 1754,