XLIV INTRODUCTION
le prince et la princesse de Condé, très jeunes alors tous deux; y retourne en 1778, et la trouve augmentée d'un « hameau » à la mode du jour. Le prince, qui sait M. de Groy intimement lié avec les ministres, est très aimable, et prend la peine de présenter lui-même à son hôte son caljinet d'histoire naturelle, dont Valmont de Bomare a la garde, et sa ménagerie où Ton voit des animaux curieux, et qui ne coûte pas, à son propriétaire, moins de 25.000 francs par an.
Un des châteaux où il se transporte le plus fréquemment est celui d'Attichy, non loin de Compiègne, appartenant au duc de la TrémoïUe, beau-frère de son fils, et dont la ménagerie est une des plus riches de l'Europe. Là, il admire un jardin anglais, des sources vives, des cascades, une rivière, un « rocher transparent ou distillant », enfin des étangs, et une vue superbe. En revenant, il s'arrête chez le duc d'Aumont, au château de Magnj'-Guiscard, dont le propriétaire « culbute » un beau jardin de Le Nôtre pour le remplacer par un jardin anglais, genre alors en vogue.
Quand il se rend en Picardie, il fait souvent visite, en passant à Péronne, à son ami le duc de Chaulnes, dans le château de ce nom qui possède une « machine à élaguer», une belle laiterie, et surtout un « temple eu colonnade », qui est « un des plus superbes morceaux qu'on puisse voir ».
N'oublions pas de citer, parmi les buts de ses courses, le château de Bellevue et celui de Choisy, où il accompagne parfois le Roi, et, plus loin, celui de Crécy, près Dreux, (|ui a été acquis de Mme de Pompadour par le duc de Penthièvre, dont la fortune atteint le chilïre d'un million de rentes et qui, néanmoins, n'arrive pas à joindre les deux bouts, à cause des pensions dont elle est grevée. M. de Groy fait le voyage de Grécy exprès pour voir le prince, qui l'emmène au couvent de la Trappe dont notre Journal donne une longue et intéressante description.
Enfin, grand admirateur de Versailles, dont il vante les