MM. de Vîlleroy, de Nevers, de Brissac et
^ Achille de Harlay, comte de Beaumont, né en 1536, conseiller an Parlement de Paris en 1557, président à mortier et conseiller d'Etat en 1572 , premier président après la mort de Christophe de Thou, son beau-père, en 1582 ; il se démit en 1611 en faveur de Nicolas de Verdun, et mourut en 1616.
' Achille de Harlay, II* du nora^ comte de Beaumont, conseiller au Parlement et maître des Requêtes en 1635, procureur général en 1661, mort en 1671.
s Philippe de Béthune, comte de Selles, conseiller d'Etat, ambassadeur en Ecosse en 1599, à Rome en 1601, gouverneur du duc d'Orléans, ambassadeur en Italie en 1616, en Allemagne en 1624, en Italie en 1629, mort en 1649.
^ Charles d'Angennes, marquis de Rambouillet, vidaroe et sénéchal du Mans, capitaine des gentilshommes de la maison du Roi, eonseiUer d'État et colonel général de l'infanterie italienne en 1620, maréchal de camp, maître de la garde-robe, ambassadeur en PiénK)nt et en Espagne en 1627, mort en 1652. Sa femme, Catherine de Vivonne, allé du marquis de Pisani, a immortalisé le nom de Rambouillet.
d'arnauld d*andilly. 155
de Pontchartrain arrivent de Loudun à Tours avec Anii me. assurance de la paix. Et arrivèrent aussi M. et M"* la comtesse de Soissons.
En mesme temps qu'ils estoyent partis. Monsieur le Prince avoit envoyé M. de Sully à la Rochelle, pour dire à l'assemblée de ceux de la Religion, qu'il les prioit de trouver bon ce que le Roy leur accordoit, qui estoit très-juste, sinon qu'il ne* laisseroit pas de faire la paix.
10. A huit heures du soir, M. le Maréchal d'Ancre monte en carrosse avec trois ou quatre des sieiis, va à la Bastille, dit à M. de Vauzay, qui y commandoit, qu'il vouloit sortir par là hors la ville; ce qu'il fît, et trouva dehors plusieurs des siens qui estoyent sortis deux à deux et trois à trois, en vertu de passe* ports de Monsieur le Gouverneur et du Prévost de» marchans et échevins. Et ainsi, les ayant joints, il alla au rendez-vous qui estoit près la porte Saint-Denis, où toutes ses trouppes l'attendoyent. Et là, prit lei chemin d'Amiens. Il descendit avec une échelle dans le fossé, et dit-on qu'il se mouilla les jambes.
On dit que sachant que la paix ne seroit signée que dans huit ou dix jours, et craignant les placards qui avoyent esté affichez contre luy dans les rues, il se retira ainsi.