INTRODUCTION XXXVII
rioiluence de M. SaiDt-Florentia, rÂcadémie élut. M. de Croy n'en présenta pas moins plusieurs mémoires à cette compagnie, aux suffrages de laquelle il ne s'était offert que pour être agréable à ses amis, car il la trouvait « un peu pétaudière », et reprochait à ses membres de paraître moins préoccupés des intérêts de la Science que de leurs intérêts personnels. En revanche, l'Académie de Marine de Brest, dont faisaient partie nombre d'esprits d'élite, l'admit spontanément dans son sein, en 1774.
La bonté d'âme, l'exquise urbanité de M. de Croy le rendaient sympathique à tous. II se plaisait à faire le bien, à aider le mérite. On le voit présenter à la Cour des inventeurs dont il apprécie le talent, et, comme l'ingratitude n'est point son fait, s'employer activement,, quand il en a l'occasion, en faveur des personnes qui ont cherché à lui être utiles. C'est ainsi que, le premier Commis de la Guerre Dubois, dont il a eu fort à se louer, ayant été mis à la Bastille, il plaide sa cause auprès de ses chefs, et secourt sa femme, en attendant sa réintégration dans la place qu'il n'aurait pas dû perdre. Il assure une bonne pension de retraite à M. de Plotot, lieutenant de Roi à Condé. Il ne se contente point de demander de l'avancement pour les officiers dont il est satisfait, il prend la peine de s'assurer, dans les bureaux de la Guerre, que ses propositions ne dorment point dans les cartons. Son cocher est-il blessé par accident ? Il aide à le panser, et ne le quitte que l'opération terminée. Il rend public, à Ivry, son m banc de la vigne » dont l'installation lui a donné beaucoup de mal, et d'où la vue est superbe, parce qu'il aime, dit-il, « que tout le monde jouisse de ses ouvrages ». D'un caractère conciliant, il déclare à la duchesse de Gramont t qu'il se sent plus propre à accommoder les tracasseries